Améliorer l’accès et la qualité de l’eau pour les communautés victimes de Matthew

La source réhabilitée à Melonière

Les Cayes, 31 octobre 2017– L’UNICEF en Haïti, avec l’appui financier de la commission européenne pour la Protection Civile et Operations d’Aide Humanitaire Européennes (ECHO) et l’USAID, accompagne la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA) et la Norwegian Church Aid (NCA) pour la mise en œuvre d’un projet visant à réhabiliter 9 sources d’eau, 2 réseaux de distribution et 5 puits artésiens dans les communes de Chantal et de Saint-Louis du Sud (Département du Sud), frappées durement par l’Ouragan Matthew.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions initiées par l’UNICEF et soutenues par ses bailleurs pour renforcer les capacités de la DINEPA qui a pour mission de mettre en œuvre la politique de l’État Haïtien dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de manière à garantir le droit de la population, notamment les enfants et les femmes, d’avoir accès à l’eau potable.

Les activités de ce projet permettront aussi aux habitants des communautés ciblées d’obtenir les informations utiles, à travers des sensibilisations, sur les bonnes pratiques d’hygiène à adopter en vue de se protéger des maladies, comme le choléra, liées à la consommation d’une eau non potable et contaminée.

Les habitants des communautés ciblées ne cachent pas leur satisfaction, et leur enthousiasme à l’idée de voir finaliser la réhabilitation de ces ouvrages.

« Avant le début des travaux de réhabilitation, la boite de captage de la source figuier était rempli d’alluvions, maintenant nous sommes sûrs qu’il y aura une amélioration de la qualité de l’eau après les interventions. Nous sommes satisfaits des travaux en cours. », indique Micheline Jeanne Zeno, CASEC de la 2eme section communale Mélonière, commune de Chantal.

«À travers ce projet, l’UNICEF, soutenu par ses bailleurs, veut contribuer au renforcement de la résilience des communautés, incluant celles qui sont isolées dans les montagnes et très difficiles d’accès, en plus d’être vulnérables aux aléas naturels et victimes de l’ouragan Matthew », soutient Olivier Hounkou, spécialiste WASH à l’UNICEF.

Mobilisation contre le choléra dans les marchés publics

Une équipe de sensibilisation

« L’opération coup de poing » continue à travers les départements de l’Ouest et du Plateau central. Les différentes organisations partenaires ont envoyé leurs agents dans les lieux publics afin de sensibiliser les gens sur le choléra. Les marchés particulièrement se révèlent stratégiques quand on pense à la quantité de gens qui les fréquentent tous les jours.

Il est midi ce jeudi 12 octobre, aux alentours du marché de Gérald Bataille, c’est la grande foule, comme toujours. Les agents de la mairie de Tabarre, sélectionnés pour faire la sensibilisation dans le cadre de l’opération « coup de poing contre le choléra », sont déjà à l’œuvre vêtus de leur T-Shirt et Casquettes de couleur verte avec pour slogan « Yon Ayiti sans Kolera ». Pour cette séance, une équipe de l’UNICEF et de la Croix-Rouge française, les accompagnent.

Les agents, très actifs et expressifs, expliquent aux usagers du marché  les précautions qu’ils doivent prendre afin d’éviter d’attraper le choléra. « Il faut se laver les mains dans les moments clés, laver les fruits et légumes avec de l’eau traitée, couvrir les aliments et boire de l’eau potable », sont entre autres les messages véhiculés. Des dépliants sur le choléra sont également distribués aux gens.

L’une des marchandes n’a pas tari d’éloges sur les agents de terrain. « Je suis très contente d’avoir toutes ces connaissances sur le choléra. Cela va permettre de protéger ma famille et moi-même. De plus les explications des agents sont claires et simples », explique-t-elle.

Le choléra est toujours présent

Distribution de depliant sur le choléra

« Mon travail est de sensibiliser les marchandes, les acheteurs en insistant sur le fait que le choléra est toujours là. Et qu’ils doivent prendre des précautions afin d’éviter d’attraper la maladie en appliquant des principes d’hygiène », indique Rolph Moise, agent de sensibilisation.

Au commencement ce n’était pas facile pour les agents de sensibilisation, à cause d’une certaine réticence des gens qui ne voulaient pas les écouter. Il y avait même de l’hostilité. « Maintenant les gens sont plus réceptifs. Ils écoutent ce qu’on leur dit. Il existe maintenant une certaine familiarité avec eux. Car nous avons été formés pour le travail et nous savons comment les approcher », continue-t-il.

Une stratégie axée sur le changement de comportement

La composante communication de « l’opération coup de poing » met l’accent sur le changement de comportement de la population. Cette stratégie engage et responsabilise les communautés et les réseaux pour influencer ou renforcer les normes sociales ; elle utilise tous les médias (interpersonnel, groupe, masse) pour atteindre son but.

« La Communication Inter Personnelle est un axe stratégique du processus du changement de comportement car elle permet de discuter avec les individus pour comprendre les motifs favorables  au changement. C’est dans ce cadre que cette initiative a été instaurée dans les marches  en vue d’atteindre un grand nombre de personnes. », explique Ghaffar Gomina, Spécialiste  en Communication Pour le Développement (C4D) à l’UNICEF, ajoutant que « l’engagement communautaire, un moyen efficace de renforcer le changement de comportement ».

L’ « opération coup de poing » a pour objectif principal d’atteindre une incidence nationale inférieure à 0,1% d’ici la fin 2017. Des activités  de sensibilisation ont lieu également dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Plateau Central. Ce projet a reçu le support financier de l’Ambassade du Japon, de l’ambassade du Canada et du Fonds central de réponse d’urgence des Nations Unies.

 

 

 

 

 

UNICEF: Note de presse

 

Port-au-Prince, le 11 octobre 2017– L’UNICEF a appris avec consternation, l’utilisation de son nom et son logo à d’éventuelles fins d’extorsion de fonds. En effet, dans la région de l’Arcahaie et à travers tout le pays, circule une fausse fiche avec des noms et une adresse qui n’a aucun lien avec l’UNICEF, d’une manière ou d’une autre. Cette fiche fait référence à la distribution de kits scolaires pour lesquels on demande des frais de carburant.

En aucun cas, l’UNICEF n’exige de l’argent pour fournir un service à la population. L’UNICEF ne distribue ni de lampadaires, ni de laptop comme il est mentionné dans la fiche. Aussi l’organisation appelle la population à la vigilance quant il s’agit de document portant le logo et le nom de l’UNICEF. Les personnes et organisations doivent s’assurer que le document en question provient de l’UNICEF.

L’UNICEF tient à rappeler que dans le domaine de l’éducation, son principal partenaire est le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP). C’est le ministère qui choisit la liste des écoles qui doit recevoir les kits scolaires distribués par l’UNICEF.

Pour la réalisation de son mandat qui est le bien-être des enfants, l’UNICEF s’appuie sur le gouvernement haïtien dans tous les domaines dans lesquels l’organisation intervient. En aucun cas l’UNICEF ne travaille avec des particuliers. L’UNICEF possède un partenariat avec des organisations qui sont légalement reconnues par le ministère de la Planification et de la coopération externe.

L’UNICEF continuera d’apporter son soutien aux enfants et aux familles vulnérables à travers tout le pays en allant dans les recoins les plus reculés conformément à notre principe d’équité.

Tout en rejetant les responsabilités que cette fausse fiche peut impliquer, l’UNICEF va informer les autorités compétentes en la matière.

Pour authentification :

Marc Vincent

Représentant

 

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/fr

Pour plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

UNICEF: Une année après le passage de Matthew

Les enfants d’une école dans le Sud, réhabilitée par l’UNICEF, posent avec leur sac

Port-au-Prince, 4 Octobre 2017 – Un an après le passage de Matthew, sur le pays, et qui a ravagé le Sud et la Grand’Anse, les personnes affectées sont en train de panser encore leurs blessures. Mais il y a aussi des signes visibles que la vie essaie de reprendre son cours. Les jardins commencent à redonner des fruits, certaines maisons ont été reconstruites. Même si les empreintes de la catastrophe sont encore là, les Haïtiens veulent aller de l’avant.

Le courage des familles et communautés haïtiennes qui ont su se relever de tant de catastrophes est admirable. Et l’UNICEF est fier de pouvoir se compter parmi les organisations qui offrent un accompagnement continu aux familles vulnérables, notamment aux enfants.

Comme par le passé, l’UNICEF a été parmi les premiers à réagir face aux dégâts de l’ouragan Matthew, les procédures administratives simplifiées, les équipes rejoignaient ceux qui étaient déjà positionnées dans le Sud. Devant l’urgence, aucune perte de temps. Les gens avaient besoin de tout, il fallait trouver des moyens de protection pour les enfants dans les abris provisoires, distribuer de l’eau potable, offrir des services de nutrition, contrôler le choléra – y compris l’identification et le traitement des cas suspects, et tant d’autres besoins à combler, rapidement.

L’UNICEF s’est tenu aux côtés du gouvernement haïtien et avec les partenaires afin d’offrir cette aide humanitaire, le plus vite que possible. Le bilan de Matthew a été catastrophique. Le cyclone a causé des pertes en vies humaines, la destruction des maisons et la dévastation des zones d’agriculture. Les gens ont su faire face, dans la dignité. Il revient aux partenaires humanitaires et au gouvernement d’assurer un accompagnement soutenu.

Une equipe de l’UNICEF, lors d’une activité psychosociale dans le Sud

Nous en profitons pour saluer l’abnégation et le courage de nos collègues de l’UNICEF qui, durant cette période d’urgence, ont été sur tous les fronts. Et ceci en vue d’aider l’organisation à accomplir son mandat qui consiste dans le bien-être des enfants. Nous remercions aussi, tous les bailleurs, tant institutionnels qu’individuels qui permettent à nos actions d’aller directement vers les familles et communautés les plus vulnérables.

Se relever d’une catastrophe, n’est pas chose facile. D’autant plus que les conditions étaient déjà précaires dans ces endroits. Cependant, il faut continuer le support à la population ainsi que la sensibilisation sur les risques liés aux désastres.

Un an après Matthew, nous voici devant un choix, les désastres naturels ont toujours existé, ils continueront d’exister (Irma et Maria, sont encore dans les esprits). Haïti, se trouvant sur la route des cyclones, tout comme d’autres pays de l’Atlantique, n’a d’autre choix que de s’adapter. Si on veut éviter les épisodes douloureux causés par les aléas climatiques, il faut se préparer.

Le dialogue initié par l’UNICEF à travers les consultations des jeunes de la Grand’Anse et dans le Sud a eu pour objectif de les sensibiliser sur la question de la gestion des risques et des désastres. Beaucoup ont avoué ne pas savoir quoi faire lors du cyclone. Ils remercient l’UNICEF, car maintenant, ils savent. Et ils vont propager leurs connaissances dans leurs localités. Le projet UReport poursuit un objectif similaire – Communiquer avec les adolescents du pays, en recueillant leurs impressions et donnant des informations à une plus large échelle.

La carte interactive, qui fait partie de Togetherness (Ensemble) que nous lançons, nous rappelle, à travers des photos et histoires poignantes, le déroulement de l’appui sur le terrain. Ce ne sont plus des statistiques froides mais des visages humains. Car nous ne devons pas oublier l’impact sur les êtres humains, ni le rôle de ceux-ci dans le relèvement. Nous ne pouvons pas nous permettre de l’oublier.

Aller dans les endroits les plus reculés, vers les communautés les plus vulnérables pour soutenir le Gouvernement dans la quête des services sociaux de base qui sont accessibles, tel est notre objectif. Avant, pendant et après Matthew – notre objectif est de permettre aux enfants de réaliser leur plein potentiel, sans aucune distinction, comme le veut notre devise : « Pour chaque enfant… ».

Marc Vincent

Représentant de l’UNICEF en Haïti 

 

1 an après le passage de l’ouragan Matthew, les enfants d’Haïti sont encore vulnérables aux catastrophes naturelles

Une vue aérienne d’une localité devastée par Matthew

Port-au-Prince, le 4 Octobre 2017– Un an après le passage de l’ouragan Matthew de catégorie 4 qui a dévasté le grand Sud d’Haïti, et causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts considérables, les enfants et adolescents de ce pays de la Caraïbes sont encore extrêmement vulnérables aux effets des désastres naturels et des évènements climatiques extrêmes, a prévenu l’UNICEF aujourd’hui.

« Des centaines de milliers d’enfants ont vu leurs existences bouleversées par l’ouragan Matthew », a indiqué Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « Le courage et la détermination des familles haïtiennes à se relever et de recommencer à reconstruire leur vie est admirable et l’UNICEF est fière d’être l’une des organisations qui continuent à les supporter ».

« Après le passage de Matthew, je croyais qu’il serait pratiquement impossible de continuer à vivre. Tous les arbres étaient arrachés… Mais peu à peu les gens commencent à se reprendre », selon Bernard, 14 ans, originaire de Roche-à-Bateau, une commune du Sud gravement touchée par Matthew.

Une usine de traitement et de filtration d’eau dans la Grand’Anse qui a été supportée par l’UNICEF

Rapidement après le passage du cyclone, l’UNICEF a mobilisé son staff sur le terrain afin de répondre au plus urgent; à savoir une aide d’urgence aux enfants et aux familles affectées, incluant l’eau potable et l’assainissement.

Aux côtés du gouvernement et des partenaires, l’UNICEF a pu réaliser au courant des 12 derniers mois les actions suivantes :

  • Plus de 550 000 personnes ont bénéficié de l’accès à l’eau potable.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan ont été réhabilitées, facilitant le retour en classe pour plus de 30 000 écoliers. 139 écoles ont reçu plus de 10 000 articles de mobilier scolaire et 26 000 enfants ont bénéficié d’un soutien psychosocial.
  • Plus de 28 000 enfants ont bénéficié de soins psychosociaux, l’assistance et la nutrition, la santé et l’éducation à l’hygiène. Plus de 24 000 personnes ont reçu des informations sur la violence, la maltraitance des enfants et la violence basée sur le genre (VBG).
  • Plus de 160 000 enfants ont été dépistés pour la malnutrition dans les départements du Sud et de la Grand’Anse dans un programme de dépistage continue. Les résultats montrent les besoins, avec 7 443 malnutris aigus, les enfants admis dans le Protocole de prise en charge de la malnutrition aigu (PCMA) soutenu par l’UNICEF, dont 2 343 cas de malnutrition aigüe sévère et 5 100 cas de malnutritions aiguës modérées.

En outre, l’UNICEF avait organisé une série de consultations avec des adolescents dans la Grand’Anse et le Sud, afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations et idées en ce qui concerne la gestion des risques et désastres. Les deux cahiers de charges résultants, ont été transmis aux autorités locales.

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Notes pour les éditeurs :

UReport : Afin de ne pas seulement informer mais d’écouter les jeunes, UNICEF Haïti vient d’intégrer l’initiative globale Ureport. L’accent sera mis sur la protection de l’enfance, en Haïti. Pour plus de détails visitez : https://ureport.in/

Interactive Map : Le vécu des staffs et des communautés dans zones affectées est également visible sur une carte interactive qui donne les détails des actions et besoin sur le terrain. Pour y accéder  http://bit.ly/2yNoYbA

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org

 

Contacts de presse:

Cornelia Walther, chef de communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, +1 917 893 0692, jenglish@unicef.org

 

Conférence Internationale sur la Protection Sociale dans des Contextes de Fragilité et de Déplacement Forcé

Des personnes deplacees temporaire durant l’ouragan Matthew

L’UNICEF a appuyé le Gouvernement Haïtien pour la participation à la Conférence Internationale sur la Protection Sociale dans des Contextes de Fragilité et de Déplacement Forcé (Bruxelles, 28-29 Septembre 2017).

L’UNICEF et la Commission Européenne (ECHO/DEVCO), avec les partenaires clés (FAO, WFP, BM, Gouvernements, y compris DFID, Finlande, Allemagne) organisent cette Conférence pour orienter les perspectives d’utilisation des systèmes de protection sociale dans ces contextes.

La Conférence mettra l’accent sur l’amélioration des conditions de vie, des moyens de subsistance et de l’inclusion sociale des populations affectées, y compris les enfants, les réfugiés, les populations déplacées internes, souvent très vulnérables et ne bénéficiant pas de leurs droits humains fondamentaux.

En octobre 2016, l’ouragan Matthew a sévèrement aggravé la situation humanitaire préexistante en Haïti, touchant plus de 2 millions de personnes, avec 1,4 million de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire. Malgré la réponse immédiatement fournie, les besoins humanitaires persistent : plus de 2.35 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aigue sévère ; 31 camps continuent d’abriter 46,691 personnes déplacées internes à cause du séisme de 2010 ; et 6,941 cas de choléra sont identifiés.

Les défis humanitaires de la fragilité prolongée à cause des catastrophes naturelles et des crises sociales liées à la pauvreté dans toutes ses dimensions soulignent la nécessité d’établir une passerelle entre l’action humanitaire et le développement. Cela est essentiel à la réalisation des droits humains et du mieux-être de tous les enfants et les familles d’Haïti.

Vers des services de protection sociale

Le Gouvernement d’Haïti continue de déployer des efforts pour mettre en place des mécanismes de protection sociale. Néanmoins, les interventions existantes demeurent fragmentées et de faible couverture, et la pertinence ainsi que la faisabilité d’un système de protection sociale cohérent et complet dépend étroitement d’un solide ancrage institutionnel. A cet effet, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) conduit actuellement un processus pour le développement d’une Politique Nationale de Protection Sociale.

Des personnes deplacées

Les initiatives de protection sociale visant la réduction de la pauvreté et des inégalités. Elles peuvent diminuer les risques de troubles sociaux, et par conséquent assurer davantage de paix sociale.

La combinaison des impacts sociaux et économiques contribue également au renforcement de la résilience: renforcer la capacité des ménages pauvres à mieux faire face, réagir et résister aux crises.

L’Objectif de Développement Durable (ODD 1) stipule que la communauté internationale s’engage à élargir la couverture des mesures de protection sociale pour tous et à assurer une couverture substantielle des pauvres et des personnes vulnérables d’ici 2030. Cette extension doit inclure celle de la protection sociale dans des contextes de fragilité et de déplacement forcé afin d’éviter que personne ne soit exclue.

Dans la même perspective, les acteurs du développement reconnaissent l’importance de la Protection Sociale lors du Sommet Mondial Humanitaire de 2016 (WHS) et s’engagent à “accroître les programmes de protection sociale et renforcer les systèmes nationaux et locaux et les mécanismes d’adaptation afin de renforcer la résilience dans des contextes fragiles.”

Bien que l’établissement d’une protection sociale efficace dans le contexte d’une fragilité prolongée et de populations déplacées soit plus complexe, l’expérience suggère que la protection sociale joue un rôle important tant dans la dimension humanitaire que dans le développement – en particulier en période de transition critique.

 

Cholera: L’UNICEF distribue du matériel dans le cadre de l’opération coup de poing

Les principaux partenaires de l’operation coup de poing

L’opération coup de poing est une nouvelle stratégie de lutte contre le choléra en cours dans les départements  de l’Ouest, du Centre, dans le  Bas plateau Central.  Elle a pour objectif principal « d’atteindre une incidence nationale < 0,1% à fin 2017 » et de manière spécifique  de « réduire la transmission le plus bas possible avant la saison de haute transmission (Septembre à  Décembre) afin de se rapprocher de l’objectif de l’élimination ».

Le Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP) avec un appui technique et financier de l’UNICEF, insiste sur la mobilisation communautaire et l’engagement des autorités locales. Pour ce faire, deux stratégies ont été mises en place :

  • L’une avec les mairies au cours de laquelle neuf mairies du département de l’Ouest ont déployés 25 agents sensibilisateurs dans environ 20 marchés de la ville. Par ailleurs, des activités de sensibilisation se font par les agents des mairies dans les Organisations Communautaires de Base (OCB) et avec les responsables des pompes funèbres pour réduire le risque de contamination suite aux décès mal gérés.
  • L’autre avec des organisations locales qui font de la communication itinérante dans les gares routières avec les véhicules de transport en commun et dans les églises a forte concentration de fidèles.

Pour accompagner toutes ces activités de communication, l’UNICEF a distribué du matériel de sensibilisation aux partenaires afin d’intensifier la lutte contre le choléra.

C’est dans l’entrepôt de l’UNICEF du côté de Cazeau que la distribution s’est effectuée en présence de représentants de l’Etat haïtien et d’organisations impliquées dans la lutte contre le choléra. Le matériel contient des flyers, stickers, planches éducatives cholera, des T-shirts, des casquettes, Sacs, des affiches et des mégaphones.

Les partenaires renforcent la lutte

Dans une courte allocution de circonstance, le Dr Nathan Zéphirin, conseiller technique au sein de l’Unité d’appui à la décentralisation sanitaire (UADS), a indiqué que le MSPP, ne peut pas gagner cette lutte, sans la collaboration des partenaires.

un chargement d’une partie du materiel

« Nous comptons sur vous, surtout dans cadre de cette activité, pour arriver à sensibiliser la population, afin qu’on puisse définitivement éliminer le cholera en Haïti, à l’horizon 2022 comme défini dans le plan d’élimination du choléra. », a-t-il insisté. Il a plus loin, adressé un remerciement spécial à l’UNICEF qui « a été un partenaire de toujours dans la lutte contre le choléra ».

Pour sa part, Paul Christian Namphy, coordonnateur national de réponse choléra pour la Direction Nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA), a insisté sur les actions concrètes qu’il faut prendre sur le terrain afin d’en finir avec la maladie. Il a notamment mis l’accent sur l’accompagnement de la population afin qu’ils changent de comportement.

Plus loin, il a insisté sur les gestes qui peuvent aider à éliminer le choléra : se laver les mains dans les moments clés, boire de l’eau traitée, aller à la toilette. « La DINEPA, le MSPP et les instances de tutelle gouvernementales, nous allons ensemble assurer avec vous cette victoire », s’est-il adressé aux organisations présentes.

Une nouvelle stratégie

Le volet communication de cette opération coup de poing contre le choléra poursuit deux objectifs clés : engager les autorités locales; renforcer la participation communautaire aux activités de sensibilisation pour le changement de comportement.

Au-delà de la phase de mobilisation communautaire, l’opération comporte également une phase d’actions.  15 équipes de réponses rapides supplémentaires sont déployées dans le département de l’Ouest et permettent de répondre à plus de 85% des cas suspects et de renforcer la prévention, la  mobilisation et la sensibilisation.

 

Retour à l’école. Retour à la normalité. Presque…

Fort-Liberté. 11 septembre – C’est lundi. Une semaine après que l’année scolaire ait commencé officiellement en Haïti. Les écoles font une fois de plus un effort timide pour rouvrir leurs portes. Tout le monde est impatient de tourner la page d’Irma, mais la réalité est tout autre. Même si 12 des 13 abris ont été évacués hier pour s’assurer que les écoles peuvent rouvrir aujourd’hui, certaines d’entre elles ne sont tout simplement pas prêtes à accueillir leurs écoliers.

Les élèves du Lycée Duty Boukman, reprennent le chemin des classes. Ce lycée a servi d’abri temporaire pendant une courte période.

Avec mon collègue de l’UNICEF, Brice, les inspecteurs de l’école et les ONG partenaires, je fais partie d’une mission d’évaluation commune dont l’objectif est de savoir quelles écoles ont été inondées ou endommagées par Irma. L’ambition est de concentrer les ressources limitées dont elles ont le plus besoin, afin de s’assurer que tous les élèves puissent retourner en classe rapidement.

Mais le défi va bien au-delà des infrastructures scolaires. « Beaucoup de nos enseignants et les familles de nos élèves ont vu leurs maisons inondées pendant Irma. Ils ne sont pas à l’école parce qu’ils sont occupés à récupérer ce qui peut être sauvé », nous explique Maître Jean Baptiste, le directeur de l’école Mebane. En effet, sur les six écoles que mon équipe visite trois n’ont pas eu d’écoliers aujourd’hui, et les autres n’ont qu’une petite partie de leur effectif habituel.

Ce n’est pas l’affluence des jours normaux

L’accès est un autre problème. Déjà difficiles à atteindre en saison sèche, certaines écoles sont entourées par la boue et de petits cours d’eau en raison de fortes précipitations. Dans notre tentative d’atteindre l’école de Beudoux, une priorité sur notre liste, en raison des dommages subis. Notre voiture s’est enlisée deux fois. Et seule l’expertise de Gabrielle, notre chauffeur expérimenté, nous a évités de pousser la voiture jusqu’au rivage.

Irma a levé le voile sur les vulnérabilités existantes. « Je suis arrivé à l’abri parce que l’endroit où je vis était inondé. Mes parents sont morts pendant le tremblement de terre de 2010, alors maintenant je reste avec la femme pour laquelle je travaille. Pour gagner ma vie, je transporte des produits d’Haïti vers la République dominicaine, et vice-versa. Cela fait longtemps que je ne suis pas allé à l’école. C’est trop cher », explique Renel, 14 ans. Il est venu à l’abri et, une fois qu’il a fermé, il est retourné à sa vie en marge de la société …

Les écoles, les routes, les maisons les plus touchées par Irma sont celles étaient déjà dans une situation difficile. À St Martin, l’ouragan était puissant, il a détruit des infrastructures solides. En Haïti, il était beaucoup plus léger et il a affaibli des structures qui étaient déjà fragiles. Mère Nature a attiré notre attention, c’est une autre leçon sur l’importance vitale de l’investissement structurel pour dévoiler le potentiel d’Haïti. Irma aujourd’hui ne concerne pas les secours d’urgence, mais un engagement profond envers les communautés locales. L’UNICEF les soutient sur leur chemin ; retour à l’école, retour à la normalité, retour vers l’avenir.

 

 

Haïti – Préparations et leçons apprises font la différence

Fort-Liberté, 10 septembre – 48 heures se sont écoulées depuis le passage d’Irma. Selon les mots du directeur départemental de l’Education National dans le Nord-Est, Irma était un «ouragan défaillant». Mais encore, les conséquences peuvent être ressenties. Avec mes collègues Abner et Brice, qui ont été stationnés dans le Nord depuis le milieu de la semaine dernière pour préparer la venue d’Irma, j’ai eu ce dimanche l’occasion de visiter les abris temporaires de Ouanaminthe et de Fort Liberté, les zones les plus touchées.

Une école utilisée comme abri temporaire

Au total, 13 abris avaient été ouverts dans les écoles, les églises et les centres d’enseignement; accueillant plus de 5 000 personnes qui se sont réfugiées dès le début de l’ouragan. Certains trouveront leurs maisons inondées lorsqu’ils rentreront chez eux.

« J’ai huit enfants et ma maison est sous l’eau. Nous avons tout perdu, j’espère vraiment que les autorités nous aideront », se lamente Susanne, 40 ans.

Pourtant, la plupart a eu de la chance, le passage d’Irma était beaucoup plus redoutable que le contact réel qu’elle a eu. En ce qui concerne la situation actuelle, les écoles qui ont servi d’abris seront fermées aujourd’hui. Une fois que tout le monde aura quitté, les salles de classe seront nettoyées.

Pour faciliter leur retour, les familles qui se sont installées dans ces refuges recevront des trousses alimentaires et d’hygiène avant qu’elles ne soient renvoyées chez elles. Dans les communautés les plus touchées, les partenaires de l’UNICEF ont installé des réservoirs d’eau pour s’assurer que l’eau potable soit accessible malgré les puits inondés.

L’objectif partagé du gouvernement, de la société civile et des partenaires des Nations Unies est de s’assurer que les gens puissent redémarrer rapidement leur vie normale. Pour éviter tout autre retard, les écoles devraient rouvrir demain, là où cela est possible.

Des personnes, dans un abri temporaire attendent une distribution

« Nos bancs, nos chaises et nos livres sont sous l’eau. Tout est inondé. La réouverture de l’école nous prendra au moins trois semaines », m’explique le Frère René qui travaille avec CARITAS à Malfety. Son école est un exemple parmi tant d’autres. Et une évaluation conjointe par le gouvernement, l’UNICEF et d’autres partenaires de l’éducation est prévue pour demain afin de s’assurer que l’assistance est fournie là où cela est nécessaire. Malgré le week-end, tout le monde est mobilisé, tirant la corde dans la même direction. De toute évidence, les leçons ont été apprises depuis que Matthew ait frappé Haïti il y a un an.

Irma reste encore un choc. Et bien que cela ait été de faible poids, ses conséquences illustrent encore une fois la vulnérabilité qui existe. Les petits coups de pied peuvent faire tremper l’ensemble de la pile.

Restez connectés.

Se préparer après la tempête, comme avant la tempête.

Port-au-Prince, le 8 septembre 2017 – «Derrière les montagnes, se trouvent des montagnes», un proverbe populaire haïtien, (En créole ‘Dèyè mòn gen mòn’), qui s’applique parfaitement à la situation actuelle.

Sur la route nationale 6, non loin de la ville de Ouanaminthe, plusieurs petits villages ont subi des dommages importants. Les maisons des habitants ont été ionondées et beaucoup ont vu tous leurs biens perdus ou endommagés.

L’ouragan Irma nous a épargné la plus grande partie de sa rage. La nuit était mouillée, mais moins destructrice que prévu. En écrivant ces lignes, les équipes de l’UNICEF sont sur le terrain dans les zones touchées pour évaluer les dommages réels et les besoins, en étroite collaboration avec le gouvernement. Déjà, il semble que l’inondation soit le principal problème.

Comme des centaines d’enfants, des femmes et des hommes ont perdu leurs maisons et ont trouvé refuge dans des abris temporaires, des collègues sur le terrain, donnent leur maximum pour s’assurer qu’ils reçoivent rapidement une assistance. Les fournitures prépositionnées se révèlent être un atout majeur pour faire bouger les choses. Pourtant, l’alerte n’est pas levée. Dans le sillage de Mme Irma vient son successeur …

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il existe actuellement trois ouragans dans le bassin de l’Atlantique, Irma, José et Katia. La dernière fois que cela s’est produite c’était en 2010. Alors qu’Irma continue d’apporter du vent, des tempêtes et des pluies aux îles Turques et Caïques et aux Bahamas, de fortes précipitations restent toujours possibles sur Haïti, la République dominicaine et le nord de Cuba. À partir de demain, de difficiles conditions d’ouragan sont attendues sur certaines parties de la Floride.

une équipe de l’UNICEF en direction de Ouananminthe et de Fort-Liberté.

À mesure que les évaluations se déroulent dans le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti, les principales priorités de l’UNICEF sont l’eau, l’assainissement et la promotion de l’hygiène, y compris le risque de maladies diarrhéiques – comme le choléra; la protection des enfants et des adolescents les plus vulnérables et le soutien psychosocial aux personnes les plus touchées.

En même temps, des efforts sont déployés pour rétablir le système éducatif, pour éviter que l’utilisation des écoles, comme abris temporaires, ne retarde encore plus le début de l’année scolaire, qui vient de commencer. Enfin, pour veiller à ce que la violence et les abus soient empêchés et abordés, l’UNICEF soutient le gouvernement dans le suivi et la notification des problèmes dans les zones à haut risque, en particulier dans les abris.

Les prochains jours montreront quel est l’impact réel d’Irma. Ce week-end, je vais voyager dans le Nord pour rencontrer des familles et entendre leurs histoires. Restez branchés.

Merci

Mise à jour : Au moment où nous publions ce poste, Irma a été rétrogradé en tempête tropicale.