Augmenter l’accès à l’eau par la reforestation

Une collaboration de la communauté a permis le projet

L’UNICEF avec une contribution de l’USAID met en œuvre des projets de réhabilitation d’eau dans plusieurs départements du pays. L’un des volets importants de ce programme est la reforestation autour des sources de captage d’eau afin de protéger et faciliter la recharge de la nappe phréatique et de permettre aux populations d’avoir de l’eau en quantité et en qualité suffisante.

Dans le Sud, le partenaire d’exécution du projet, la Croix-Rouge néerlandaise, va dans les endroits les plus reculés en menant à bien ce programme, avec l’appui de la DINEPA.

Cayes, le 18 Septembre 2018- La localité Mulat (3ème Boni) commune de Tiburon, est l’une des bénéficiaires. C’est un endroit très difficile d’accès, et le relief escarpé rend encore plus difficile l’accès à l’eau potable. Sous la supervision de la DINEPA, la Croix-Rouge Néerlandaise, avec le support de l’UNICEF et de l’USAID, conduit des activités d’adduction d’eau potable, comme la construction d’une source de captage, d’un réservoir ainsi que des bornes fontaines pour puiser l’eau.

D’un autre côté, des activités de reboisement sont menées afin d’assurer la pérennité du projet. L’un des responsables du projet au niveau communautaire, Saurel Vital, Casec de la section, ne cache pas sa satisfaction quant à la réalisation du projet. « Il y a eu beaucoup d’amélioration en ce qui concerne la situation de l’eau. Elle n’était pas potable et les animaux avaient l’habitude de souiller l’eau car la source n’était pas captée », explique-t-il.

« Il est d’une importance capitale de planter des arbres. Notre localité avait une très grande couverture végétale. Le cyclone Matthew a déraciné la grande majorité des arbres, rendant la communauté extrêmement vulnérable. La Croix-Rouge Néerlandaise a exécuté des projets de reboisement autour des sources d’eau construites ce qui va permettre de conserver cet ouvrage », se réjouit-il.

L’organisation a distribué 16 082 de plantules aux riverains des sources réhabilitées, incluant 11 900 arbres fruitiers et 4182 forestiers, elle a également organisé des séances de formation sur la protection de l’environnement. Pour l’ensemble du projet, 14 hectares ont été reboisées sur le périmètre de protection de 6 sources dont 3 hectare dans la zone de Mulat avec 2148 arbres comprenant 1500 arbres fruitiers et 848 arbres forestiers.

« Il y a eu beaucoup d’amélioration dans notre vie depuis ce projet d’eau. De plus, nous sommes mieux imbus de l’importance des arbres. Nous avons reçu des formations sur les techniques de plantation des arbres et bois de pousse et nous allons en planter beaucoup plus », souligne l’un des riverains. Dans le cadre du projet 120 personnes des communautés ont été formées sur les techniques de plantation des bois de repousse et des arbres.

L’engagement communautaire a fait la différence  

Tout le monde a participé

La communauté s’est rapidement impliquée dans le projet de reboisement, elle a participé à la construction d’une clôture autour de la source de captage, procédé à des nettoyages en arrachant les mauvaises herbes, et sensibilisé les gens afin qu’ils empêchent aux animaux de manger les plantules. Ils vont continuer de planter des arbres bien après le départ de la Croix-Rouge Néerlandaise.

« Nous avons accueilli ce projet avec beaucoup de chaleur, tout le monde était partie prenante. Nous avons mis sur place un service de volontariat. La communauté a participé au transport du matériel, car c’est très loin. Maintenant il nous revient de pérenniser ce projet. Nous sommes en train de les responsabiliser, car le projet nous appartient, désormais », poursuit M. Vital.

Un projet important

Joesmy Louis, agronome et coordonnateur Livelyhood, au sein de la Croix-Rouge Néerlandaise, insiste sur l’importance de planter des espèces d’arbres spécifiques afin de contribuer à la recharge de la nappe phréatique. Les formations ont permis aux gens de planter eux-mêmes des plantules qu’ils avaient préparées.

Pour combattre la sècheresse qui menaçait les arbres, des techniques artisanales ont été mise en place, comme l’utilisation de bidon d’eau sur la racine des arbres de manière régulière, de pailles pour réduire l’impact du soleil.

« Les gens n’ont pas été payés pour planter les arbres. Ils se sont levés de très tôt, tambour à la main dans une ambiance festive, avec la participation de tout le monde pour ce mouvement de reboisement », se réjouit-il. Le mélange d’arbres fruitiers a contribué à augmenter l’intérêt de la population.

Une localité très isolée

Un projet important pour la communauté

La localité de Mulat culmine à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Nichée dans les montagnes, elle est pratiquement inaccessible. Il faut un bon chauffeur et une voiture tout-terrain solide pour y parvenir. Car la route est très étroite, tracée par la population avec les moyens du bord, c’est-à-dire rien.

Les grosses roches sont partout présentes, avec les falaises à pic qui sont tout prêtes, l’inquiétude est omniprésente pour tous les passagers. La route résiste même aux inévitables motos, on n’en voit pas sur la route. Les conditions de vie sont très difficiles pour les riverains.

Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti, explique que l’accès à l’eau potable permet de protéger les familles, principalement les enfants contre les maladies.

« Conformément aux principes d’équité qui guide l’UNICEF, nos interventions se font à travers tout le pays. Avec un accent sur les endroits difficiles d’accès où la population est très vulnérable. Nous remercions l’Etat haïtien pour son accompagnement et le peuple des Etats-Unis pour ce financement qui nous a permis de faciliter l’accès à l’eau potable pour ces familles », conclut-elle.

Le couvert végétal autour des sources joue plusieurs rôles. En effet, les sols forestiers retiennent les eaux de pluie qui se fraient un chemin jusqu’aux nappes aquifères, permettant leur recharge. Les forêts riveraines évitent le ruissellement de sols acides dans les lacs et les rivières d’eau douce qui en seraient très affectés. Elles réduisent les crues, limitent des inondations, empêchent l’érosion des sols.

Combattre la sécheresse dans les localités reculées du Sud

L’un des reservoirs à Ti Plaine (Sud)

La localité de Tiplaine, située dans le département du Sud, a beaucoup souffert des épisodes de sécheresse. Son enclavement rend la situation des personnes vivant encore plus difficile en termes d’accès à l’eau potable. L’UNICEF, avec une contribution de l’USAID, de concert avec la Croix-Rouge Néerlandaise a réhabilité le réseau d’eau de la zone, notamment en construisant une source de captage, un réservoir, un réseau d’eau capable d’alimenter les riverains à travers des bornes fontaines. Le tout sous la supervision de la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA).

Ils ne savent comment remercier les bailleurs, car maintenant c’est un soulagement pour tout le monde, tant la vie a changé au sein de la localité. Une formation pour les plombiers permet la pérennité du réseau.

Cayes le 13 Septembre 2018- Un large sourire fend le visage de Smart Joseph, ASEC de Tiplaine, lorsqu’elle parle du réseau d’eau de la localité.

« Avant la mise en place du réseau, la situation était intenable au sein de la zone en termes d’eau. L’endroit où nous avions l’habitude de puiser l’eau était très insalubre, il y avait beaucoup de roches, les arbres étaient partout et c’était très difficile pour nous. Pour certaines personnes, il fallait marcher plus d’une heure de temps, aller et retour, de plus il y avait beaucoup de personnes qui puisaient l’eau et le débit était très faible », se rappelle-t-elle.

Une eau qui n’était pas potable

Sans compter la mauvaise qualité de l’eau qui n’était pas potable et qui était source de maladie de toute sorte pour la population, notamment les enfants. L’eau était puisée à même le sol. Les gens attrapaient toute sorte de maladie. Les enfants avaient des boutons sur la peau et sur le cuir chevelu ainsi que les maladies hydriques. En ce qui a trait aux femmes, elles confrontaient de grave problème en termes d’hygiène intime.

Josette Blanc, l’une des bénéficiaires et mère de trois enfants, se remémore toutes les difficultés qu’elle a rencontrées pour pouvoir puiser une eau qui n’était même pas potable. « La situation était tellement critique que nous ne savions quoi faire. C’est Dieu qui a envoyé l’UNICEF, l’USAID et la Croix-Rouge, la DINEPA sinon nous serions tous déjà morts car le choléra faisait des ravages », avoue-t-elle.

Elle avait des problèmes de peau assez sérieuse à cause de l’eau. « Maintenant ma peau est saine et je suis guérie grâce au nouveau réseau », se réjouit-elle.

Les gens sont plus que satisfaits

Un technicien de la Croix-Rouge néerlandaise contrôle la qualité de l’eau

« Avec la venue de l’UNICEF, de la Croix-Rouge, de l’USAID et de la DINEPA qui ont construit ce réseau, la situation s’est considérablement améliorée, nous ne confrontons plus les mêmes problèmes. C’est différent, les enfants sont en meilleure santé », explique-t-elle.

Les gens ont accueilli le projet les bras ouverts, selon elle. D’autres zones ont  commencé les travaux bien avant eux. Mais leur enthousiasme et leur énergie les ont permis de terminer avant les autres. Les gens ont été formés sur la gestion de l’eau afin que tout le monde soit bien imbu de l’importance de l’eau potable, comment se protéger des microbes, sur le lavage des mains, entre autres.

Une formation de plombiers qui a fait la différence

Dans le cadre du projet et pérennisation des ouvrages sur proposition de la DINEPA, il y a eu des séances de formation pour les plombiers qui gèrent les systèmes d’adduction eau potable (SAEP) des différents réseaux du Sud. Une trentaine de plombiers ont pris part au workshop.

Le plombier de Ti Plaine, responsable du système n’a pas caché sa satisfaction. Il s’est notamment réjoui du fait de faire profiter à ses aides plombiers, les connaissances qu’il a recueillies lors de l’atelier.  « Ils pourront prendre en charge le système, lorsque je ne suis pas là », a-t-il dit, insistant sur l’aide inconditionnelle de la population pour la concrétisation du projet.

Conserver le réseau en bon état

Plusieurs milliers d’arbres ont été plantées aux environs des sources de captage afin de conserver l’eau. Les plantules ont été distribuées dans le cadre du projet. Il y a eu des formations pour sensibiliser sur l’importance des arbres. « Les gens sont allés en grand nombre planter les arbres », souligne Smart Joseph. En effet, La Croix-Rouge Néerlandaise aussi a fait la formation sur les techniques de plantation des arbres et la fournir de pépinières ce qui a permis le reboisement de 2 hectares sur le périmètre de protection de la source.  C’est au total 1530 arbres dont 1050 fruitiers et 480 forestiers qui ont été plantés par les communautés. Cela permettra l’augmentation du couvert végétal et la protection de la source nouvellement réhabilitée.

Un Comité d’approvisionnement en eau potable et assainissement (CAEPA)- formé de membres au sein de la communauté- a été mis en place et formé sur ces taches et responsabilité par la DINEPA selon le protocole national afin d’assurer la gestion du système d’adduction d’eau. Aussi au niveau communautaire, les personnes vivant prêt des tuyaux et des fontaines en appui au CAEPA s’assurent de la propreté, sensibilise les gens et chasse les animaux, afin que tout soit toujours propre.

« Nous devons être en mesure de pérenniser le système, car il nous appartient », souligne l’un des responsables.

Ce projet est très important pour l’UNICEF, la DINEPA et l’USAID car il intègre le volet construction des systèmes d’accès à l’eau à celui de la pérennisation à travers la formation des acteurs et la préservation de la ressource en eau ces deux éléments étant le gage de la continuité du service d’eau dans les localités synonyme d’éradication des maladies hydriques.

Le projet vise à répondre au besoin critique en eau des populations vivant en zone de sècheresse et à risque d’insécurité alimentaire et de sous-nutrition.

 

Vulgarisation de Savoir pour Sauver à travers les chants populaires

Une choregraphie de savoir pour sauver

Le Samedi 14 octobre, en marge de la célébration de la ‘’Journée mondiale du lavage des mains’’, le gymnasium Vincent de la Rue Romain était en fête pour accueillir un évènement important pour le bien des enfants: le lancement d’un album de chants inspirés du document: Savoir pour sauver (“Konesans pou sove lavi”).

Tenant compte de l’aspect ludique du chant, de sa capacité à rassembler et à sensibiliser les gens, au-delà des différences, ce medium a été privilégié pour véhiculer les pratiques familiales essentielles à un grand nombre de personnes.

Près de 200 enfants, du groupe “ Orchidée”, ont chanté, dansé et mimé les messages clés contenus dans les 14 chapitres du document “ Konesans pou sove lavi” à travers le festival dénommé “  A la bèl bagay se lasante” (La santé est une belle chose).

Le spectacle était divisé en deux parties :

– celle du chant sur les droits de l’enfant a vu défiler près d’une cinquantaine d’enfants issus de plusieurs écoles de la place et qui égrenaient un à un les droits de l’enfant en tournant en cercle.

– la deuxième partie a mis en scène un groupe d’enfants vêtus de tenue paysanne et portant des provisions diverses sur la tête tout en dansant au rythme du chant sur la nutrition “Twa kalite mange”. La salle  a vibrée au rythme de la  chorégraphie de la musique tube de l’album “ ala bel bagay se lasante” interprétée par des enfants portant des tenues de style diffèrent.

Cependant, de l’avis de tous, les représentations étaient les unes plus magnifiques que les autres et les acteurs se sont surpassés pour offrir un spectacle haut en couleur qui a soulevé un enthousiasme collectif communicatif.

A noter que l’idée de préparer un album de chants s’inscrit dans une stratégie globale de promotion des pratiques familiales essentielles pour la promotion de la santé et le développement de l’enfant. Ces chants seront utilisés en priorité dans les clubs de santé qui font partie intégrante de cette stratégie et lors de la réalisation d’activités de sensibilisation diverses.

De manière générale, cet album de chants se veut être une importante contribution à la communauté haïtienne dans sa quête d’avoir des enfants haïtiens en bonne santé. Il a été conçu en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population afin de s’assurer que les messages sur la santé et le Développement de l’enfant qu’il contient soient culturellement accessibles à toutes  les couches de la population. Signalons que l’album a été produit par le groupe “Salut”  grâce à un support financier de l’UNICEF dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Santé préventive, environnementale, communautaire (SPEC).

Mobilisation contre le choléra dans les marchés publics

Une équipe de sensibilisation

« L’opération coup de poing » continue à travers les départements de l’Ouest et du Plateau central. Les différentes organisations partenaires ont envoyé leurs agents dans les lieux publics afin de sensibiliser les gens sur le choléra. Les marchés particulièrement se révèlent stratégiques quand on pense à la quantité de gens qui les fréquentent tous les jours.

Il est midi ce jeudi 12 octobre, aux alentours du marché de Gérald Bataille, c’est la grande foule, comme toujours. Les agents de la mairie de Tabarre, sélectionnés pour faire la sensibilisation dans le cadre de l’opération « coup de poing contre le choléra », sont déjà à l’œuvre vêtus de leur T-Shirt et Casquettes de couleur verte avec pour slogan « Yon Ayiti sans Kolera ». Pour cette séance, une équipe de l’UNICEF et de la Croix-Rouge française, les accompagnent.

Les agents, très actifs et expressifs, expliquent aux usagers du marché  les précautions qu’ils doivent prendre afin d’éviter d’attraper le choléra. « Il faut se laver les mains dans les moments clés, laver les fruits et légumes avec de l’eau traitée, couvrir les aliments et boire de l’eau potable », sont entre autres les messages véhiculés. Des dépliants sur le choléra sont également distribués aux gens.

L’une des marchandes n’a pas tari d’éloges sur les agents de terrain. « Je suis très contente d’avoir toutes ces connaissances sur le choléra. Cela va permettre de protéger ma famille et moi-même. De plus les explications des agents sont claires et simples », explique-t-elle.

Le choléra est toujours présent

Distribution de depliant sur le choléra

« Mon travail est de sensibiliser les marchandes, les acheteurs en insistant sur le fait que le choléra est toujours là. Et qu’ils doivent prendre des précautions afin d’éviter d’attraper la maladie en appliquant des principes d’hygiène », indique Rolph Moise, agent de sensibilisation.

Au commencement ce n’était pas facile pour les agents de sensibilisation, à cause d’une certaine réticence des gens qui ne voulaient pas les écouter. Il y avait même de l’hostilité. « Maintenant les gens sont plus réceptifs. Ils écoutent ce qu’on leur dit. Il existe maintenant une certaine familiarité avec eux. Car nous avons été formés pour le travail et nous savons comment les approcher », continue-t-il.

Une stratégie axée sur le changement de comportement

La composante communication de « l’opération coup de poing » met l’accent sur le changement de comportement de la population. Cette stratégie engage et responsabilise les communautés et les réseaux pour influencer ou renforcer les normes sociales ; elle utilise tous les médias (interpersonnel, groupe, masse) pour atteindre son but.

« La Communication Inter Personnelle est un axe stratégique du processus du changement de comportement car elle permet de discuter avec les individus pour comprendre les motifs favorables  au changement. C’est dans ce cadre que cette initiative a été instaurée dans les marches  en vue d’atteindre un grand nombre de personnes. », explique Ghaffar Gomina, Spécialiste  en Communication Pour le Développement (C4D) à l’UNICEF, ajoutant que « l’engagement communautaire, un moyen efficace de renforcer le changement de comportement ».

L’ « opération coup de poing » a pour objectif principal d’atteindre une incidence nationale inférieure à 0,1% d’ici la fin 2017. Des activités  de sensibilisation ont lieu également dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Plateau Central. Ce projet a reçu le support financier de l’Ambassade du Japon, de l’ambassade du Canada et du Fonds central de réponse d’urgence des Nations Unies.

 

 

 

 

 

1 an après le passage de l’ouragan Matthew, les enfants d’Haïti sont encore vulnérables aux catastrophes naturelles

Une vue aérienne d’une localité devastée par Matthew

Port-au-Prince, le 4 Octobre 2017– Un an après le passage de l’ouragan Matthew de catégorie 4 qui a dévasté le grand Sud d’Haïti, et causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts considérables, les enfants et adolescents de ce pays de la Caraïbes sont encore extrêmement vulnérables aux effets des désastres naturels et des évènements climatiques extrêmes, a prévenu l’UNICEF aujourd’hui.

« Des centaines de milliers d’enfants ont vu leurs existences bouleversées par l’ouragan Matthew », a indiqué Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « Le courage et la détermination des familles haïtiennes à se relever et de recommencer à reconstruire leur vie est admirable et l’UNICEF est fière d’être l’une des organisations qui continuent à les supporter ».

« Après le passage de Matthew, je croyais qu’il serait pratiquement impossible de continuer à vivre. Tous les arbres étaient arrachés… Mais peu à peu les gens commencent à se reprendre », selon Bernard, 14 ans, originaire de Roche-à-Bateau, une commune du Sud gravement touchée par Matthew.

Une usine de traitement et de filtration d’eau dans la Grand’Anse qui a été supportée par l’UNICEF

Rapidement après le passage du cyclone, l’UNICEF a mobilisé son staff sur le terrain afin de répondre au plus urgent; à savoir une aide d’urgence aux enfants et aux familles affectées, incluant l’eau potable et l’assainissement.

Aux côtés du gouvernement et des partenaires, l’UNICEF a pu réaliser au courant des 12 derniers mois les actions suivantes :

  • Plus de 550 000 personnes ont bénéficié de l’accès à l’eau potable.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan ont été réhabilitées, facilitant le retour en classe pour plus de 30 000 écoliers. 139 écoles ont reçu plus de 10 000 articles de mobilier scolaire et 26 000 enfants ont bénéficié d’un soutien psychosocial.
  • Plus de 28 000 enfants ont bénéficié de soins psychosociaux, l’assistance et la nutrition, la santé et l’éducation à l’hygiène. Plus de 24 000 personnes ont reçu des informations sur la violence, la maltraitance des enfants et la violence basée sur le genre (VBG).
  • Plus de 160 000 enfants ont été dépistés pour la malnutrition dans les départements du Sud et de la Grand’Anse dans un programme de dépistage continue. Les résultats montrent les besoins, avec 7 443 malnutris aigus, les enfants admis dans le Protocole de prise en charge de la malnutrition aigu (PCMA) soutenu par l’UNICEF, dont 2 343 cas de malnutrition aigüe sévère et 5 100 cas de malnutritions aiguës modérées.

En outre, l’UNICEF avait organisé une série de consultations avec des adolescents dans la Grand’Anse et le Sud, afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations et idées en ce qui concerne la gestion des risques et désastres. Les deux cahiers de charges résultants, ont été transmis aux autorités locales.

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Notes pour les éditeurs :

UReport : Afin de ne pas seulement informer mais d’écouter les jeunes, UNICEF Haïti vient d’intégrer l’initiative globale Ureport. L’accent sera mis sur la protection de l’enfance, en Haïti. Pour plus de détails visitez : https://ureport.in/

Interactive Map : Le vécu des staffs et des communautés dans zones affectées est également visible sur une carte interactive qui donne les détails des actions et besoin sur le terrain. Pour y accéder  http://bit.ly/2yNoYbA

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org

 

Contacts de presse:

Cornelia Walther, chef de communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, +1 917 893 0692, jenglish@unicef.org

 

Retour à l’école. Retour à la normalité. Presque…

Fort-Liberté. 11 septembre – C’est lundi. Une semaine après que l’année scolaire ait commencé officiellement en Haïti. Les écoles font une fois de plus un effort timide pour rouvrir leurs portes. Tout le monde est impatient de tourner la page d’Irma, mais la réalité est tout autre. Même si 12 des 13 abris ont été évacués hier pour s’assurer que les écoles peuvent rouvrir aujourd’hui, certaines d’entre elles ne sont tout simplement pas prêtes à accueillir leurs écoliers.

Les élèves du Lycée Duty Boukman, reprennent le chemin des classes. Ce lycée a servi d’abri temporaire pendant une courte période.

Avec mon collègue de l’UNICEF, Brice, les inspecteurs de l’école et les ONG partenaires, je fais partie d’une mission d’évaluation commune dont l’objectif est de savoir quelles écoles ont été inondées ou endommagées par Irma. L’ambition est de concentrer les ressources limitées dont elles ont le plus besoin, afin de s’assurer que tous les élèves puissent retourner en classe rapidement.

Mais le défi va bien au-delà des infrastructures scolaires. « Beaucoup de nos enseignants et les familles de nos élèves ont vu leurs maisons inondées pendant Irma. Ils ne sont pas à l’école parce qu’ils sont occupés à récupérer ce qui peut être sauvé », nous explique Maître Jean Baptiste, le directeur de l’école Mebane. En effet, sur les six écoles que mon équipe visite trois n’ont pas eu d’écoliers aujourd’hui, et les autres n’ont qu’une petite partie de leur effectif habituel.

Ce n’est pas l’affluence des jours normaux

L’accès est un autre problème. Déjà difficiles à atteindre en saison sèche, certaines écoles sont entourées par la boue et de petits cours d’eau en raison de fortes précipitations. Dans notre tentative d’atteindre l’école de Beudoux, une priorité sur notre liste, en raison des dommages subis. Notre voiture s’est enlisée deux fois. Et seule l’expertise de Gabrielle, notre chauffeur expérimenté, nous a évités de pousser la voiture jusqu’au rivage.

Irma a levé le voile sur les vulnérabilités existantes. « Je suis arrivé à l’abri parce que l’endroit où je vis était inondé. Mes parents sont morts pendant le tremblement de terre de 2010, alors maintenant je reste avec la femme pour laquelle je travaille. Pour gagner ma vie, je transporte des produits d’Haïti vers la République dominicaine, et vice-versa. Cela fait longtemps que je ne suis pas allé à l’école. C’est trop cher », explique Renel, 14 ans. Il est venu à l’abri et, une fois qu’il a fermé, il est retourné à sa vie en marge de la société …

Les écoles, les routes, les maisons les plus touchées par Irma sont celles étaient déjà dans une situation difficile. À St Martin, l’ouragan était puissant, il a détruit des infrastructures solides. En Haïti, il était beaucoup plus léger et il a affaibli des structures qui étaient déjà fragiles. Mère Nature a attiré notre attention, c’est une autre leçon sur l’importance vitale de l’investissement structurel pour dévoiler le potentiel d’Haïti. Irma aujourd’hui ne concerne pas les secours d’urgence, mais un engagement profond envers les communautés locales. L’UNICEF les soutient sur leur chemin ; retour à l’école, retour à la normalité, retour vers l’avenir.

 

 

Haïti – Préparations et leçons apprises font la différence

Fort-Liberté, 10 septembre – 48 heures se sont écoulées depuis le passage d’Irma. Selon les mots du directeur départemental de l’Education National dans le Nord-Est, Irma était un «ouragan défaillant». Mais encore, les conséquences peuvent être ressenties. Avec mes collègues Abner et Brice, qui ont été stationnés dans le Nord depuis le milieu de la semaine dernière pour préparer la venue d’Irma, j’ai eu ce dimanche l’occasion de visiter les abris temporaires de Ouanaminthe et de Fort Liberté, les zones les plus touchées.

Une école utilisée comme abri temporaire

Au total, 13 abris avaient été ouverts dans les écoles, les églises et les centres d’enseignement; accueillant plus de 5 000 personnes qui se sont réfugiées dès le début de l’ouragan. Certains trouveront leurs maisons inondées lorsqu’ils rentreront chez eux.

« J’ai huit enfants et ma maison est sous l’eau. Nous avons tout perdu, j’espère vraiment que les autorités nous aideront », se lamente Susanne, 40 ans.

Pourtant, la plupart a eu de la chance, le passage d’Irma était beaucoup plus redoutable que le contact réel qu’elle a eu. En ce qui concerne la situation actuelle, les écoles qui ont servi d’abris seront fermées aujourd’hui. Une fois que tout le monde aura quitté, les salles de classe seront nettoyées.

Pour faciliter leur retour, les familles qui se sont installées dans ces refuges recevront des trousses alimentaires et d’hygiène avant qu’elles ne soient renvoyées chez elles. Dans les communautés les plus touchées, les partenaires de l’UNICEF ont installé des réservoirs d’eau pour s’assurer que l’eau potable soit accessible malgré les puits inondés.

L’objectif partagé du gouvernement, de la société civile et des partenaires des Nations Unies est de s’assurer que les gens puissent redémarrer rapidement leur vie normale. Pour éviter tout autre retard, les écoles devraient rouvrir demain, là où cela est possible.

Des personnes, dans un abri temporaire attendent une distribution

« Nos bancs, nos chaises et nos livres sont sous l’eau. Tout est inondé. La réouverture de l’école nous prendra au moins trois semaines », m’explique le Frère René qui travaille avec CARITAS à Malfety. Son école est un exemple parmi tant d’autres. Et une évaluation conjointe par le gouvernement, l’UNICEF et d’autres partenaires de l’éducation est prévue pour demain afin de s’assurer que l’assistance est fournie là où cela est nécessaire. Malgré le week-end, tout le monde est mobilisé, tirant la corde dans la même direction. De toute évidence, les leçons ont été apprises depuis que Matthew ait frappé Haïti il y a un an.

Irma reste encore un choc. Et bien que cela ait été de faible poids, ses conséquences illustrent encore une fois la vulnérabilité qui existe. Les petits coups de pied peuvent faire tremper l’ensemble de la pile.

Restez connectés.

Se préparer après la tempête, comme avant la tempête.

Port-au-Prince, le 8 septembre 2017 – «Derrière les montagnes, se trouvent des montagnes», un proverbe populaire haïtien, (En créole ‘Dèyè mòn gen mòn’), qui s’applique parfaitement à la situation actuelle.

Sur la route nationale 6, non loin de la ville de Ouanaminthe, plusieurs petits villages ont subi des dommages importants. Les maisons des habitants ont été ionondées et beaucoup ont vu tous leurs biens perdus ou endommagés.

L’ouragan Irma nous a épargné la plus grande partie de sa rage. La nuit était mouillée, mais moins destructrice que prévu. En écrivant ces lignes, les équipes de l’UNICEF sont sur le terrain dans les zones touchées pour évaluer les dommages réels et les besoins, en étroite collaboration avec le gouvernement. Déjà, il semble que l’inondation soit le principal problème.

Comme des centaines d’enfants, des femmes et des hommes ont perdu leurs maisons et ont trouvé refuge dans des abris temporaires, des collègues sur le terrain, donnent leur maximum pour s’assurer qu’ils reçoivent rapidement une assistance. Les fournitures prépositionnées se révèlent être un atout majeur pour faire bouger les choses. Pourtant, l’alerte n’est pas levée. Dans le sillage de Mme Irma vient son successeur …

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il existe actuellement trois ouragans dans le bassin de l’Atlantique, Irma, José et Katia. La dernière fois que cela s’est produite c’était en 2010. Alors qu’Irma continue d’apporter du vent, des tempêtes et des pluies aux îles Turques et Caïques et aux Bahamas, de fortes précipitations restent toujours possibles sur Haïti, la République dominicaine et le nord de Cuba. À partir de demain, de difficiles conditions d’ouragan sont attendues sur certaines parties de la Floride.

une équipe de l’UNICEF en direction de Ouananminthe et de Fort-Liberté.

À mesure que les évaluations se déroulent dans le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti, les principales priorités de l’UNICEF sont l’eau, l’assainissement et la promotion de l’hygiène, y compris le risque de maladies diarrhéiques – comme le choléra; la protection des enfants et des adolescents les plus vulnérables et le soutien psychosocial aux personnes les plus touchées.

En même temps, des efforts sont déployés pour rétablir le système éducatif, pour éviter que l’utilisation des écoles, comme abris temporaires, ne retarde encore plus le début de l’année scolaire, qui vient de commencer. Enfin, pour veiller à ce que la violence et les abus soient empêchés et abordés, l’UNICEF soutient le gouvernement dans le suivi et la notification des problèmes dans les zones à haut risque, en particulier dans les abris.

Les prochains jours montreront quel est l’impact réel d’Irma. Ce week-end, je vais voyager dans le Nord pour rencontrer des familles et entendre leurs histoires. Restez branchés.

Merci

Mise à jour : Au moment où nous publions ce poste, Irma a été rétrogradé en tempête tropicale.

Utiliser les précieuses heures avant qu’Irma ne frappe

Port-au-Prince, 7 septembre 2017 – Il règne un calme à l’extérieur. Pendant que les nuages se rassemblent, une étrange tranquillité règne dans les rues. Il y a peu de trafic puisque les écoles ont été fermées par mesure de précaution. Les entreprises étaient ouvertes ce matin mais, vers midi, tout est fermé. Tout le monde attend …

le ciel gris

Dans cette atmosphère d’attente, l’équipe de l’UNICEF travaille à plein régime. Au bureau central de Port-au-Prince où seulement un minimum de personnel qui est au travail aujourd’hui afin de réduire les risques d’exposition, et dans le Nord où les spécialistes du programme soutiennent le gouvernement pour planifier les choses sur le terrain. Tout le monde pousse vers l’avant pour obtenir un maximum autant que cela soit possible; et arriver à une très bonne préparation afin que l’aide aux enfants puisse commencer, immédiatement après le passage d’Irma.

Irma se dirige vers l’Ouest à une vitesse de 24 km / h, avec des pluies torrentielles, des ondes de tempête et des vents menaçants sur son chemin. Les histoires de destruction ont commencé à circuler dans les îles qu’elle a balayées. À Barbuda, quatre-vingt-dix pour cent des bâtiments sont signalés comme détruits ou gravement endommagés; les systèmes de télécommunication de l’île sont en panne et l’alimentation est coupée. Couvrant un espace de la taille de la France, Irma continue de se diriger dans notre direction, se rapprochant de plus en plus.

4 millions de personnes vivent dans les quatre départements les plus à risque sur la trajectoire actuelle, environ 40 pour cent sont des enfants de moins de 18 ans. Étant déjà vulnérables dans des contextes «normaux», les enfants et les femmes sont toujours les plus vulnérables en cas de catastrophe. Ils représentent notre priorité lorsqu’Irma atteindra Haïti, et l’efficacité de no

tre réponse sera la clé pour atteindre un maximum d’enfants, rapidement. Toutes les actions sont exécutées sous la direction du gouvernement, et l’UNICEF soutient activement les mécanismes de coordination qui ont été activés au niveau central et départemental. Notre ambition partagée est d’assurer la concertation et la collaboration des acteurs, en maximisant l’impact des ressources de chacun.

Les stocks d’approvisionnements critiques sont préposés de concert avec les partenaires de la société civile dans le Nord et le Nord-Est, le Nord-Ouest et l’Artibonite, et des stocks supplémentaires sont prêts à être expédiés dans le Sud et dans l’Ouest, susceptibles d’être moins touchés. L’eau potable est une priorité dans les premières heures après la catastrophe. Sur la base de l’expérience passée, les stocks contiennent des aquatabs et du chlore pour la purification de l’eau, ainsi que des kits d’hygiène pour assurer un niveau minimum d’eau potable et d’assainissement – aspects cruciaux pour prévenir l’apparition de maladies. En outre, des couvertures en plastique et des draps sont inclus alors que les familles qui ont perdu leurs maisons et leurs possessions seront exposées aux éléments. Il y a également des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (RUTF) pour le traitement des enfants malnutris; ainsi que des trousses ‘’d’école dans une boîte’’ pour faciliter la réouverture des écoles dès que possible. D’autres priorités incluront la protection des enfants et des adolescents les plus vulnérables et un soutien psychosocial aux enfants et aux adolescents les plus touchés.

Comme constaté pendant Matthew, l’année dernière, ce retour à l’école peut s’avérer être un défi majeur car les familles qui ont perdu leurs maisons chercheront refuge dans les écoles (qui sont souvent les seuls bâtiments solides dans leur région) et n’ont nulle part ailleurs après le passage de la tempête. L’identification d’un autre type d’hébergement, le plus rapidement possible est l’une des tâches que l’UNICEF, le gouvernement et les différents partenaires de l’éducation ont commencé à travailler dans la préparation d’Irma.

Comme j’écris ces lignes, je vais quitter le bureau, la pluie jaillit comme une douche. Restez secs et connectés s’il vous plaît.

 

Irma Haiti, Blog #2

Préparation pour le passage d’Irma : L’équipe d’UNICEF Haïti déployée sur la ligne de front

Port-Salut , six mois apres le passage de Matthew

Port-au-Prince, le 6 septembre 2017 – Je me réveille en écoutant la pluie battante. Irma s’approche. Avec des vents dépassant plus de 300 km/h, Irma est l’ouragan le plus puissant jamais enregistré dans l’Atlantique.

En dépassant le niveau d’échelle de mesure disponible 1-5, Irma est beaucoup plus puissante que l’ouragan Matthew, un ouragan de catégorie 4 qui a dévasté les départements du Sud et de la Grand’Anse d’Haïti, il y a un an. Irma se dirige vers les Caraïbes et de nombreux groupes d’îles et des millions de personnes sur son chemin. Ceux qui courent le plus de risques dans les îles des Caraïbes sont les moins bien lotis qui vivent dans des maisons assez fragiles. Ils sont confrontés à des conséquences potentiellement catastrophiques. Des millions ont été encouragés à se préparer, et certains se sont réfugiés dans les abris d’urgence. En écoutant la pluie tambouriner dans ma tête, je pense à ces familles qui vivent dans des maisons de fortune qui ne se tiennent guère en temps normal. À quoi ressemblera leur vie dans les prochaines 48 heures.

un staff de l’UNICEF dans le Nord, pour la formation des enseignants, 3 semaines de cela

Hier, l’UNICEF a commencé à déployer des équipes dans les endroits les plus susceptibles d’être les plus durement touchés une fois qu’Irma atteindra les rives haïtiennes. Leur expertise couvre les besoins cruciaux des enfants: l’eau et l’assainissement, la santé et la nutrition, l’éducation et la protection de l’enfance. Dès le début de la semaine, des stocks d’urgence ont été pré positionnées via le gouvernement et les partenaires de la société civile dans les zones à risque. Ces stocks comprennent les fournitures qui seront les plus nécessaires lors de la réponse immédiate quand l’accès à l’eau potable, au logement et aux services sociaux de base devient rare.

Il est difficile d’imaginer qu’il y a seulement trois semaines, j’ai visité le Cap- Haïtien. Trois semaines qui deviennent comme un chapitre fermé du passé. Je me demande si les écoles et les sourires que j’ai eu la chance de voir seront toujours là lors de ma prochaine visite.

Pour rappel – en octobre 2017, l’ouragan Matthew a affecté 2,1 millions de personnes, dont 1,3 million d’enfants. Les interventions d’urgence de l’UNICEF, menées en étroit partenariat avec le gouvernement national, ont débuté immédiatement, avec des actions clés axées sur l’eau, l’hygiène, l’éducation, la protection, la nutrition et la santé, tout en répondant à la propagation du choléra. Ce travail se poursuit alors que les populations affectées sont en phase de transition vers la normalité. Parmi les autres résultats, les efforts réalisés au cours des 11 derniers mois ont permis la réhabilitation de 75 écoles avec 25 000 écoliers en classe, l’accès à l’eau potable pour 400 000 personnes et l’accès à des soins médicaux pour 80 000 personnes dans les zones touchées sans aucun centre santé opérationnel.

Notre bureau est entré en mode d’urgence. Tous les efforts sont concentrés pour s’assurer que les enfants obtiendront l’aide vitale dont ils auront besoin une fois qu’Irma soit partie. Restez connectés.