Préparation pour le passage d’Irma : L’équipe d’UNICEF Haïti déployée sur la ligne de front

Port-Salut , six mois apres le passage de Matthew

Port-au-Prince, le 6 septembre 2017 – Je me réveille en écoutant la pluie battante. Irma s’approche. Avec des vents dépassant plus de 300 km/h, Irma est l’ouragan le plus puissant jamais enregistré dans l’Atlantique.

En dépassant le niveau d’échelle de mesure disponible 1-5, Irma est beaucoup plus puissante que l’ouragan Matthew, un ouragan de catégorie 4 qui a dévasté les départements du Sud et de la Grand’Anse d’Haïti, il y a un an. Irma se dirige vers les Caraïbes et de nombreux groupes d’îles et des millions de personnes sur son chemin. Ceux qui courent le plus de risques dans les îles des Caraïbes sont les moins bien lotis qui vivent dans des maisons assez fragiles. Ils sont confrontés à des conséquences potentiellement catastrophiques. Des millions ont été encouragés à se préparer, et certains se sont réfugiés dans les abris d’urgence. En écoutant la pluie tambouriner dans ma tête, je pense à ces familles qui vivent dans des maisons de fortune qui ne se tiennent guère en temps normal. À quoi ressemblera leur vie dans les prochaines 48 heures.

un staff de l’UNICEF dans le Nord, pour la formation des enseignants, 3 semaines de cela

Hier, l’UNICEF a commencé à déployer des équipes dans les endroits les plus susceptibles d’être les plus durement touchés une fois qu’Irma atteindra les rives haïtiennes. Leur expertise couvre les besoins cruciaux des enfants: l’eau et l’assainissement, la santé et la nutrition, l’éducation et la protection de l’enfance. Dès le début de la semaine, des stocks d’urgence ont été pré positionnées via le gouvernement et les partenaires de la société civile dans les zones à risque. Ces stocks comprennent les fournitures qui seront les plus nécessaires lors de la réponse immédiate quand l’accès à l’eau potable, au logement et aux services sociaux de base devient rare.

Il est difficile d’imaginer qu’il y a seulement trois semaines, j’ai visité le Cap- Haïtien. Trois semaines qui deviennent comme un chapitre fermé du passé. Je me demande si les écoles et les sourires que j’ai eu la chance de voir seront toujours là lors de ma prochaine visite.

Pour rappel – en octobre 2017, l’ouragan Matthew a affecté 2,1 millions de personnes, dont 1,3 million d’enfants. Les interventions d’urgence de l’UNICEF, menées en étroit partenariat avec le gouvernement national, ont débuté immédiatement, avec des actions clés axées sur l’eau, l’hygiène, l’éducation, la protection, la nutrition et la santé, tout en répondant à la propagation du choléra. Ce travail se poursuit alors que les populations affectées sont en phase de transition vers la normalité. Parmi les autres résultats, les efforts réalisés au cours des 11 derniers mois ont permis la réhabilitation de 75 écoles avec 25 000 écoliers en classe, l’accès à l’eau potable pour 400 000 personnes et l’accès à des soins médicaux pour 80 000 personnes dans les zones touchées sans aucun centre santé opérationnel.

Notre bureau est entré en mode d’urgence. Tous les efforts sont concentrés pour s’assurer que les enfants obtiendront l’aide vitale dont ils auront besoin une fois qu’Irma soit partie. Restez connectés.

 

 

L’UNICEF appelle à la protection de tous les enfants avec l’arrivée imminente de l’ouragan Irma

Une partie de la cote d’Haiti

  • Des centaines de jeunes dans les zones en alerte sont en train de recevoir des informations via l’outil U-Report de l’UNICEF pour les aider à se préparer à l’urgence (@UReportGlobal)

VILLE DE PANAMA, 5 septembre 2017- Au cours des dernières heures, la tempête Irma est devenue un puissant ouragan de catégorie 5, le niveau le plus élevé possible sur l’échelle Saffir-Simpson. L’ouragan est accompagné par de forts vents et des orages pendant sa trajectoire probable à travers les Caraïbes. Si elle continue sur sa  route actuelle, cela entraînera des dégâts dévastateurs dans les prochaines heures dans les territoires d’Antigua-et-Barbuda, de la Dominique, de St Maarten, de Saint-Kitts-et-Nevis et des îles Vierges. On s’attend à ce qu’il frappe la République dominicaine, Haïti et Cuba, affectant directement la vie de centaines de milliers d’enfants, d’adolescents et de leurs familles.

Bien qu’il soit encore tôt pour connaître l’impact total qu’Irma aura dans la région, les principales préoccupations de l’UNICEF s’articulent autour de l’approvisionnement en eau potable et en nourriture, ainsi que sur la santé et la protection des enfants et des adolescents.

« Compte tenu de la magnitude que représente Irma, il est à la fois urgent et nécessaire d’être préparé, informé et vigilant afin d’éviter l’impact sur les plus vulnérables, c’est-à-dire les enfants », indique Marita Perceval, directrice régionale de l’UNICEF en Amérique latine et dans les Caraïbes.

L’UNICEF en Amérique latine et dans les Caraïbes, en coordination avec les bureaux dans les pays concernés et le siège à New York, a activé les protocoles de situation d’urgence et est en contact constant avec les gouvernements, les autres organismes des Nations Unies et les organisations partenaires pour offrir l’assistance et le soutien requis.

L’UNICEF a également préposé des stocks en eau potable, des aliments et médicaments imperméables ainsi que des trousses d’urgence, en coordination avec les autorités nationales des communautés les plus touchées.

Pour s’assurer que les populations touchées aient un accès direct à des informations telles que la façon de faire face à l’ouragan, l’UNICEF a activé sa plate-forme U-Report. Ce qui permet à l’UNICEF d’envoyer des messages aux jeunes et aux adolescents, qui les reçoivent via leurs comptes Facebook Messenger et les médias sociaux. Le nombre de jeunes qui ont demandé de recevoir ces messages a augmenté rapidement au cours des dernières 24 heures, en particulier en Haïti et en République dominicaine.

La réponse de l’UNICEF à l’ouragan Matthew

Irma est devenue le phénomène naturel le plus dangereux de 2017 et est maintenant plus forte que l’ouragan Matthew d’octobre dernier, un ouragan de catégorie 4, qui a dévasté le sud d’Haïti et le sud-est de Cuba.

En Haïti seulement, Matthew a affecté 3,2 millions de personnes, dont 1,3 million d’enfants. L’UNICEF a participé activement à la réponse d’urgence en collaboration avec le gouvernement haïtien dans des interventions clés axées sur l’eau, l’hygiène, l’éducation, la protection, la nutrition et la santé, tout en répondant à la propagation du choléra.

L’UNICEF continue de travailler avec ses partenaires dans la région et, à la suite de ces actions, a permis, entre autres, de réhabiliter 75 écoles qui ont permis à 25 000 écoliers de retourner dans leur salle de classe, à 400 000 personnes d’avoir accès à l’eau potable et à 80 000 personnes de recevoir des soins sur les points médicaux installés dans les zones les plus touchées.

À Cuba, environ 150 000 personnes ont perdu leurs affaires dans la province de Guantanamo et 90% des maisons à Baracoa ont été touchées. L’ouragan Matthew a également affecté plus de 290 centres d’éducation dans la province de Guantanamo et a causé des dégâts à 96 pour cent des écoles et garderies dans le district de Baracoa.

Environ 6 500 filles et 8 000 garçons dans les communes de Maisi, Imias, San Antonio del Sur, Baracoa et Yateras ont bénéficié de trousses d’éducation et de loisirs offertes par l’UNICEF. En outre, 153 centres d’éducation et 83 communautés ont reçu des trousses de développement pour la petite enfance, qui ont offert une éducation à la petite enfance à plus de 12 700 enfants sur l’île.

 

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org

 

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail pour les enfants en Amérique latine et dans la région des Caraïbes, visitez le site www.unicef.org/lac – et Suivez-nous sur Twitter et Facebook

 

Contacts de presse:

Cornelia Walther, chef de communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Moïse : du travail dans les champs au rêve de devenir agronome

L’histoire de Moïse, 14 ans, qui autrefois travaillait dans les champs et qui aujourd’hui à la chance de pouvoir aller à l’école afin de plus tard devenir agronome.

Etudes sur la persistance du Choléra dans les communes

De nouvelles études concernant la persistance du Choléra dans les communes de Hinche, Gonaïves et Mirebalais dont certains quartier sont les plus touchés.

L’UNICEF permet aux adolescents dans le Sud de s’exprimer

Les enfants et les adolescents, plus que tous, ont été les plus touchés par le cyclone Matthew. Alors que les communautés commencent à se relever, il est important d’accorder la parole aux jeunes, qui ont toujours quelques choses à dire. L’UNICEF a ainsi décidé d’aller vers les jeunes en leur donnant l’opportunité de s’exprimer et en mettant à leur disposition des outils en termes de droits de l’enfant et de gestion de risques et de désastres.

la seance des plénières

Dans cette perspective, l’UNICEF a organisé les 29 et 30 juillet dans la commune de Roche-à-Bateau (Sud) une rencontre avec les jeunes adolescents de la région. Ils étaient vénus de plusieurs localités reculées qui ont été touchées par l’ouragan Matthew comme Port-à-Piment, Chardonnettes, Roseau, Tiburon.

L’organisation de l’atelier a été mise en œuvre par ‘’ Méthode sans frontière’’, avec la participation d’AVSI. Les discussions ont été assez animées et on pouvait sentir cette soif chez les jeunes de s’exprimer sur ce qui s’est passé. L’important aussi était de les motiver sur les droits des enfants, vu que cette thématique n’est pas vraiment prise en compte dans ces contrées reculées.

Tous les adolescents doivent participer

L’objectif principal étant de permettre aux adolescents d’exprimer leur point de vue sur la façon dont les acteurs gèrent les réponses aux catastrophes. Ils ont exprimé leur volonté de  s’impliquer et de se tenir informés des activités de préparation et de réponse aux désastres éventuels dans leurs communautés respectives.

La méthode participative a été privilégiée au cours de cette consultation où les formateurs ont pu recevoir les impressions des enfants sur le cyclone Matthew. Les jeunes ont également pu faire connaissance avec la question des Droits de l’enfant. Thématique que nombres d’entre eux ignoraient jusqu’alors.

« J’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas en ce qui a trait aux risques et désastres, sur les cyclones, sur les catastrophes. J’ai été très contente aussi d’avoir des connaissances sur les droits des enfants. Je ne savais pas que les enfants avaient autant de droits », explique Bergeline, 14 ans, l’une des participantes.

Lutter contre la violence faite aux enfants

Les formateurs ont abordé la question des Droits des enfants de manière ludique, et beaucoup de participants ont également insisté sur la question de la violence faite aux enfants.

Jean Pierre, 17 ans, la voix timide explique qu’il aimerait devenir un architecte. Il explique qu’il n’a eu la vie sauve que grâce à son grand frère qui l’a retenu car le vent l’avait presque projeté dans les airs. Sa maison a été totalement détruite. Il est très content de ses nouvelles connaissances. Il a notamment insisté sur les questions de violence faite aux enfants.

« En aucun cas, la violence contre les enfants ne peut être quelque chose d’admissible. Car tous les enfants ont des droits. Mais nous devons aussi obéir aux parents », a-t-il souligné.

D’autres enfants doivent recevoir ces connaissances

des adolescents du Sud

La plupart des jeunes ont fait part de leur désir de partager leurs nouvelles connaissances avec les autres enfants de leurs communautés respectives.

« Je vais surtout partager avec les enfants les plus jeunes. Je vais aussi sensibiliser les parents sur les catastrophes naturelles et prendre des mesures pour éviter certaines pertes », explique Marceline, âgée de 17 ans.

Cette séance de formation vient compléter, une série de consultations des adolescents que l’UNICEF a lancés dans les départements touchés par l’ouragan Matthew. Le dernier a eu lieu dans le département de la Grand’Anse en présence d’une trentaine d’adolescents et d’enfants.

 

UNICEF: Combattre la malnutrition chez les enfants

La malnutrition est l’une des causes primaires, directe ou indirecte, jouant un rôle dans la mortalité des enfants de moins de 5 ans, en particulier dans les endroits difficiles d’accès. La malnutrition est considérée comme une urgence de santé publique parfois invisible car dans les plupart des cas, les mères ne peuvent pas détecter les signes qui sauvent, faute d’informations. Aussi est-il important d’aller vers ces femmes afin qu’elles puissent sauver la vie de leurs enfants. Avec un financement de la Direction générale pour la protection civile et opérations d’aide humanitaire (ECHO) et un partenariat conjoint UNICEF et International Medical Corps (IMC), des équipes mobiles vont dans les zones reculées de Fonds-Verettes pour offrir des services de Nutrition.

Port-au-Prince, le 11-8-2017– « Je dois donner le sein à mes enfants durant les six premiers mois », tonnent d’une voix forte la soixantaine de femmes, réunies dans l’église de Haut Plumette, une localité de la Forêt des pins.

Depistage de la malnutrition

Aujourd’hui, c’est le jour de suivi et dépistage des cas de malnutrition chez l’enfant dans cette communauté. Malgré l’espace contiguë de l’église, les mères et les enfants, tant bien que mal trouvent une place. Il ne fait pas vraiment chaud à cette altitude de près de 1500 mètres.

La voix forte de l’infirmière de l’IMC reprend à plusieurs reprises les messages qui portent sur l’importance de l’allaitement maternel ainsi que sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. L’accent est mis sur les enfants de moins de 5 ans.

Monixia Floriane, âgée de 24 ans et mère de cinq enfants, fait part de sa condition difficile compte tenu du manque de moyens des habitants de la zone. « J’ai amené mon enfant dans le programme et je suis satisfaite, car j’ai noté de très grandes améliorations dans son état de santé. Ses pieds étaient enflés mais maintenant, tout va pour le mieux », se réjouit-elle.

Une réponse à l’urgence nutritionnelle  

Ce programme de nutrition vise trois objectifs : appuyer les structures de santé dans la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère et modérée; renforcer les capacités de structures de santé et du MSPP dans la prise en charge ;  prévenir la malnutrition.

Dans le cadre de ce programme ;  quatre structures de santé, dans des zones reculées de Fonds Verrettes reçoivent un appui à la nutrition. Cependant la stratégie mobile est privilégiée. Une équipe mobile se déplace chaque semaine pour  faire le dépistage actif et l’enfant détecté malnutri est référé vers ce point fixe pour la prise en charge.

« Nous avons trouvé que c’était très difficile pour les mères de parcourir les dix kilomètres. Aussi c’est nous qui venons vers elles pour leur apporter le service. Tous les cas d’enfants malnutris avec complications médicales, sont référés dans une Unité de stabilisation de la Nutrition(USN) qui se trouve à Fonds-Verrettes. Nous assurons aussi le transport », explique Franck Mpoyi Ntalaja, responsable de nutrition pour IMC.

le lieu de rassemblement

Une localité très reculée

L’accès à Haut Plumette, n’est pas chose aisée, car la route est très cahoteuse et faite de crevasses, contrastant avec les pins majestueux qui bordent une partie de la route. La localité se situe au fond d’une vallée, et les ravins sont toujours proches. Mieux vaut avoir un solide tout-terrain si on veut y accéder. Car la route qui descend vertigineusement n’est pas sans danger.

Les gens de cette localité vivent dans des conditions difficiles, il n’y a pas d’école, digne de ce nom, pas de centre de santé, même les motocyclettes ne sont pas nombreuses dans la zone. Les produits maraichers ne leur permettent pas de combler leurs besoins en nutrition ni ceux de leurs enfants.

L’UNICEF continue son appui

L’UNICEF participe à la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère, en fournissant du plumpy nut à IMC qui assure la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère  au sein de la communauté.

Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti, met l’accent sur le principe d’équité. Agir contre toutes les formes de malnutrition est à la fois abordable et c’est une obligation. « La nutrition est un sujet central pour nous, car elle détermine la vie de l’enfant. Nous continuerons notre appui au gouvernement Haïtien dans ce sens. Ceci dans les zones les plus reculées et défavorisées comme Haut Plumette. Nous saluons la noble contribution substantielle d’ECHO qui soutient notre action depuis longtemps », a-t-il indiqué. Ce qui va permettre une meilleure prise en charge de ses enfants.

 

 

Les enfants non accompagnés du Centre d’Accueil de Lascahobas

Une même ile, une histoire commune, un identique passé douloureux mais deux peuples en contentieux permanent : deux frères ennemis. Haïti et la République Dominicaine, formant Hispaniola, ile légendaire regorgeant de richesses reste pourtant le lieu de violentes tensions frontalières portant sur le droit à la citoyenneté.

UNICEF renforce la maternité de Leogane

Le taux de mortalité infantile et maternelle en Haïti est l’un des plus élevés de la région. Le Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), avec le support de partenaires comme l’UNICEF, le FNUAP, l’UNNOPS, le Canada, entend apporter une réponse adéquate à cette situation.

L’engagement communautaire permet la rentree des classes à La Hatte

Les toits neufs de l’ecole

 

La Grand’Anse est le département qui a été le plus touché par l’ouragan Matthew . 188 écoles endommagées, selon le directeur départemental pour le ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), Ernsau Dauphin. Lire la suite

Portrait de Mères – Vanessa Excellent Jean

A l’occasion de la semaine de l’allaitement, Vanessa Excellent Jean, Executive Assistant à UNICEF Haïti, nous raconte l’importance du lait maternel pour l’enfant.