UNICEF: Renforcer la Nutrition pour le Bien-Etre des enfants

L’infirmière relève le périmètre brachial de l’enfant au centre Communautaire de Delmas 75

L’UNICEF est l’un des partenaires les plus importants du gouvernement haïtien dans le domaine de la Nutrition. Les interventions sur le terrain se font par l’intermédiaire de plusieurs partenaires non gouvernementaux, dont la Fondation pour le développement et l’encadrement de la famille haïtienne (FONDEFH) qui apporte un appui technique au Ministère de la Santé dans la mise en œuvre des services de nutrition.  

Port-au-Prince, le  7 mars 2018-  La voix de Vanessa J., 20 ans, est très faible à la limite inaudible, on doit se pencher pour entendre ce qu’elle dit. Elle tient entre ses mains son petit garçon, Israël âgé de 8 mois, qu’elle a emmené pour recevoir des soins. L’enfant souffre de malnutrition aiguë sévère (MAS), explique l’une des infirmières. Il a été dépisté lors d’une visite de la mère au centre Communautaire de Delmas 75 (Port-au-Prince).

Elle est assise dans la salle d’attente en train de contenir les ardeurs de son enfant. Au loin on peut entendre le bruit des voitures, la clinique communautaire de Delmas 75 est située en plein milieu d’un quartier très fréquenté. Dans l’étage en dessous la voix des patients et les cris des enfants se faisant soigner se fait entendre.

« C’est un jour de rendez-vous pour Israël, je suis donc venue pour assurer le suivi. Je ne savais pas que ce centre existait, on m’en a parlé et j’ai emmené mon fils. Je suis satisfaite du service que j’ai reçu. Et je n’ai rien payé », explique-t-elle. Depuis que l’enfant a été admis au programme, il y a eu des progrès significatifs.

Vanessa ne travaille pas, le père de l’enfant vit en République Dominicaine. Auparavant, elle vivait dans un autre quartier, et elle n’avait pas l’habitude d’emmener son garçon à l’hôpital. Elle est très contente d’avoir cette possibilité maintenant, car là où elle vivait, il n’y avait qu’un programme de vaccination. Pour le moment elle vit chez ses parents près du centre de santé.

Manilande Branchel’homme, infirmière au centre de santé, indique qu’après le dépistage, l’enfant a fait le test de l’appétit afin de déterminer s’il pouvait être soigné en ambulatoire en recevant une ration à consommer à domicile ou s’il devait être hospitalisée, l’anorexie étant une des conséquences fréquentes de la malnutrition.

« Dans notre clinique, nous assurons la prise en charge de la malnutrition à domicile en donnant à l’enfant du PlumpyNut, un aliment prêt-a-l ’emploi formulé pour répondre aux besoins des enfants malnutris et un traitement médical systématique. Les enfants ont un rendez-vous chaque semaine pour le suivi de leur état de santé et de leur croissance, et pour récupérer leur ration de PlumpyNut. Nous faisons aussi des séances d’éducation à la nutrition avec les mères pour qu’elles apprennent à mieux nourrir leurs enfants », ajoute-t-elle.

Une clinique au service de la communauté

les gens attendent leur tour pour consulter leurs enfants

La clinique Communautaire de Delmas 75 est une structure de santé gérée par l’ONG FONDEFH, qui est un partenaire technique important de l’UNICEF. Elle désert une population estimée à près de 63 000 personnes. La fréquentation quotidienne peut atteindre plus de 600 personnes, certaines fois. Les agents de santé communautaire attaché à cette structure de santé font un travail de sensibilisation continu au sein de la population.

Les services disponibles au sein du centre sont inclus dans un paquet de soins qu’on appelle santé communautaire.  Il contient, entre autres, la vaccination, la nutrition. La prise en charge du VIH est également un volet. Il existe aussi un service de maternité, une clinique prénatale, au sein du centre.

Les soins en nutrition sont gratuits, grâce au support des bailleurs dont l’UNICEF, ce qui est vital pour les populations défavorisées fréquentant le centre.

L’UNICEF un partenaire clé de la Nutrition

« La Nutrition représente un élément fondamental dans la survie et le développement de l’enfant. Il est donc essentiel d’assurer ces services aux familles les plus vulnérables et celles qui vivent dans les endroits les plus reculés du pays. Ce que nous voulons c’est avoir des enfants en bonne santé et l’UNICEF travaille avec l’Etat haïtien et les partenaires afin d’assurer ces services », explique Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

Parmi les objectifs de l’UNICEF contenus dans le programme pays il convient de rappeler :  dans le cadre du programme « Renforcer la nutrition », l’UNICEF fournira un appui technique pour accroître la capacité de coordination et de direction de l’Unité de coordination du Programme national pour l’alimentation et la nutrition ;  L’UNICEF veillera à ce que les efforts déployés en matière de nutrition accordent la priorité à la période de 1 000 jours comprise entre la conception et le deuxième anniversaire de l’enfant ; dans les communes les plus touchées par la malnutrition, l’UNICEF veillera à ce que les établissements de santé et les acteurs communautaires aient la capacité de fournir aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de cinq ans un ensemble de services nutritionnels de qualité et peu onéreux.

 

 

 

Camille Lacourt en visite en Haïti.

Ici en Haïti, plus de 4,8 millions de personnes n’ont pas accès à une source d’eau potable. 4,8 millions de personnes, c’est 36% de la population, une statistique que Camille Lacourt souhaite changer par son implication humanitaire.

Arrivé sur l’île d’Hispaniola le 19 février pour un séjour de 5 jours, le quintuple Champion du Monde de Natation Camille Lacourt, a pu voir de ses yeux le travail colossal accompli sur le terrain par UNICEF et ses différents partenaires.

« On voit qu’il y a beaucoup de travail et que ça bosse rapidement » affirme la célébrité française, parrain de la nuit de l’Eau. Cette présence en Haïti de Camille Lacourt visait à constater et témoigner de l’action de l’UNICEF sur le terrain et voir à quoi servent les fonds collectés grâce à la Nuit de l’Eau.

« Tous les dons sont utiles. Il y a eu beaucoup de travail de fait mais il en reste encore beaucoup. Haïti ce n’est pas que les tremblements de terre et les ouragans. Il ne faut pas qu’aider à ces moments mais un petit peu tout le temps » explique Camille.

Accompagné de Julie Barrat, responsable WASH UNICEF, Camille Lacourt, parrain de la nuit de l’eau, visite le réseau d’eau endommagé par l’ouragan Irma

Dans le département du Centre, Camille a pu voir tout ce qui était fait et toutes les difficultés rencontrées pour ramener l’eau potable des sources jusqu’aux populations. À La Chapelle il a visité un réseau d’eau endommagé par l’ouragan Irma. Grâce aux nombreux dons, ce système d’approvisionnement a été réhabilité et de nombreux points d’eau sont maintenant assainis. En totalité, 910 000 personnes ont maintenant accès à un point d’eau potable.

Toujours dans le Centre, il a aussi pu rencontrer les élèves de l’école nationale de Trianon à Mirebalais, une des 152 écoles amies de l’hygiène. Là-bas, grâce au soutien de l’UNICEF, des enfants peuvent se laver les mains et peuvent accéder à des toilettes séparées. Ces programmes ont été en partie financée par la générosité publique lors de la Nuit de l’Eau 2017.

« Pour nous quand on la chance de venir sur le terrain, on voit que vraiment le travail a été fait et en train d’être fait. C’est le message que j’essaie de faire passer : les dons, c’est utile, c’est vraiment utile. » affirme Camille Lecours

Accompagné du médecin Karine Sévère, responsable du CTC de Port au Prince, Camille Lacourt, parrain de la nuit de l’eau, visite les installations et les malades atteints de cholera ou de diarrhée aïgues.

Finalement à Port au Prince dans l’Ouest, accompagné du médecin Karine Sévère, médecin responsable, il a visité le Centre de Traitement du Choléra et de Diarrhée Aigüe Gheskio et un point de chloration d’eau dans le quartier Bristou à Petionville.

« C’est très loin de ce que nous on peut connaître mais oui je relativise beaucoup en disant que moi j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir faire mon sport dans des bassins rempli d’eau et qu’ici il n’y en a pas assez, donc voilà ça me donne encore plus envie de parler de ça » termine Camille Lacourt.

Une chance de survie pour les enfant haïtiens.

Ensemble, nous pouvons donner aux enfants plus d’un jour.

Saviez-vous que chaque année en Haïti, 9600 enfants meurent à la naissance ? Quoique impressionnant et inacceptable, ce chiffre reste malgré tout marginal à l’échelle mondiale. En effet, selon un nouveau rapport sur la mortalité néonatale publié aujourd’hui par UNICEF et disponible ici, il y a dans le monde, 7 000 nouveau-nés qui meurent chaque jour.

« Nous savons qu’il est possible de sauver la grande majorité de ces bébés en offrant des soins de santé abordables et de qualité à chaque mère et chaque nouveau-né. De petits gestes de la part de chacun de nous contribueraient à assurer les premiers pas de ces nouveau-nés dans la vie. » affirme Henrietta H. Fore Directrice générale de l’UNICEF.

En Haïti, à la maternité Isaïe Jeanty tout près de Cité-Soleil, un quartier plutôt difficile de la capitale Port-au-Prince, ce petit miracle se produit chaque jour. Pour Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert, cette deuxième expérience universelle de l’accouchement s’est très bien passée pour elle.

Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert

Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert. Elle aime les enfants.

« Il y avait des douleurs, mais les médecins ont très bien pris soin de moi pendant l’accouchement. » raconte Liliane. Malgré les moyens techniques plutôt réduits de cette maternité, Liliane a vraiment senti qu’il y avait une paire de mains sécures pour accueillir son bébé à la naissance et dans les minutes qui ont suivis. « Ils ont démontré beaucoup de patiente en attendant que le bébé se présente » explique Liliale, déjà debout près de son lit, seulement quelques minutes après l’accouchement.

Son bébé, qui se nomme Christopher est son deuxième : « J’aime les enfants parce que c’est un cadeau de Dieu. C’est un cadeau qui embelli la maison. Parce que sans les enfants, il n’y a pas de fleurs dans la maison. »

Grâce aux soins du personnel médical de la MIJ, Liliane Jean-Charles et son petit Christopher pourront regagner rapidement la maison.

Pour l’année 2017, 3340 accouchements ont été pratiqués et assistés à la Maternité Isaïe Jeanty de Port-au-Prince. UNICEF contribue à sa manière à ce défi en renforçant les capacités techniques et logistiques de la maternité, par la distribution de différents équipements, accessoires et matériaux comme des tables gynécologiques, des instruments et produits médicaux.

Ensemble, nous pouvons donner à chaque enfant plus d’un jour, plus d’un mois, plus que la survie. #PourChaqueEnfant #UneChanceDeVivre

Plus d’information ici https://www.unicef.org/french/every-child-alive/

Editorial de Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti

Des enfants, attendant dehors, au cours d’une inauguration d’école

L’année 2017 qui s’achève a été riche en interventions pour l’UNICEF Haïti. Nous avons soutenu les actions du gouvernement haïtien en renforçant ses capacités dans les domaines liés à la survie et au développement de l’enfant.  Car nos actions sont guidées par notre mandat qui est le bien-être de tous les enfants.

C’est le principe d’équité qui nous guide pour permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables et celles vivant dans les endroits les plus reculés de bénéficier d’une intervention humanitaire permettant de sauver leur vie.  L’UNICEF a été sur tous les fronts au cours de cette année 2017.

Entre autres actions :

-La certification des familles d’accueil fait partie de l’une des alternatives au placement des enfants dans les institutions. Nous avons également procédé à la Certification des ‘’Ecoles amies de l’hygiène’’ avec les partenaires. Les enfants pourront évoluer dans un environnement plus sain.

-L’UNICEF a également contribué au renforcement du système de santé en fournissant un appui technique au MSPP et en développant les systèmes de santé communautaires en formant des agents de santé communautaires et en renforçant le réseau des agents de santé. Ces agents vont contribuer à sauver des vies.

-De janvier à septembre, plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois et 22 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu plusieurs micronutriments pour améliorer leur régime alimentaire et lutter contre l’anémie ferriprive.

Par ailleurs, nous avons continué avec nos interventions dans les départements touchés par Matthew :

  • L’UNICEF a permis à plus de 640 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable depuis le passage de l’ouragan Matthew.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan Matthew ont été réhabilitées, ce qui a facilité le retour en classe de plus de 30 000 élèves. Plus de 10 000 fournitures scolaires ont été distribuées dans 139 écoles et 27 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial.
  • En 2017, un total de 10 628 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition et 7 381 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ont été traitées. Plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois, et 22 725 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des micronutriments.

A cause des changements climatiques, les cyclones deviennent de plus en plus dévastateurs. Renforcer la sensibilisation sur la gestion des risques et de désastres est une priorité. Nous avons organisé des consultations avec les jeunes dans le Sud et la Grand’Anse, les deux départements, les plus touchés par l’ouragan Matthew. La sensibilisation passe aussi par nos jeunes et adolescents.

J’aimerais profiter de ce moment, pour remercier nos collègues de l’UNICEF, autant ceux du bureau central que ceux des régions. Beaucoup de défis ont été relevés grâce à eux. Le personnel de l’UNICEF a été sur tous les fronts, au cours de cette année. Son dévouement à la cause des enfants a sauvé des dizaines de milliers de vie.

2017 s’en va et 2018 frappe déjà à la porte. Il y aura de nouveaux défis à relever, car l’important est de capitaliser sur les bons résultats enregistrés mais aussi de corriger ceux qui méritent de l’être. Néanmoins, les objectifs resteront les mêmes, créer un environnement qui permette aux enfants haïtiens de développer leur plein potentiel.

Il faut renforcer la lutte contre le choléra, la victoire est à portée de main, nous pouvons éliminer le choléra.

J’adresse un salut spécial à tous les enfants d’Haïti, à nos partenaires, et je souhaite à tous une bonne période de fête.

 

Marc Vincent

Représentant

 

L’ACAT à Nirva un modèle de continuité

Le comité ACAT en compagnie des partenaires Zanmi Lasante et UNICEF

La localité de Nirva (département du Centre) est l’une des premières à avoir été déclarée ‘’ Fin de défécation à l’air libre ‘’ (FDAL). Depuis le comité ‘’ Approche Communautaire pour l’assainissement total (ACAT) fait tout son possible, entre sensibilisation à l’hygiène et visite domiciliaire, pour permettre à la communauté de continuer sur cette bonne lancée. Le choléra a pratiquement disparu au sein de cette communauté.

« L’ACAT a eu un impact majeur au sein de la communauté. Car avant, le choléra faisait des ravages. Les membres de la communauté se sont mis ensemble afin de saisir le problème à bras-le-corps en aidant les gens à construire des toilettes afin que cela ne se reproduise plus », explique Wilfrid Moise, président du comité ACAT de Nirva, qui s’estime satisfait concernant la situation actuelle.

La localité compte 150 familles, il n’y avait que 66 latrines. Dans le cadre de l’ACAT, les gens ont construit près de 42 latrines. Nirva fait partie de la section communale de Grand Boucan.

André Aimable, membre de la communauté, se souvient encore des moments difficiles de la population, concernant la propagation du choléra. « L’ACAT c’est une expérience extrêmement importante pour nous, car avant les parents avaient beaucoup de tristesse. Lorsque leurs enfants étaient atteints du choléra, en les emmenant au centre de traitement, ils ne savaient pas si les enfants allaient revenir vivants », se souvient-il.

La DINEPA, l’UNICEF et Zanmi Lasante sont venus vers eux en les sensibilisant sur l’importance des latrines et de la promotion à l’hygiène. Ils ont décidé de prendre part au programme.

Des difficultés pour faire accepter le projet 

Une latrine avec son tipitap

Au départ ce n’était pas facile, car les membres de la population s’attendaient à recevoir une aide matérielle ou financière pour construire les latrines. C’était d’autant plus difficile que dans le même moment d’autres organisations construisaient des latrines gratuites. Les membres du comité ont fait preuve de patience et de pédagogie pour qu’ils acceptent de construire les latrines eux-mêmes.

« Nous avons dû leur expliquer qu’ils seront les grands bénéficiaires de ces latrines. Car ce sera un gain considérable pour la santé de leurs enfants et pour eux aussi. Nous avons tous besoin de ces latrines et nous sommes témoins des ravages du choléra, il faut nous mettre ensemble pour y arriver », explique Casséus Mercidieu, un autre membre du comité.

Pour creuser les trous des latrines, il fallait de la volonté et du courage. Les membres se rassemblaient en fin de journée en allant aider les personnes de la communauté. Il y a eu un effet boule de neige et tout le monde voulait avoir une toilette. Les toilettes sont construites avec les moyens du bord, soit en pailles, en toiles, et rarement en béton.

La communauté a été déclarée ‘’Fin de défécation à l’air libre’’ (FDAL) en Février 2015 et il y a une grande fête de témoignage. « Depuis lors nous n’avons jamais eu de cas de choléra au sein de notre communauté », dit Casseus, satisfait.

Une coalition de tous les partenaires pour le suivi

Jean Montas, agent communautaire WASH, au sein de Nirva, est responsable de la sensibilisation à l’hygiène. Il avoue n’avoir aucun temps libre, car il doit rendre des visites régulières dans les foyers afin de s’assurer si certaines règles d’hygiène sont respectées. Par exemple, si les latrines sont propres, si les ouvertures sont couvertes, si les tipitap (sorte de gallon pour laver les mains) sont en bon état de fonctionnement. La sensibilisation à l’hygiène s’effectue, dans les écoles, dans les églises, bref dans tous les lieux de rassemblement. Jean Montas met surtout l’accent sur les mesures à appliquer afin d’éviter d’attraper le choléra.

Il se demande quand il pourra prendre des vacances. « Mais nous appartenons à la localité, il faut aider les gens, c’est la mission que je me suis donnée », lance-t-il.

UNICEF appuie Zanmi Lasante, partenaire pour l’implémentation dans le Plateau central. Elle est mise en œuvre avec le soutien de la Direction Nationale d’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) et du Ministère de la Santé Publique et de la Population.

Equipes de réponse rapide : un véritable rempart contre le choléra

Une équipe de réponse rapide du département du Centre

Les chiffres du choléra se sont considérablement réduits au cours de cette année 2017. Ils n’ont jamais été aussi bas. La nouvelle stratégie de lutte contre le Choléra a porté ses fruits. Au centre de l’attention se trouvent les équipes de réponse rapide, qui sont de véritables guerriers. Les membres vont combattre le choléra dans les départements ciblés, par beau temps ou temps de pluie. Principalement dans le département du Centre, où les distances à couvrir sont parfois immenses. L’UNICEF est l’un des acteurs clés de la lutte contre le choléra dans le pays.

Mirebalais, le 23 novembre 2017-La voiture tout-terrain subit les assauts des roches, la route n’est pas bonne. Il faut zigzaguer entre les crevasses, pour éviter la boue. Il a plu la nuit dernière, mais les conditions sont acceptables pour arriver à Menaj, localité de Laschaobas (Centre).

L’équipe de réponse rapide d’ACTED, partenaire de l’UNICEF, avec leurs T-shirts verts reconnaissables à plusieurs lieues, est sur le pied de guerre. Elles viennent mener une séance de sensibilisation. Mais la communauté est assez calme, car aujourd’hui c’est jour de marché. Cependant se trouvent encore des gens qui pourront écouter les messages et recevoir les kits d’hygiène, au besoin.

Un membre de l’équipe rapide avec un haut-parleur s’est déjà détaché pour rassembler les personnes qui sont présentes. Dans la vallée vide, sa voix est répercutée par l’écho. Il réussit à rassembler une vingtaine de femmes et quelques enfants. Les hommes sont dans les champs.

Important de continuer la sensibilisation

Une séance de sensibilisation

L’équipe commence à faire la sensibilisation à l’hygiène. Aujourd’hui, l’équipe est là pour un renforcement de sensibilisation. Il se déroule généralement suite à la distribution de kits d’hygiène. Ces kits contiennent du savon, des Sérum de réhydratation orale, et des aquatabs et un seau à robinet.

« Il faut vous laver les mains dans les moments cruciaux, avant de manger et après être sorti de la toilette. Il faut utiliser de l’eau traitée pour votre santé et celle de vos enfants ». Après ces messages, l’équipe demande aux riverains qui n’habitent pas trop loin d’apporter l’eau avec laquelle ils se servent pour faire un test sur le taux de chlore résiduel, pour vérifier s’ils ont respecté les instructions.

Les activités des équipes de réponse rapide consistent en trois parties : investigation, réponse, sensibilisation. « Concernant la situation pour le bas-Plateau, c’est assez calme car nous sommes passés de 38 cas par semaine à 14 cas et pour le moment c’est seulement 7 cas », explique Jennyfer Joseph, responsable de projet choléra pour le Bas-Plateau central.

Parcourir de grandes distances

L’une des plus grandes difficultés pour les équipes de réponse rapide, revient aux grandes distances qu’ils doivent parcourir pour atteindre les endroits éloignés. Parfois cela peut prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours. Car ils doivent dormir en chemin, pour continuer leurs activités et s’assurer que tout le monde est sensibilisé aux principes d’hygiène.

« Dans certains endroits montagneux, même les mules ne peuvent pas passer, mais nous sommes obligés d’y aller s’il y a des cas de choléra. Cela fait partie de notre mission. Des fois nous faisons des missions de plusieurs jours dans ces localités pour toucher tout le monde », rappelle Nadia Delmond, chef d’équipe d’urgence pour Acted, rappelant que la réception des gens est toujours positive.

 

Atelier de formation sur l’éducation et l’éradication du travail des enfants

Les participants pour la photo souvenir

“Education 2030 et éradication du travail des enfants”. Tel a été le thème de l’atelier organisé au Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin (Italie) du 06 au 10 novembre 2017.

Cet atelier a réuni des représentants du Burkina Faso, des Comores, du Liban, du Mali, de la Mauritanie, de la Suisse et d’Haïti dont le directeur général du ministère de l’éducation nationale. Il visait entre autres objectifs à permettre aux participants de : dégager une meilleure compréhension des liens existant entre la réalisation de l’objectif de l’éducation 2030 et l’élimination du travail des enfants; identifier les différentes stratégies pour lutter contre la vulnérabilité au travail des enfants et l’exclusion de ces derniers de l’éducation;  réfléchir aux rôles que les parties prenantes peuvent jouer dans la réalisation de l’éducation à l’horizon 2030 et dans l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025.

Suivant les estimations de l’OIT, présentées à la formation, environ 218 019 000 d’enfants sont astreints au travail à travers le monde ; 151,622, 000 de ces enfants sont âgés de 6 à 14 ans et 75 525 000 enfants effectuent des travaux dangereux pour leur santé, leur développement physique, social ou mental.  Par travaux dangereux, on entend les activités qui compromettent l’éducation des enfants, les activités qui les concerne de toute scolarisation.

Cet atelier a également permis aux participants de passer en revue les principaux cadres internationaux en lien avec l’éducation et la question du travail des enfants. Une attention particulière a été accordée à la Convention relative aux droits de l’enfant, aux différentes Conventions de l’OIT sur l’âge minimum à l’emploi, et aux pires formes de travail des enfants, les Objectifs de Développement Durable (ODD), plus particulièrement l’objectif no 4 qui encourage une éducation inclusive équitable et de qualité.

L’éradication du travail des enfants ; une obligation

Une séance de travail

Les participants à cet atelier sont arrivés à la conclusion que l’éducation et l’éradication du travail des enfants ne sauraient être l’affaire exclusive des Ministères d’éducation des pays.

Le directeur général du Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), le Dr Meniol Jeune, a exprimé son appréciation de l’approche participative utilisée par les facilitateurs et aussi de la qualité des échanges entre les participants.  Il entend travailler à la sensibilisation des acteurs éducatifs sur cette thématique et promouvoir l’éradication du travail des enfants.

Les représentants de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR) à cette formation, Peterson Cadet et Marckens Saint-Louis, proposent de travailler à la définition d’un plan de formation pour les ‘’pairs de protection’’ à travers des séances de restitution des axes fondamentaux du processus d’éradication du travail des enfants.

Geslet Bordes, officier en protection de l’enfance à l’UNICEF Haïti a, quant à lui, exprimé sa satisfaction pour les principaux outils déjà disponibles sur cette thématique. Les connaissances acquises au cours de cet atelier serviront à l’opérationnalisation du plan d’action qui sera préparé avec la participation effective du MENFP et de l’IBESR.

Pour une éducation inclusive de qualité en Haïti d’ici à 2030, disons tous et toutes : “Non au travail des enfants, et oui aux enfants dans les salles de classe !”.

 

152 écoles ont reçu la certification école amie de l’hygiène.

152 écoles amies de l’hygiène ont été certifié le 21 novembre dernier lors d’une cérémonie qui a eu lieu à l’Hôtel Montana de Port-au-Prince.

Cérémonie de certification de 152 écoles amies de l’hygiène à l’Hôtel Montana de Port-au-Prince el 21 novembre 2017.

Cérémonie de certification de 152 “Écoles amies de l’hygiène” à l’Hôtel Montana de Port-au-Prince el 21 novembre 2017.

Cette activité de certification de 152 écoles était organisée  par  le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle en collaboration avec  le Ministère de la Santé Publique et de la Population, la DINEPA, l’UNICEF ainsi que plusieurs autres partenaires dont la Banque Interaméricaine de Développement.

Le projet/programme « Certification des Écoles Amies de l’Hygiène », lancé officiellement en novembre 2014, vise la constitution d’un certain nombre d’écoles-modèles, en matière d’hygiène, dans chacun des dix départements du pays. Pour recevoir leur certification, les 152 écoles ont dû, pour cela, respecter un certain nombre de normes et critères liés à l’hygiène, l’eau et l’assainissement.

Toutes les écoles méritantes représentées lors de la cérémonie ont toutes démontré lors des inspections qu’elles avaient des toilettes et des latrines disponibles, des points de lavage des mains à proximité́ des toilettes, de la disponibilité́ de l’eau pour usage courant et qu’une supervision technique était assurée par des inspecteurs scolaires et des ingénieurs. Les directions des écoles ont aussi présenté leur engagement et leur participation dans l’enseignement de l’hygiène et la création d’un club de santé fonctionnel dans leur établissement respectif.

De nouveaux comportements relatifs à l’hygiène

Madame Emeline Rafael, directrice du Lycée écoles de Jeunes Filles de Jérémie.

Madame Emeline Rafael, directrice du Lycée de Jeunes Filles de Jérémie.

« Je trouve qu’il y a beaucoup de différences parce que maintenant nous essayons de créer chez les apprenants de nouveaux comportements relatifs à l’hygiène. » explique Madame Emeline Rafael, directrice du Lycée de Jeunes Filles de Jérémie, tout juste après avoir reçu sa plaque confirmant la certification de son institution comme École amie de l’hygiène.

« On leur donne des directives mais il leur revient de gérer leurs propres états sanitaires, ce sont des jeunes adolescentes de 11 ans à 12 ans, elles comprennent très bien ce que nous attendons d’elles. On leur demande de créer des comités et on leur donne des consignes sur l’hygiène. On leur apprend à avoir des comportements positifs, à se laver les mains après être allé aux toilettes si non elles vont tomber malade et vont s’absenter de l’école. Si on est pas en bonne santé, on ne va pas rester à l’école non plus affirme la directrice.

« La certification des écoles amies de l’Hygiène relève d’une nécessité absolue. L’analyse de la situation réalisée en 2012 donne les chiffres suivants : 25% des écoles haïtiennes disposent d’installation d’eau potable, 50% de toilettes fonctionnelles, 69% de station de lavage des mains. 52% d’entre elles enseignent l’hygiène ou en font la promotion. » a expliqué M. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF lors de son allocution de circonstance.

13 écoles appuyées par l’UNICEF

Lors de cette première évaluation 2017, sur les 17 écoles certifiées dans les départements du Centre et de l’Artibonite, 13 sont appuyées par l’UNICEF (9 au Centre et 4 dans l’Artibonite). 8 autres écoles dans l’Artibonite sont prêtes et en attente d’évaluation pour leur certification.

Les écoles que UNICEF a aidé à reconstruire à travers le pays, après le tremblement de terre du 12 janvier, sont toutes équipées de bloc sanitaires. Avec possibilité de collecte d’eau de pluie car la question de l’eau peut être un défi dans certains endroits du pays. UNICEF a également mené des séances de sensibilisation à l’hygiène pour le personnel scolaire et aussi pour les écoliers.

« Cette certification va permettre d’avoir des écoles plus sûres. Car à cause de l’insalubrité de certains établissements, l’école qui devrait être un environnement protecteur, peut devenir une menace pour la santé des enfants. Nous savons qu’ils sont particulièrement vulnérables aux microbes et la santé de nos enfants est une priorité absolue » a ajouté M. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF.

Encore beaucoup d’efforts

Malgré le succès de ce programme, il y a encore beaucoup d’efforts à accomplir. Selon les dernières statistiques disponibles, le ratio élèves/toilette en Haïti est présentement de 128 alors que les normes prévoient 25 à 50 élèves par cabine. 72% de la population haïtienne n’a pas accès à un assainissement adéquat et 42% n’ont pas un accès adéquat à l’eau potable alors que l’accès aux services de santé est limité. Même si 20% du contrôle de l’eau de boisson dans les écoles est assuré par la DINEPA, 73% des écoles du pays n’ont toujours aucun contrôle sur la la qualité de cette eau.

En ce sens, par la voix du représentant du directeur général Monsieur Guito Edouard, la DINEPA s’est engagée à renforcer sa collaboration dans le projet pour permettre la concrétisation des objectifs communs pour le bien-être des enfants d’Haïti.

Tous les enfants ont les mêmes droits

M. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF lors de son allocution de circonstance écoles

M. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF lors de son allocution de circonstance.

« L’UNICEF mise beaucoup sur l’équité qui prône un accès aux soins et service pour tous les enfants sans aucune distinction. Tous les enfants ont les mêmes droits. Ces écoles certifiées rentrent en droite ligne avec les Objectifs de développement durables 3, 4 et 6 qui respectivement font référence à la ‘’ bonne santé et bien-être, éducation de qualité, eau propre et assainissement. Nous devons faire beaucoup plus, afin que les ODD, plus que des objectifs comptables, deviennent une réalité » a insisté M. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF.

Le projet « Certification des écoles amies de l’hygiène » porté par la Direction Santé Scolaire (DSS) avait pour objectif de certifier sur 2 ans, un minimum de 100 établissements scolaires, (10 en moyenne par département), du point de vue « eau, assainissement et hygiène », de manière à les proposer comme modèles au niveau national. Avec déjà 152 écoles qui ont reçu la certification « École amie de l’hygiène » le pays est sur la bonne voie.

 

Hygiène, clés du développement

Charles Ernest Chatelier, Directeur Général du FAES a, quant à lui, déclaré devant la salle : «soyons tous amis de l’hygiène car elle est une des clés du développement du pays. »

Les établissements certifiés « amis de l’hygiène » ont reçu une plaque d’honneur. Ce statut sera revu tous les deux ou trois ans, après évaluation. Une nouvelle vignette sera alors apposée sur la plaque en cas de maintien des bonnes pratiques d’hygiène. D’autres institutions s’ajouteront progressivement à la liste, au niveau de chaque département géographique.

« Nous devons aller au-delà d’un simple projet. Il nous faut construire de meilleurs citoyens » a dit M. Pierre Josué Agénor Cadet, Ministre de l’Éducation Nationale.

Par ce Programme le Ministère de l’Éducation Nationale entend : Faire connaitre et proposer comme modèles, au niveau national, les « Écoles amies de l’hygiène » des dix départements du pays ; encourager les directions d’école, le personnel scolaire, les élèves, les parents et la communauté à assurer l’entretien des établissements scolaires, moyennant un accompagnement de la Direction Santé Scolaire (DSS), des Directions concernées (DGS, DAEPP DPCE…) ainsi que des différents partenaires ; encourager l’inspection régulière de ces écoles tant du point de vue physique que sanitaire et éducatif ; Encourager la création, dans ces établissements, d’un club de santé constitué d’élèves et fonctionnant sous l’égide de la Direction et/ou du Conseil d’école ; montrer, aux décideurs et à la population en général, que, dans l’état actuel des choses, la santé constitue la meilleure porte d’entrée vers l’excellence et la qualité de l’éducation.

La journée de l’enfance célébrée en grande pompe en Haïti

Le Représentant de l’UNICEF présentant un certificat à un parent

Port-au-Prince, le 20 Novembre 2017-  C’est en présence des plus hautes autorités du pays que la Journée de l’enfance, donc l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, a été célébrée en Haïti. L’UNICEF, le gouvernement haïtien ainsi que les organisations locales et internationales, ont tenu à renouveler la promesse faite de créer un environnement protecteur, pour le bien-être des enfants d’Haïti.

Pour ce 20 novembre, le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant). L’activité principale de la journée, était la remise de certificat d’accréditation de 76 familles d’accueil. (49 seront nouvellement accréditées, et 27 seront renouvelées).

Parmi les personnalités présentes, la Première Dame de la République, Mme Martine Moïse ; la Ministre des Affaires Sociales et du travail, Mme Stéphanie Auguste ; la Ministre de la jeunesse et des sports, Régine Lamur ; la directrice de l’Institut du Bien-Être social et de recherches (IBESR), Mme Arielle Jeanty Villedrouin ; le Représentant de l’UNICEF en Haïti, Mr Marc Vincent et la représentante de Terre des Hommes/Lausanne, Mme Islande Georges Cadet. Il faut aussi parler de la présence des enfants et des acteurs clés de la protection de l’enfance en Haïti.

L’anniversaire de la CDE

« A l’UNICEF, ce 20 novembre représente aussi le jour le plus important pour toute l’organisation.  Car il célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants. Nous formons l’espoir que cette journée, ne sera pas seulement une célébration, mais qu’il permette de toucher les cœurs et les consciences avec l’objectif de changer la situation des enfants vulnérables à travers le pays », a indiqué Mr. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

La Première Dame qui tient un enfant

Il a plus loin félicité les familles qui participent à ce programme. « Aujourd’hui, l’UNICEF et ses partenaires, s’engage à assurer le suivi de ces nouvelles familles accréditées, à défendre le processus de désinstitutionnalisation, et souhaitons que davantage d’enfants en institutions, ou d’enfants victimes d’autres vulnérabilités soient placés dans un foyer chaleureux », a-t-il continué.

Une jeune ambassadrice de l’IBESR, Habrana Brizard a insisté pour le respect des Droits des enfants sans exception. « Je ne suis pas trop petite pour apprendre que Les défis sont de taille. Cependant j’ai appris que la vie est une lutte, alors luttez pour ce qui est bien est une obligation », s’est-elle adressée à l’assistance.

Identification des enfants, une étape primordiale

Dans son allocution de circonstance, Mme Martine Moïse, a indiqué que l’accréditation de ces familles d’accueil fait partie d’une avancée significative. Elle en a profité pour féliciter ces familles « qui ont consenti à donner de leur temps, de leur présence réconfortante, de leur amour pour participer valablement à l’évolution intégrale et harmonieuse des enfants qui en ont besoin ».

La Première Dame a ainsi rappelé l’importance de l’identification des enfants à la naissance, notamment à travers l’initiative ‘’konte m, mwen konte, dans les hôpitaux. « Elle diminue le risque d’être victime de traite et d’autres formes d’exploitation. Pyès ti moun pa dwe pitimi san gadò (aucun enfant ne doit être élevé seul) », a-t-elle dit, soulignant que le Président de la République, son excellence, Mr. Jovenel Moïse, ambitionne que tous les enfants aient un numéro d’identité et qu’ils soient élevés dans une famille car cela permettra une plus grande efficacité des programmes de sécurité sociale des familles et de protection des enfants.

 

Célébration de la Convention relative aux droits des enfants : Placer le respect des droits des enfants au cœur

Les principaux partenaires, lors de la certification des familles d’accueil

Port-au-Prince le 21 Novembre 2017- A l’occasion de l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, célébré le 20 novembre, partout dans le monde, l’UNICEF réitère son souhait de voir chaque enfant au sein d’une famille. Ainsi l’UNICEF supporte l’Institut du Bien-Être social et de Recherches (IBESR) pour la réalisation de la semaine de l’Enfance. Le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant).  

Comme chaque année, l’objectif de l’UNICEF dans le cadre de cette semaine est de mettre l’accent sur le droit de chaque enfant au bien-être physique, mental et émotionnel. L’organisation appelle à placer le respect des enfants en tant que personnes à part entière au centre de l’attention publique.

En mettant l’accent sur le rôle primordial que jouent les familles pour le développement de l’enfant, en présence de la Première Dame de la République, Mme Martine Moise, l’UNICEF a procédé ce lundi 20 novembre de concert avec l’IBESR et le Ministère des affaires sociales et du travail (MAST) ainsi que d’autres partenaires, à la certification de 76 familles d’accueil.

« L’UNICEF soutient tous les efforts qui visent à réduire le nombre d’enfants placés dans les institutions. La place d’un enfant est dans la famille, biologique ou d’accueil. C’est ce qui lui permet de développer tout son potentiel. », souligne Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « L’UNICEF soutient le gouvernement haïtien pour le bien-être de tous les enfants en Haïti ».

Dans cette même logique, ce 21 novembre, s’est tenue la cérémonie de certification des ‘Écoles amies de l’hygiène’ en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, du Ministère de la Santé publique et de la population ainsi que d’autres partenaires. De bonnes conditions d’hygiène au sein de l’école sont un apport important à l’apprentissage des enfants. Sur les 17 écoles certifiées dans les départements du Centre et de l’Artibonite, 13 sont appuyées par l’UNICEF.

Oui à la Participation

Au-delà des activités dédiées à la protection, à la survie et à l’éducation l’UNICEF entreprendra durant la semaine du 20 novembre une série d’activités visant à valoriser la voix des enfants et des adolescents. La participation étant le quatrième pilier de la CDE le but est de communiquer avec, pour et à travers les enfants. Les voix des enfants seront partagées à travers les médias sociaux, et le Blog de l’UNICEF.

Non à la Violence

Durant toute la semaine du 20 novembre, de courtes vidéos d’opinion sur la violence quotidienne, des « voxpops », seront partagés sur les médias sociaux car l’UNICEF travaille pour « Une famille sans violence pour chaque enfant. » Dans la même logique est planifié un atelier sur la violence et la résilience qui sera suivi par une remise de diplômes au premier groupe d’intervenants formés en l’intelligence émotionnelle et leadership personnelle.

Une série de pièces musicales destinées aux enfants, composées et interprétées par l’artiste haïtien de renom, Jean-Jean Roosevelt, sera lancée en ligne, sur nos réseaux sociaux, ainsi que la vidéo musicale ‘Pou chak timoun’ (Pour chaque enfant).

La CDE un texte important pour les droits de l’enfant  

Dans 54 articles et deux Protocoles facultatifs, la Convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux de tous les enfants du monde : le droit à la survie ; le droit de se développer dans toute la mesure du possible ; le droit d’être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l’exploitation ; et de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

Les quatre principes fondamentaux de la Convention sont la non-discrimination ; la priorité donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit de vivre, de survivre et de se développer ; et le respect des opinions de l’enfant. Tous les droits reconnus dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d’éducation et de services juridiques, civils et sociaux.

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Au sujet de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org