Participation des Jeunes: L’UNICEF rencontre les enfants de la Grand’Anse

 

Les enfants faisant la restitution de leur séance de consultation

 

Participation des jeunes: Les 8 et 9 avril, une trentaine de jeunes adolescents et enfants venus de certaines communes, dans le département de la Grand’Anse, touchées par le cyclone Matthew – Jérémie, Roseau, Bonbon, Chambellan, Marfranc-  ont participé à une séance de consultation sur la gestion des risques et désastres. Le séminaire était organisé à l’initiative de l’UNICEF avec pour partenaires de mise en œuvre, IDETTE et Méthodes sans frontières.

L’objectif principal, à la base de cette consultation, était de permettre aux adolescents d’exprimer leur point de vue sur la façon dont les acteurs gèrent les réponses aux catastrophes et leur volonté à s’impliquer dans la préparation et la réponse aux désastres éventuels dans leur communauté.

Dès le premier jour, les jeunes ont montré leur intérêt à participer à cette activité de grande importance pour l’avenir de leur communauté. Les formateurs ont commencé par une sensibilisation sur les droits des enfants, ce qui leur a permis de se faire une idée sur l’état de leurs connaissances en la matière. La grande majorité des enfants ignorait l’existence de la Convention relative aux droits des enfants. « Nous sommes contents de savoir qu’il existe un tel texte pour protéger les droits des enfants », ont indiqué certains d’entre eux.

Comme dans tout groupe, il y en a qui sont plus actifs et plus intéressés que d’autres. Comme Rodley Beauchamp, 12 ans, en classe de 5ème année, «  Si tous les adultes respectaient les droits des enfants, le pays serait beaucoup plus développé », lance-t-il, la voix pleine d’innocence sous les applaudissements des autres jeunes participants.

Les différentes interventions des enfants ont permis de mesurer leur niveau de connaissance sur la question des risques et désastres. « Avant l’arrivée de Matthew, j’ai demandé à mes parents d’évacuer la maison, car j’avais entendu l’alerte à la radio, mais ils ne voulaient pas m’écouter. Je me suis rendu seul dans l’abri provisoire », raconte l’un d’entre eux.

Des thèmes liés au domaine de la gestion des risques et adaptés à leur niveau ont été abordés comme : la menace, la réponse, la préparation, le risque. Ils ont également été sensibilisés sur la préservation de l’environnement.

Une méthode pour la participation des jeunes 

Toute la consultation s’est déroulée avec la participation effective des adolescents et des enfants. Ils recevaient les informations et ils partageaient comment ils comprenaient la question de la gestion des risques et désastres. Ils se sont consultés entre eux afin de voir en quoi, ils peuvent participer dans la gestion des risques et désastres de leurs communautés respectives.  Les jeux interactifs et informatifs de basaient sur leurs capacités à comprendre ces thématiques qui peuvent paraitre complexes, dans un premier temps, mais qui sont cruciales pour sauver leurs vies.

 

un photo souvenir avec tous les enfants et accompagnateurs

Les jeunes ont pu exprimer leurs opinions et leurs craintes quant à leur avenir et aussi ils  ont raconté leur expérience, immédiatement après l’ouragan Matthew, comment ils se considèrent après cette catastrophe et le rôle qu’ils auront à jouer auprès des membres de leur communauté respective.

Une volonté de partager les connaissances

« J’accueille cette formation avec beaucoup de plaisir car le sujet est vraiment important pour moi. J’ai retenu deux choses importantes à savoir comment les enfants sont supposés vivre et aussi comment se comporter à l’approche d’une catastrophe pour éviter d’être victime. Je vais partager ce que j’ai appris avec les membres de ma localité et les autres jeunes », explique Rosemène François, 17 ans, l’une des participantes.

Pour sa part Rodley Beauchamps, ne cache pas son intention de sensibiliser tout le monde, spécialement les jeunes et les enfants. « Je vais faire un partage de connaissances avec les gens qui viennent me visiter pour qu’ils expliquent à leur enfants quels sont leurs droits », explique-t-il.

Le plus important c’est la résilience de leur communauté et comment à travers eux, ils peuvent être des acteurs de changements. D’autres formations de ce type sont prévus dans les zones touchées par Matthew, notamment dans le Sud.

 

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1 réponse
  1. Fabienne
    Fabienne dit :

    Vraiment très intéressant que les adolescents soient informés mais consultés par rapport à la gestion de la reponse. Good job UNICEF Haiti.

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