Haïti – Préparations et leçons apprises font la différence

Fort-Liberté, 10 septembre – 48 heures se sont écoulées depuis le passage d’Irma. Selon les mots du directeur départemental de l’Education National dans le Nord-Est, Irma était un «ouragan défaillant». Mais encore, les conséquences peuvent être ressenties. Avec mes collègues Abner et Brice, qui ont été stationnés dans le Nord depuis le milieu de la semaine dernière pour préparer la venue d’Irma, j’ai eu ce dimanche l’occasion de visiter les abris temporaires de Ouanaminthe et de Fort Liberté, les zones les plus touchées.

Une école utilisée comme abri temporaire

Au total, 13 abris avaient été ouverts dans les écoles, les églises et les centres d’enseignement; accueillant plus de 5 000 personnes qui se sont réfugiées dès le début de l’ouragan. Certains trouveront leurs maisons inondées lorsqu’ils rentreront chez eux.

« J’ai huit enfants et ma maison est sous l’eau. Nous avons tout perdu, j’espère vraiment que les autorités nous aideront », se lamente Susanne, 40 ans.

Pourtant, la plupart a eu de la chance, le passage d’Irma était beaucoup plus redoutable que le contact réel qu’elle a eu. En ce qui concerne la situation actuelle, les écoles qui ont servi d’abris seront fermées aujourd’hui. Une fois que tout le monde aura quitté, les salles de classe seront nettoyées.

Pour faciliter leur retour, les familles qui se sont installées dans ces refuges recevront des trousses alimentaires et d’hygiène avant qu’elles ne soient renvoyées chez elles. Dans les communautés les plus touchées, les partenaires de l’UNICEF ont installé des réservoirs d’eau pour s’assurer que l’eau potable soit accessible malgré les puits inondés.

L’objectif partagé du gouvernement, de la société civile et des partenaires des Nations Unies est de s’assurer que les gens puissent redémarrer rapidement leur vie normale. Pour éviter tout autre retard, les écoles devraient rouvrir demain, là où cela est possible.

Des personnes, dans un abri temporaire attendent une distribution

« Nos bancs, nos chaises et nos livres sont sous l’eau. Tout est inondé. La réouverture de l’école nous prendra au moins trois semaines », m’explique le Frère René qui travaille avec CARITAS à Malfety. Son école est un exemple parmi tant d’autres. Et une évaluation conjointe par le gouvernement, l’UNICEF et d’autres partenaires de l’éducation est prévue pour demain afin de s’assurer que l’assistance est fournie là où cela est nécessaire. Malgré le week-end, tout le monde est mobilisé, tirant la corde dans la même direction. De toute évidence, les leçons ont été apprises depuis que Matthew ait frappé Haïti il y a un an.

Irma reste encore un choc. Et bien que cela ait été de faible poids, ses conséquences illustrent encore une fois la vulnérabilité qui existe. Les petits coups de pied peuvent faire tremper l’ensemble de la pile.

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