Au milieu du chaos, un espace sûr où Rosmala peut apprendre et rire

 

Cet espace est ouvert à tous les garçons et filles âgés de 3 à 17 ans, y compris à ceux qui souffrent de handicaps. © Maxence Bradley

Cet espace est ouvert à tous les garçons et filles âgés de 3 à 17 ans, y compris à ceux qui souffrent de handicaps.
© Maxence Bradley

Haïti, Jérémie, 27 novembre 2016. «J’adore passer du temps avec les enfants et les accompagner un bout de chemin», déclare Shanam Riche, 21 ans. Il fait partie des 60 membres de la communauté qui se sont portés volontaires pour aider dans les Espaces Amis des Enfants.  Les bénévoles reçoivent une formation spécifique sur les droits des enfants, les pratiques d’animation et les activités qui permettront aux enfants quels qu’ils soient, vulnérables ou relativement résilients, de venir dans ces espaces, qui leur sont réservés, installés dans les communautés les plus touchées par l’ouragan Matthew.

Ces Espaces Amis des Enfants ont pour objectif de renforcer la résilience et le bien-être des enfants et des jeunes, âgés de 3 à 17 ans, grâce à des activités structurées organisées par la communauté et conduites dans un environnement sûr et stimulant, adapté aux enfants.  Ils constituent un lieu sécurisé lors de situations difficiles. « Après l’ouragan Matthew, nous avons constaté que de nombreux enfants accueillis dans les Espaces Amis des Enfants souffraient de cauchemars ou de crises de panique. Le traumatisme vécu par ces enfants se manifestait à travers leur comportement, leurs dessins, » explique Laura Gabrici, responsable de la protection pour AVSI. «  Ces enfants sont souvent très inquiets de ce qui pourrait arriver à leurs proches, en particulier à leurs parents : ils ont peur de les voir disparaître de leur vie à tout moment. L’idée de rester seul est une crainte perpétuelle. »

« J’adore venir ici pour être avec mes amis et faire de dessins. On s’amuse bien, » raconte Rosmala Vincent, 6 ans, un sourire timide aux lèvres. Aucun des membres de sa famille n’a souffert physiquement de l’ouragan, par contre, ils ont perdu tous leurs biens lorsque Matthew a frappé la ville de Jérémie.

Les Espaces Amis des Enfants, tout comme l’intervention de volontaires tels que Shanam, sont le fruit d’un effort concerté entre le

Ces Espaces Amis des Enfants ont pour objectif de renforcer la résilience et le bien-être des enfants et des jeunes, grâce à des activités structurées organisées par la communauté et conduites dans un environnement sûr et stimulant, adapté aux enfants© Maxence Bradley

Ces Espaces Amis des Enfants ont pour objectif de renforcer la résilience et le bien-être des enfants et des jeunes, grâce à des activités structurées organisées par la communauté et conduites dans un environnement sûr et stimulant, adapté aux enfants© Maxence Bradley

Ministère de la Jeunesse et des Sports, l’IBESR (Institut du Bien-Être social et de la Recherche), principale institution publique chargée de la protection de l’enfant, et l’UNICEF, dont les principaux partenaires sont l’ONG nationale IDETTE (Initiative départementale contre le Trafic et la Traite des Enfants) dans Grand’Anse et les ONG internationales Terre des Hommes, AVSI et Save the Children dans le département du Sud. Le cadre a beau être différent, l’ambition reste la même : offrir aux enfants âgés de 3 à 17 ans un environnement sécurisé où ils peuvent jouer et retrouver une certaine normalité, malgré des circonstances difficiles.

Les bénévoles ont entre 18 et 25 ans. Au nombre de sept par Espace Ami des Enfants, en moyenne, ils font en sorte que chaque enfant fasse l’objet d’une attention individuelle pendant les séances d’une durée de deux heures en général. Les activités proposées aux enfants comprennent du dessin, des jeux, du chant et de la danse. Ces séances servent aussi à repérer des enfants particulièrement traumatisés que l’on peut ensuite diriger vers des structures offrant un soutien psychosocial, telle que l’ONG CISAME (Centre d’intervention en Santé mentale de Jérémie). En outre, ces activités permettent d’identifier les enfants et les familles ayant besoin d’une aide sociale spécifique. À travers l’IDETTE et l’IBESR, ils pourront se voir accorder un accès à des services sociaux et des produits de base.

Jusqu’à présent, des Espaces Amis des Enfants ont été lancés dans les villes de Jérémie, dans la Grand’Anse, et aux Cayes, dans le Sud, à raison de deux séances par semaine. À compter de la semaine prochaine, des équipes mobiles introduiront la même initiative dans les endroits isolés. Les volontaires, après des heures de trajet sur des routes boueuses, apporteront leurs compétences individuelles, ainsi que des kits pour le développement de la petite enfance, aux enfants vivant dans des communes difficiles d’accès, telles que Dame Marie et Abricot.

Les Espaces Amis des Enfants sont un point d’entrée essentiel pour la protection des enfants.

Les Espaces Amis des Enfants sont un point d’entrée essentiel pour la protection des enfants.

« Les Espaces Amis des Enfants sont un point d’entrée essentiel pour la protection des enfants. Ils leur offrent un espace où exprimer le traumatisme lié à l’ouragan, ce qu’ils ont vécu pendant et depuis, et cela nous permet de dépister ceux qui ont besoin d’une attention particulière, » explique Geslet Bordes, agent de protection de l’enfance pour l’UNICEF.

Dans les 24 heures qui ont suivi le passage de Matthew, Geslet et ses collègues chargés de la santé, de la nutrition, de l’éducation, des situations d’urgence et de l’eau/assainissement, ont commencé à se relayer entre leur lieu d’affectation habituel, à Port-au-Prince, et les zones touchées, apportant une aide source d’espoir au milieu du chaos et de la destruction. Dans la continuité de son action contre l’épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis 2010, l’intervention d’urgence de l’UNICEF repose sur une approche intégrée : elle s’efforce de répondre aux besoins de base immédiats des enfants et de leurs familles tout en jetant les bases du redressement qui mènera à terme au développement.

« Les membres de la communauté ont réagi avec un enthousiasme évident à la création des Espaces Amis des Enfants.Ils pourraient servir de passerelle pour le développement d’une action communautaire coordonnée, afin de gérer les difficultés auxquelles la population touchée est confrontée, » explique Laura Gabrici. À long terme, ces espaces pourront être gérés par des organisations communautaires, à l’initiative de jeunes notamment. »

Sept semaines se sont maintenant écoulées depuis qu’Haïti a été terrassée par l’ouragan Matthew et plus de 90 000 enfants ont encore besoin d’une aide humanitaire, comme l’a souligné Marc Vincent, « L’intervention d’urgence, désormais pleinement déployée, comporte des programmes visant à protéger les enfants des menaces posées par les maladies d’origine hydrique et par la malnutrition, redoutée en raison de la perte presque totale des récoltes dans les zones les plus touchées. »

 

Cornelia Walther

Traduction : Cendrine Strevens

La clinique 4X4 qui soigne les communautés des zones reculées

 

Sur des routes chaotiques, Médecin du Monde France, partenaire d’UNICEF Haïti et sa clinique mobile atteignent des zones difficiles d’accès pour prodiguer des consultations et des soins aux populations touchées par l’ouragan.

23 novembre 2016, un mois et demi après le passage de Matthew sur la ville de Jérémie, le soleil caresse notre voiture de ses rayons. Un camion chargés de blocs de béton s’arrête pour laisser passer de jeunes cabris, ils sont âgés de quelques jours à peine et traversent la rue en sautillant. A côté d’eux, un homme marche une charge de bois portée sur la tête. Il est suivi d’une femme qui elle, transporte précieusement dans ses bras un pied de banane. Ce jeune bananier une fois planté pourra faire jusqu’à 7 rejetons. Promesse à venir[1] de plusieurs plats de  »bananes pesées »[2] pour la famille et peut être de quelques Gourdes[3] sur la vente des surplus. Des petits signaux bienvenus de reconstruction accueillent notre début de mission à Jérémie alors que l’urgence alimentaire s’installe dans les départements touchés par l’ouragan. Jusqu’à 100% de leurs récoltes ont été perdues à cause de Matthew, voir à la fois du bétail et quelques plants est un signe encourageant.

UNICEF Haiti - 70th Anniversary photo project

Une partie de l’équipe  »clinique mobile’ de MdM : Emile Lékandré, animateur en santé communautaire; Wisline Pierre Louis infirmière; Dr Fé0lix Anderson , médecin et Guirlande Guerrier, infirmière. © Maxence Bradley

Au bureau de Médecin du Monde France, Miss Mimose, responsable des cliniques mobiles nous attend « C’est la première fois que le soleil se montre depuis le passage de Matthew » se réjouit-elle. « Il a plu tous les jours, le ciel était gris. Aujourd’hui le soleil est là. Les feuilles repoussent sur les arbres meurtris et pliés par Matthew, la vie reprend ses droits. »

Alors que nous discutons Miss Mimose et moi, une équipe de trois infirmières, un médecin, un animateur de santé communautaire et un chauffeur s’activent autour d’un 4×4. Ils préparent le matériel. Cette clinique permettra au personnel médical d’administrer des premiers soins, d’effectuer des consultations prénatales, de dépister des pathologies et de vacciner les enfants dont les centres médicaux les plus proches ont été détruits par l’ouragan. Enfin, ils seront à même de repérer les cas qui posent problèmes et de les rediriger vers des structures de soins appropriées. Les maladies rencontrées le plus fréquemment sont des fièvres, des infections, des parasites intestinaux, des diarrhées aigües, des dermatoses, des Infections Sexuellement Transmissibles.

Des consultations et des médicaments gratuits

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bus embourbé à Latibolière. © Maxence Bradley

Le projet ’’clinique mobile’’ de Médecin du Monde France est financé par l’UNICEF. « Cette clinique offre des consultations gratuites. Nous travaillons avec les structures de santé[4] et nous choisissons les lieux d’interventions ensembles avec elles. Pour l’instant nous avons 4 points fixes[5] de clinique que nous visitons tous les 15 jours. Entre 80 et 100 personnes profitent des consultations à chaque passage de la clinique mobile. Ce projet est programmé pour 3 mois», poursuit-elle.

Quelques coups de klaxons retentissent et clôturent mon entretien avec Miss Mimose, signe qu’il est temps de sauter dans la voiture UNICEF et de suivre la clinique mobile. Direction Previlé à 25 km de la ville de Jérémie. 25 km de routes boueuses et sinueuses. Il pleut énormément sur la zone depuis Matthew. Les routes sont dégradées et nombreux sont les véhicules qui s’y embourbent.

C’est d’ailleurs un bus coincé au niveau de la zone de Latibolière qui nous empêchera d’atteindre notre cible ce jour-là. Il bloque la route depuis la veille, impossible de passer et d’atteindre les communautés de Prévilé ce matin-là. La localité sera reprogrammée la semaine suivante et l’équipe médicale rentre au bureau de Jérémie.

Le lendemain matin, nous repartons avec la même équipe direction Baptiste une communauté reculée de la localité Abricots.

Genevieve et le Dr Felix

Genevieve et le Dr Felix. © Maxence Bradley

Après quelques heures de routes difficiles et de nombreux véhicules croisés embourbés, nous devons nous résoudre une nouvelle fois à rebrousser chemin alors que nos voitures essaient encore de gravir cette pente glissante, une fois, deux fois, trois fois, en vain. La décision est prise de faire demi-tour. Baptiste est inatteignable en voiture. Nous croisons des ânes et des marcheurs, les seuls qui parviennent à gravir ces chemins montagneux et boueux. L’équipe médicale et paramédicale est frustrée. Cela fait deux jours qu’ils sont prêts à intervenir à suivre leurs patients et à en rencontrer de nouveaux. Miss Andrea, infirmière chez MDM depuis 8 ans prend la décision d’aller établir des consultations au Centre de santé local le plus proche.

Lorsque nous arrivons de nombreux patients (hommes, femmes, enfants) attendent leur tour. Dr Felix Anderson, médecin de la clinique mobile prend place dans l’un des bureaux et examine sa première patiente du jour. Geneviève attend son quatrième enfant. Elle a les jambes gonflées et marche difficilement. Elle pense être enceinte de 6 mois, le médecin lui révèle qu’elle en est à 8 mois de grossesse. Nouvelle qu’elle accueille avec un petit étonnement. L’un de ses fils et son mari l’attendent dans le couloir. « Depuis Matthew, il pleut tous les jours. L’eau monte dans la maison. Notre maison est inondée, ma femme nettoie toute la journée. Ses jambes gonflent » explique son époux Jean Beret Tadegrain, agriculteur. Le médecin préconise du repos les jambes surélevées.

C’est maintenant au tour du petit Léo d’être reçu par le médecin. Le petit recevra des antibiotiques pour soigner sa pneumonie et reviendra dans sept jours accompagné de son papa pour une visite de contrôle.

Dans la cour de la clinique, la petite Fiad, 11 mois se repose dans les bras de sa maman en attendant ses antibiotiques. L’enfant souffre de fièvre et de douleurs abdominales depuis trois jours. Son analyse de sang révèle une fièvre typhoïde. « Elle doit prendre des antibiotiques durant 10 jours, éviter les graisses et boire de l’eau bouillie », explique Marie Francine Lipso sa maman.

La petite Fiad, son papa et sa maman.

La petite Fiad, son papa et sa maman. © Maxence Bradley

Marie Francine et son époux habite la 4ème section de Pavrette a une heure et demi de marche d’ici. Tous deux sont enseignants. Elle enseigne depuis trois ans et est responsable du niveau préscolaire (208 élèves) à l’école St Augustin près de chez elle. «  L’école a été touchée par l’ouragan, les tôles sont parties, le béton a été endommagé, mais nous avons de la chance nous avons pu reprendre l’école le 7 novembre. »

La maison de cette famille a également été touchée par l’ouragan. Une partie est habitable, une partie a été détruite. « Mais pour les réparations nous attendons qu’un peu d’argent rentre. Mon mari travaille pour une école nationale, il ne touche pas son salaire régulièrement[6] et les cours n’ont pas repris car la réhabilitation de l’école n’est pas encore terminée. Nous nous considérons malgré tout comme chanceux car, en ce moment, même avec un seul salaire, nous nous débrouillons, ce qui n’est pas le cas de tout le monde», conclut-elle.

 

« Il n’y a ni poissons, ni viandes, ni fruits, les légumes sont trop rares. »

Les étals des marchés du département habituellement bien garnis de fruits, légumes frais et sec, riz, poissons et viandes sont aujourd’hui désespérément vides. Lorsque je m’inquiète du régime alimentaire suivi par cette famille, Marie Francine confirme mon inquiétude « Pour l’instant nous nous nourrissons presque exclusivement de riz et de spaghetti. Il n’y a ni poissons, ni viandes, ni fruits, et les légumes sont trop rares. Mon mari parvient encore à trouver quelques ’’feuilles[7]’’ pour accommoder les repas et trouver les vitamines et minéraux nécessaires » conclut-elle avant de repartir avec sa fille et son époux vers leur demeure.

Je les salue et leur souhaite une bonne route non sans demander à Marie Francine ce qu’elle souhaite pour sa fille. «  Qu’elle soit utile à son pays » me dit-elle avec un sourire et en me faisant signe au revoir de la main.

Julie Harlet

Communication UNICEF Haïti

[1] Il faut en moyenne entre 7 et 12 mois à un bananier pour produire ses premiers fruits.

[2] Bananes plantains frites dans de l’huile.

[3] Gourdes GHT monnaie Haitienne.

[4] Notre partenaire MdM travaille avec 7 structures de santé dans 6 communes : Pestel, Beaumont, Abricots, Chambellan, Roseaux et Jeremie.

[5] Ces 4 zones sont Latibolière (Jeremie), Pierry /Prévilé (Jérémie), Baptiste (Abricots) et Cassanette (Beaumont).

[6] Situation fréquente dans l’enseignement public en Haiti.

[7] Légumes de type épinard, cresson, liane panier, etc.

Spécial 70 ans! UNICEF et ses partenaires auprès des enfants touchés par Matthew

Nous avons  récemment visité de nombreuses activités soutenues par l’UNICEF, ses partenaires et le gouvernement Haïtien. Suivez nous dans nos activités de réponse à l’urgence Matthew mais aussi dans nos interventions dans les autres régions du pays.

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Et, vous serez avec nous dans l’un nos ’’Espaces Amis des Enfants’’ lors d’une séance de jeux. à Jérémie ©MaxenceBadley

Au fils de ces prochains jours, vous découvrirez à travers nos rencontres, articles et photos comment l’eau potable est fournie à Jérémie de la source au gallon. Vous comprendrez les difficultés rencontrées par les cliniques mobiles de Médecins du Monde France lorsqu’elles accèdent aux communautés reculées. Vous visiterez des écoles en voie de réhabilitation et verrez les sourires poindre sur les visages d’écoliers de retour sur les bancs de l’école. Vous assisterez à un dépistage de la malnutrition mené par notre partenaire FONDEFH dans un abri. Vous visiterez deux Centres de Traitement de la Diarrhée Aigüe. Et, vous serez avec nous dans l’un nos ’’Espaces Amis des Enfants’’ lors d’une séance de jeux.

Un beau programme pour célébrer l’anniversaire de l’UNICEF qui souffle ses 70 bougies ce 11 décembre 2016.

Nous vous avons réservé quelques surprises. Restez attentifs à nos publications ces prochains jours pour découvrir le tout. Mieux ! Abonnez-vous à notre newsletter pour être certain de ne rien manquer.

 

 

 

 

 

 

 

70 ème anniversaire! UNICEF Haïti, toujours plus près de la population Haïtienne

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©MaxenceBadley

Sous le slogan ’’Yon Chans pou chak Timoun’’  en Créole, ’’Une Chance pour chaque Enfant’’, le staff d’UNICEF Haïti soutient au quotidien  les principes d’engagement, d’autonomisation, qui renforcent la résilience des populations affectées.

Deux mois après le passage de Matthew, dans les départements Sud, de la Grand ’Anse et des Nippes, ces mots ’’Une Chance pour chaque Enfant’’ sont mis en œuvre. Les efforts de reconstruction sont bien engagés et l’aide continue à arriver dans les communautés les plus éloignées. Ces efforts, ces enfants, bénéficient du soutien  le plus complet possible de la part de l’UNICEF.

Ce dimanche 11 décembre 2016 marque le 70ème anniversaire de notre organisation. Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance a été mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies pour défendre les droits des enfants, pour aider à répondre à leurs besoins essentiels et favoriser leur plein épanouissement.

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©MaxenceBadley

Aujourd’hui, l’UNICEF travaille sans relâche dans les endroits les plus difficiles du monde pour apporter une aide vitale, un appui à long terme et de l’espoir aux enfants dont la vie et l’avenir sont menacés par des conflits, des crises, la pauvreté, les inégalités et les discriminations.

L’UNICEF est présent en Haïti depuis 1949 où il répondait aux besoins urgents des enfants et des femmes victimes des cyclones et des épidémies qui frappaient le pays dans les années d’après-guerre.  Plus tard, le 21 Juillet 1983, l’UNICEF signera un Accord de base avec le gouvernement et depuis lors l’UNICEF accompagne l’Etat haïtien dans ses initiatives de renforcement des programmes de Santé, de Protection, d’Education, d’Assainissement de l’Eau et d’accès à l’hygiène. 

Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais présents auprès des enfants Haïtiens.

L’UNICEF travaille sans relâche depuis la veille du passage de Matthew,  l’ouragan dévastateur qui a frappé le pays la nuit du 3 au 4 octobre dernier. Dès le 3 octobre, UNICEF a anticipé les besoins post-ouragan et a pré positionné des fournitures d’importance vitale pour 10 000 personnes. Elles ont été distribuées rapidement aux familles les plus touchées des zones gravement affectées comprenant des réservoirs souples et des tablettes de chloration, des kits d’hygiène et des moustiquaires.

Notre première priorité après Matthew a été l'accès à l'eau potable

Notre première priorité après Matthew a été l’accès à l’eau potable. ©MaxenceBadley

Pour être au plus près des enfants et familles affectées par Matthew, UNICEF  a ouvert un bureau aux Cayes et ouvrirons prochainement un autre bureau à Jérémie pour intensifier notre présence et nos actions.

Aux côtés du Ministère de la Santé Publique et de la Population et de l’OMS, nous avons participé à cette grande campagne de vaccination contre le choléra ciblant 756,191 personnes dont plus de 288,000 enfants âgés de 1 à 14 ans dans les régions affectées par l’ouragan.

Au-delà de la réponse à l’urgence dans les départements de la Grand’Anse, du Sud et des Nippes, L’UNICEF Haïti et ses partenaires  poursuivent  bien évidemment leurs programmes réguliers de protection, de santé, de nutrition,  de politiques sociales, d’eau d’assainissement et d’hygiène pour atteindre chaque enfant Haïtien.

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Lors du tremblement de terre le 12 janvier 2010

Nous étions présents dès 1949 pour répondre aux urgences d’Haïti. Nous étions présents lorsque l’Etat Haïtien a ratifié la Convention des Droits de l’Enfant en décembre 1994. Nous étions présents le 12 janvier 2010 lors du terrible tremblement de terre qui a secoué l’ile. Nous étions présents avant et pendant  et nous sommes présents après Matthew. Nous serons présents pour réaliser un rêve. Celui d’une Haïti où  chaque enfant nait en sécurité, se développe et s’épanouit pour réaliser son plein potentiel en bénéficiant  de la protection et de l’éducation qu’il mérite et en ayant à sa disposition les services  de soins nécessaire à sa bonne santé.

Bon fèt UNICEF ! Joyeux anniversaire UNICEF !

Marc Vincent

Représentant de l’UNICEF en Haïti

L’autonomisation des filles et des femmes rendra Haïti plus forte !

Du 25 Novembre au 10 décembre se déroulent les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre.

Témoignage: UNICEF m’a aidé à sauver mon fils

 

Ketteline et son fils Raphael

Ketteline et son fils Raphael

Ce beau jeune homme que vous voyez, souriant, musclé et plein de vie, s’appelle Raphael .  Il a 17 ans.

Il est né le 25 Aout 1999 par césarienne. Il est mon benjamin. Histoire ordinaire, direz-vous! Mais lui n’a pas une histoire ordinaire.

Il est né à 6 mois (27 semaines). C’était un très grand prématuré.

A 27 semaines, les chances de survie sont très minces, presque nulles en Haiti.

Grace à Dieu d’abord et grâce à l’UNICEF et aux progrès de la science, Raphael a survécu.

Grace à la diligence du Chef des Operations à l’époque et grâce au dévouement de toute l’équipe de l’UNICEF, j’ai été évacuée en urgence. Le bureau tout entier, du Représentant au Chauffeur s’est mobilisé pour permettre mon évacuation dans l’espace de 3 heures de temps…….

J’ai été admise à l’hôpital aux Etats Unis et j’ai été prise en charge dès mon arrivée.

Raphael est resté en soins intensifs néonataux pendant trois mois, trois longs mois pendant lesquels il s’est battu pour survivre!

Trois longs mois, où espoir et désespoir se côtoyaient….

Trois mois pendant lesquels j’ai reçu le support inestimable du bureau de l’UNICEF, de mes collègues et amis.

Trois mois pendant lesquels j’ai fait une expérience humaine sans pareil.

J’ai appris à être patiente, à attendre. Attendre que mon bébé prenne 1 gramme, 2 grammes, 3 grammes. Attendre de pouvoir le serrer dans mes bras. Attendre qu’il pèse 3 livres pour rentrer à la maison avec lui

J’ai fait l’expérience de la solidarité humaine. De la solidarité de la grande famille UNICEF !

Une vie sauvée, celle de Raphael. Des millions de vies sauvées

C’est ce que je fais en participant à la chaine d’approvisionnement. En achetant des vaccins, des kits pour accouchement pour les femmes, des médicaments Je contribue à sauver des vies comme celle de mon fils

Ensemble continuons à œuvrer, à travailler. Pour sauver des millions de petits Raphael  !!

 

Kettelyne Daniel,

 Chargée de l’Approvisionnement UNICEF Haïti

 

 

 

Plus près du cœur

Fabienne sur la cour de l'UNICEF avec le petit Loic

Fabienne sur la cour de l’UNICEF avec le petit Loic

Lorsque j’ai rejoint l’équipe UNICEF en 2014, je savais que j’allais continuer mon travail d’ingénieur en eau à servir le milieu rural haïtien, ce que j’adore. Ce que je ne savais pas, c’est que mes actions seraient plus près du cœur.

A l’UNICEF, j’ai rejoint une famille pluridisciplinaire où chacun met du sien pour un but commun. Ce but n’est autre que ce petit enfant qui nait, survit, se développe, s’épanouit et grandit… Devient un adolescent à qui on donne sa chance. Je rencontre souvent des enfants comme ceux de Lamielle, Boucan Fourmi, Bigué, Petite-Rivière des Nippes. Ils sont souvent sur mon téléphone en photo… Ils sont mes patrons sorry Marc ! Ceux qui font que je laisse ma famille pour aller dans ses coins et recoins où je rencontre souvent des oubliés du système.

Avec UNICEF, mon cerveau d’ingénieur va au-delà des calculs hydrauliques, ces nombreux standards… Mon cerveau se souvient des sourires des enfants qui nous suivent dans ces communautés, ces enfants curieux… Mon cerveau me rappelle aussi ces enfants sans eau… le géo helminthes. Ces vers qui les rongent. La nécessité qu’ils aient leur dignité. Je les compare souvent à mes garçons. Ces disparités dont nous parlons sont criants, sous mes yeux.

Heureusement, il n’y a pas que ces moments lourds. J’ai eu l’occasion de rencontrer Suzanne cette femme solide qui grâce à son leadership son quartier Ba Bouk Lamielle (pas loin de la Frontière) est arrivée à la fin de défécation à l’air libre. Elle m’a serré dans ses bras du fait que j’ai rendu visite à son coin. Son engagement, sa volonté m’ont motivés. Suzanne fait partie d’une organisation de femmes. Ces organisations dont nous faisons référence dans nos rapports aux donateurs.

Quoique des fois, je me sens dépassée par toute cette demande avec le peu que nous avons, je le sens comme un privilège. Le privilège de faire le plaidoyer non seulement auprès des autorités mais aussi du plus commun des mortels. Je vois aussi les brins d’espoir, ces yeux brillants des femmes, enfants qui voient de l’eau dans un robinet. Je collecte dans ma mémoire les souvenirs de ces adolescents avec qui j’ai discuté à Port-au-Prince. J’ai appris qu’ils ont le droit d’être écoutés, le droit de s’exprimer pour que nous définissions des programmes qui répondent à leurs besoins.

L’UNICEF est un laboratoire. Souvent trop intensif. L’UNICEF est un courant à gérer. Si on ne fait pas attention, il prend le dessus sur la vie de famille, notre vie personnelle. Il génère du stress…

Avec UNICEF, mon fils a été allaité 6 mois. Loïc m’a rapproché de collègues qui en ont fait leur petit chéri.

L’UNICEF c’est ça pour moi. Des bons souvenirs, des moments de frustration. Le conseil que je vous donne « Don’t mind the noise, be gentle with yourself and do your very best ! ». Les enfants apprécient toujours car ils sont sans équivoque. Je vous laisse. Je suis en route pour le Plateau Central avec Kettly et Bien-Aimé. J’admire Péligre à ma droite. En avant pour de nouvelles aventures en équipe.

 

Par Fabienne Bertrand, Specialiste en WASH a l’UNICEF

« Ce que je veux pour chaque enfant », une petite histoire signée Margaret Papillon

Ce 20 novembre, qui représente l’anniversaire de la Convention relative aux Droits des Enfants, l’UNICEF, a invité des écrivains du monde entier à écrire une courte histoire sur le thème « Ce que je veux pour chaque enfant ». Plus de 200 auteurs ont répondu à l’appel et décrit leur vision d’un monde dans lequel tous les enfants ont le droit de survivre et de s’épanouir, d’apprendre et de grandir en bonne santé et en toute sécurité. Lisez l’histoire que l’écrivaine haïtienne, Margaret Papillon a rédigé « pour chaque enfant ».

Journée mondiale de l’enfance: Un rappel sur les violations des droits de l’enfant

 

Les élèves de l'école Nationale de Cavailon (Sud)

Les élèves de l’école Nationale de Cavailon (Sud)

Port-au-Prince, 20 Novembre 2016 – En dépit des énormes progrès réalisés pour les enfants depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989, les droits de millions d’enfants sont violés chaque jour, a déclaré aujourd’hui l’UNICEF, en marquant la Journée mondiale de l’enfance.

«Les droits de l’enfant sont fondamentaux dans chaque nation. En Haïti, l’UNICEF travaille à transformer ces droits en réalité. Nous sommes déterminés à travailler avec le gouvernement et les partenaires pour soutenir les initiatives visant à améliorer leur vie », a déclaré Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

Haïti a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1994. Le traité sur les droits de l’homme le plus rapidement et le plus largement ratifié au monde. La CDE établit une norme universelle de base pour une enfance saine, protégée et décente pour chaque être humain.

L’ouragan Matthew a mis en grand danger la vie des enfants vivant dans les zones touchées. Selon les évaluations les plus récentes, 125 000 enfants ont besoin de protection contre la violence, l’exploitation et les mauvais traitements. Des allégations de violence accrue, y compris de violence fondée sur le genre, ont été rapportées dans les zones touchées par l’ouragan. L’UNICEF s’est procuré au niveau local des articles pour soutenir les activités de protection de l’enfance, notamment: couvertures, vêtements, matelas, trousses d’hygiène et autres articles non alimentaires, ainsi que des aliments destinés à être distribués dans les zones affectées de la Grand’Anse et du Sud. L’UNICEF, en collaboration avec l’IBESR (Ministère des Affaires sociales) et ses partenaires, met en place des espaces adaptés aux enfants dans le Sud et la Grand’Anse.

Le programme pays d’Haïti visera les enfants les plus exclus et les plus défavorisés afin d’assurer leur survie, leur développement, leur participation et leur protection. À cette fin, l’UNICEF concentrera ses efforts sur les domaines de convergence programmatique et géographique où les besoins des enfants les plus démunis sont les plus importants et où interviennent plusieurs composantes du programme sectoriel.

 

Dans le cadre de la campagne nationale d’assainissement, l’UNICEF continuera de collaborer avec les autorités haïtiennes (DINEPA) dans 9 des 16 communes de haute priorité du choléra ainsi que les zones les plus touchées par l’ouragan Matthew. Cela inclut la finalisation d’un réseau d’eau en milieu rural dans la commune de Mirebalais pour atteindre 2 677 personnes et améliorer les conditions d’eau, d’assainissement et d’hygiène de six centres de santé et 18 écoles (avec 4 500 enfants).

Depuis la ratification de la CDE, on estime que 86% des enfants ont été victimes de violence dans leur famille et dans leur milieu de vie, on estime que 207 000 enfants de moins de 15 ans sont engagés dans des formes inacceptables de travail domestique, la naissance de 20% des enfants de moins de 5 ans n’est pas enregistrée ; 1 enfant sur 4 ne vit pas dans sa famille biologique ; 1 enfant sur 10, âgé de moins de 5 ans à un faible poids (11%). Mais des progrès ont été réalisés grâce à l’appui de l’UNICEF; la ratification et la promotion de deux protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l’enfant, l’enregistrement de 28 000 enfants vivant dans des centres résidentiels, l’établissement de mécanismes d’identification, de soins transitoires et de regroupement familial pour les enfants touchés par les déportations,  la fréquentation scolaire est passée de 50% en 2006 à 83% en 2012.

Malgré des progrès considérables pour les enfants dans le monde au cours des dernières décennies, près de six millions d’enfants meurent chaque année de causes évitables – et les enfants des ménages pauvres sont deux fois plus susceptibles que les enfants des foyers les plus riches de mourir avant leur cinquième anniversaire.

Près de 50 millions d’enfants ont été déracinés – 28 millions d’entre eux ont été déplacés par un conflit. Les enfants pris au piège dans des zones assiégées- y compris la Syrie, l’Irak et le nord du Nigéria sont plus à risque d’être violés, leurs écoles, hôpitaux et foyers étant attaqués. À l’échelle mondiale, environ 250 millions vivent dans des pays touchés par des conflits.

Près de 385 millions d’enfants vivent dans une extrême pauvreté et plus d’un quart de milliard d’enfants d’âge scolaire ne sont pas en apprentissage. Près de 300 millions d’enfants vivent dans des zones où la pollution de l’air est la plus toxique – six fois ou plus que les directives internationales.

Le mois prochain, l’UNICEF marquera 70 ans de travail pour apporter une aide vitale, un soutien à long terme et l’espoir aux enfants dont la vie et l’avenir sont menacés par les conflits, les crises, la pauvreté, les inégalités et la discrimination.

 

 

Pendant ce temps à Port-au-Prince

 

Bienvenue au petit Claude qui comptabilise 30 minutes de vie sur ce cliché

Bienvenue au petit Claude qui comptabilise 30 minutes de vie sur ce cliché

Depuis plus d’un mois maintenant, nous vous décrivons avec minutie nos efforts fournis dans la partie Sud-Ouest de l’ile, zone la plus touchée par l’ouragan dévastateur qui a frappé le pays la nuit du 3 au 4 octobre dernier.

Certes nos actions sont concentrées dans les départements de Grand ’Anse, du Sud et des Nippes. Certes nous avons ouvert un bureau aux Cayes pour être aux plus près des enfants et familles affectées par Matthew. Certes nous participons à cette grande campagne de vaccination contre le choléra ciblant plus de 800.000 personnes. Certes nos équipes travaillent sans relâche depuis la veille du passage de Matthew… Et pendant ce temps, le reste du pays fonctionne et nos programmes aussi.

 Saina, 6 mois prend son repas

Saina, 6 mois prend son repas

Depuis le passage de Matthew, on en oublierait presque qu’au-delà de l’urgence, UNICEF Haïti et ses partenaires  poursuivent leurs programmes de protection, de santé, de nutrition, d’eau, assainissement et hygiène, et de politique sociale pour atteindre chaque enfant Haïtien.

C’en est pourtant bien le cas, comme l’illustre, le petit Saina âgé de 6 mois, arrivé il y a une semaine à la clinique communautaire de Delmas 75 à Port-au-Prince pour se faire vacciner.

Lors de son examen médical, les soignants se sont inquiétés du petit poids du bébé et ont conseillé à la maman de le faire hospitaliser quelques temps pour lui donner un traitement nutritionnel  pour rattraper son retard de croissance. Aujourd’hui, il savoure un repas semi-solide en complément du lait maternel et sa courbe de croissance a repris une trajectoire ascendante. Il sera bientôt prêt à rentrer à la maison. Il  reviendra avec sa maman une fois par semaine pour contrôler son poids et sa taille et pour recevoir un aliment thérapeutique prêt à l’emploi à consommer à la maison. L’histoire se termine bien pour ce petit garçon et sa maman.

Beyonce,18 mois souffre de MAS

Beyonce,18 mois souffre de MAS

Dans la salle d’attente la petite Beyonce arrive dans un piteux état. Très amaigrie, gonflée par des œdèmes, couvertes de petites plaies infectées, cette petite fille porte sur elle les symptômes d’une forme de malnutrition aigüe sévère et qui peut être fatale en l’absence d’un traitement. Elle est entourée de sa maman, de sa marraine et d’une amie de la famille. Toutes semblent perdues.

Cette amie me fait part de leur désespoir. Elles habitent le quartier de Carrefour Feuille (à 10 km du quartier dit ’’Delmas 75’’) et ont déjà visité deux hôpitaux. Deux hôpitaux qui n’ont rien pu faire pour Beyonce car ils n’avaient pas d’alimentation thérapeutique à lui offrir. Leur inquiétude porte aussi sur le coût des soins. Elles n’ont pas d’argent pour payer la prise en charge et le traitement de l’enfant. Dr Emmanuela Durandisse, spécialiste en Nutrition chez UNICEF Haïti les rassure, ’’Vous êtes au bon endroit. L’enfant va être pris en charge et suivi gratuitement.’’

La petite de 18 mois mesure 77 cm et pèse 6.2kg soit la moitié du poids d’un bébé de son âge.  Après un premier examen médical, Beyonce reçoit du lait dit thérapeutique qu’elle absorbe avec difficulté. Le protocole de soin a commencé.  Parmi les enfants de moins de 5 ans vivant en Haïti, 22 % souffrent de malnutrition chronique (petite taille par rapport à leur âge) et 5% de malnutrition aiguë (petit poids par rapport à leur taille). Toutes ses formes de malnutrition sont dues à un ensemble de facteurs notamment, la pauvreté des familles, les épisodes infectieux répétées et les  pratiques alimentaires non adaptées à l’âge et aux besoins des enfants.

 Kathiana, Claude et Solange la grand-mère

Kathiana, Claude et Solange la grand-mère

Un étage plus bas,  Claude a poussé son premier cri. Ses parents vivaient aux Cayes (dans le sud-ouest de l’ile), leur maison a été  rasée par l’ouragan. Kathiana  Oumouate alors enceinte de 7.5 mois et son époux se réfugient alors à Port-au-Prince, où la mère de Kathiana s’inquiétant des conditions dans lesquelles sa fille devait donner naissance à un premier enfant a ouvert les portes de sa demeure au jeune couple.

Ce 10 novembre, à 12h24, le petit Claude poussait son premier cri. Kathiana 27 ans, heureuse mais fatiguée, entourée de son époux et de sa mère se réjouissait de la venue de ce petit garçon en pleine santé après un accouchement sans problème, encadré par les professionnels de la santé de  la clinique communautaire Delmas 75 à Port-au Prince, clinique soutenue par UNICEF Haïti qui y appuie son partenaire haïtien FONDEFH (Fondation pour le Développement et l’Encadrement de la Famille Haïtienne).

Julie Harlet – UNICEF Haïti Communication