Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin

VIDEO: Vue d’ensemble en images sur le travail de l’UNICEF en Haïti. Les enfants expliquent en quoi et comment UNICEF et ses partenaires les ont aidé.

La famille, un rempart de protection qui survit à l’ouragan

L’UNICEF en soutien, à l’Institut de Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR)  supporte le dispositif de familles d’accueil  afin de permettre à des enfants de trouver une famille et de s’épanouir.  Reportage dans le département du Sud.

A chaque fois qu’elle prononce le nom de Dario, petit garçon âgé de 2 ans, placé dans sa famille, Marie Fita Sénat, 57 ans, ne peut s’empêcher d’avoir un large sourire. Ses yeux brillent, tant elle est heureuse d’avoir accepté l’enfant car c’est maintenant une source de joie permanente pour tous.

 

Don Dario et sa mère d'accueil lors de notre visite précédente. Il avait alors 1 an et demi.

Don Dario et sa mère d’accueil lors de notre visite précédente. Il avait alors 1 an et demi.

Elle a rencontré un travailleur social au cours d’une réunion qui lui a proposé de faire partie du programme de famille d’accueil. Elle a accepté tout de suite, dit-elle, car elle avait l’habitude d’accueillir des gens dans la famille.

Le Programme Protection Famille d’Accueil prend en charge des enfants sans protection parentale, égarés, abandonnés, en situation de négligence ou de maltraitance. Les agents de L’IBESR et de Terre des hommes/Lausanne leur trouvent une famille d’accueil et procèdent à une recherche familiale. L’UNICEF supporte le dispositif de concert avec l’IBESR.

« Lorsqu’on m’a proposé de prendre l’enfant, je ne pensais pas que les autres membres de la famille allaient lui réserver un accueil aussi chaleureux. Dario est maintenant l’idole de toute la famille, tout le monde l’aime.», dit-elle

Don Dario et sa mère d’accueil lors de notre visite précédente. Il avait alors 1 an et demi.Dario est maintenant en jardin d’enfants et ressemble à un enfant épanoui, jouant avec les autres enfants de la garderie où il va chaque matin. C’est un enfant vif et éveillé. Marie Fita explique qu’elle a déjà entamé les procédures légales pour l’adoption du petit garçon.

Cependant, l’histoire de Dario, n’a pas été un conte de fées au départ. Né d’une fille-mère séropositive, il ne connait pas son père. Avant sa naissance, sa mère a été prise en charge par Terre des Hommes/Lausanne (TDH/L), partenaire de l’UNICEF dans le département du Sud. Elle a ainsi pu recevoir des soins et bénéficié d’un suivi médical et psychologique jusqu’à la naissance de son enfant qui n’a pas contracté le VIH de sa mère. Par la suite, Terre des Hommes a aidé cet enfant, déjà mère, à retrouver les siens et à être réuni avec sa famille.

Marie Fita en discussion avec les partenaires de Terre des Hommes

Marie Fita en discussion avec les partenaires de Terre des Hommes et UNICEF.

Bien que Marie Fita, déjà mère de trois enfants a elle-même été durement affectée par le passage de l’Ouragan Matthew, sa maison ayant été endommagée et la famille ayant perdu de nombreux documents personnels. Elle a pu trouver un hébergement temporaire. Jamais dans cette période de détresse, il n’a été question de renoncer à Dario, et c’est avec fierté et affection que dans cette maison, Marie-Fita nous montre l’endroit où dort l’enfant temporairement. Elle se souvient encore avec émotion du parcours qui a mené Dario dans cette famille.

 

Devenir famille d’accueil : un parcours exigeant, une démarche généreuse

L’identification de  familles d’accueil est un processus rigoureux. « Accueillir un enfant chez soi est un engagement fort et requiert un certain nombre de conditions » nous explique Herby Cadet, responsable du projet famille d’accueil à TdH. Une fois les familles volontaires identifiées, TDH/L et l’IBESR effectuent des enquêtes sociales afin de s’assurer que la famille remplit les conditions sociales pour accueillir un enfant. Cependant, elles ne reçoivent aucune rémunération. Elles sont formées et encadrées sur plusieurs thématiques.

« L’UNICEF est le principal partenaire financier du projet depuis 2014. Après l’ouragan Matthew, il était important pour nous de nous assurer de la situation de ces familles et de ces enfants. L’UNICEF nous a soutenus pour assister des familles avec des kits d’hygiène et des biens de première nécessite afin d’assister ces familles », indique-t-il.

Protéger les enfants les plus vulnérables après Matthew

Depuis l’Ouragan Matthew l’UNICEF, l’IBESR et les partenaires tels que Terre des Hommes mènent une série d’interventions visant à soutenir les familles les plus vulnérables pour éviter les séparations familiales.

Ces activités ont également inclus une assistance matérielle, des interventions psycho-sociales et un soutien au rétablissement du lien familial pour 3 552 enfants sans protection parentale vivant dans des centres résidentiels au Sud et à la Grande Anse. Plus de 80% des enfants placés dans les centres résidentiels ne sont pas des orphelins.

« La famille est le cadre naturel d’épanouissement d’un enfant. Les situations d’urgence peuvent perturber les capacités des familles biologiques comme d’accueil à maintenir cet  espace d’épanouissement, de développement et de protection. Promouvoir la protection à base familiale, soutenir les organisations étatiques afin que chaque parent et chaque enfant dispose des ressources et des capacités pour traverser des chocs sociaux, économiques climatiques, ou politiques, est une activité centrale à laquelle tous les secteurs d’intervention de l’UNICEF contribuent » indique Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

 

Retrouver l’article de notre première rencontre avec Don Dario:

Don Dario et Fatya du programme Famille d’accueil nous reçoivent chez eux

 

 

 

 

Réponse humanitaire du Programme de Santé de l’UNICEF en 2016

Réponse humanitaire de l’UNICEF en Haïti, voyez ce que notre programme de santé a accompli en 2016.

Santé : Une écolière reçoit une dose de vaccine contre le choléra dans la ville de Les Cayes.

Une écolière reçoit une dose de vaccin contre le choléra dans la ville de Les Cayes.

 L’UNICEF a contribué aux campagnes de vaccination contre le choléra en avril et en novembre. La vaccination allait de pair avec une diffusion d’information sur la prévention du choléra.  Plus de 912 000 personnes ont été vaccinées et sensibilisées dont plus de 361 000 enfants âgés de 1 à 14 ans

En collaboration avec  Médecin du Monde (MDM) Argentine et les Directions de la Santé, l’UNICEF a organisé une semaine de Travail Intensif sur la Santé de l’Enfant du 12 au 18 décembre  dans l’optique d’apporter des soins préventifs aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes dans les départements du Sud, de la Grand ‘Anse et des Nippes. Durant cette semaine intensive, 41 042 enfants de moins de 5 ans ont été vaccinés contre la rougeole et la rubéole; 38 537 enfants de moins de 5 ans ont été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche; 18 947 enfants de moins de 5 ans ont reçu une première dose de vitamine A et 34852 enfants de moins de 5 ans en ont reçu une seconde dose.

En 2016, l’UNICEF a appuyé la mise en œuvre de l’approche RED (Reach Every District- atteindre toutes les communes) pour la vaccination dans 63 des 140 communes. Cette approche a ciblé les enfants dans les endroits à accès limité. 77.174 enfants ont reçus 3 doses du  vaccin Pentavalent. Ce vaccin immunise contre les cinq maladies suivantes : diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B et poliomyélite

Dans son programme de vaccination ordinaire, l’UNICEF a appuyé la formation de 5 techniciens de la chaîne du froid pour l’entretien des réfrigérateurs solaires ainsi que la formation d’un logisticien national au Bénin durant 10 mois.

 

UNICEF Haïti Communication

Source: UNICEF Haïti, Rapport sur la situation humanitaire en Haïti. Fin de l’année 2016, 6 janvier 2017

 

Rétrospective 2016: la réponse humanitaire nutrition de l’UNICEF

Découvrez  la réponse humanitaire du programme Nutrition de l’UNICEF en Haïti. et voyez comment l’UNICEF, par l’intermédiaire de ses partenaires, a continué de réagir à la crise nutritionnelle.

Dépistage de la malnutrition dans un refuge à Dame Marie dans l’une des régions où l'ouragan Matthew a frappé le plus durement. © Maxence Bradley

Dépistage de la malnutrition dans un refuge à Dame Marie dans l’une des régions où l’ouragan Matthew a frappé le plus durement. © Maxence Bradley

En réponse à la situation d’urgence engendrée par la sécheresse et l’ouragan Matthew, l’UNICEF, par l’intermédiaire de ses partenaires, a poursuivi sa réponse à la crise nutritionnelle. La capacité de 105 institutions de santé publique a été améliorée (35 résultant de l’ouragan et 70 en réponse à la sécheresse) et la surveillance nutritionnelle communautaire a été renforcée dans 53 communes (15 en réponse à Matthew, 38 en réponse à la sécheresse).

Dans les zones les plus touchées par l’ouragan Matthew, près de 6 000 enfants ont été dépistés. Les cas diagnostiqué de malnutrition ont été gérés avec des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi.

En 2016, à l’échelle nationale, 15 260 enfants ont été traités pour malnutrition aiguë sévère (MAS) et 23 193 enfants ont reçu des micronutriments.

Un plan national de contingence pour la nutrition a été élaboré pour la préparation et la réponse aux situations d’urgence. L’UNICEF a fourni et pré-positionné des fournitures thérapeutiques et médicales dans les 10 départements.

UNICEF Haïti Communication

Source: UNICEF Haïti, Rapport sur la situation humanitaire en Haïti. Fin de l’année 2016, 6 janvier 2017

 

La vie de Loudina apès le passage de l’ouragan Matthew en Haïti

Lorsque l’ouragan Matthew a frappé la ville de Jérémie en Haïti, Loudina, 8 ans a perdu sa maman. 3 mois après, UNICEF fait de son mieux pour s’assurer que les enfants haïtiens comme Loudina ne perdent pas espoir.

Méthode Kangourou, quand la chaleur humaine et l’amour sauvent les petits prématurés

Julie et son garçon de 10 jours

Julie et son petit garçon de 10 jours (Photo: Maxence Bradley)

 Pas d’argent, pas de soins ; c’est malheureusement souvent aussi simple que cela en Haïti.

Faute d’argent et donc de soins de nombreux petits prématurés se retrouvent condamnés et leur parents se sentent bien démunis.

Heureusement dans certaines cliniques publiques du pays comme à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti les petits nés trop tôt sont pris en charge par des professionnels de la néonatologie et leurs familles bénéficient de conseils et d’un soutien psychologique. ’’ Ce n’est pas tous les jours faciles pour nouveaux parents de se retrouver dans cette situation. La vie des petits tient à un fil’’ explique l’infirmière en chef Monette Adonis Dejean, aka Miss Adonis alors qu’elle s’occupe d’une patiente.

Julie Auguste, 20 ans n’a ni emploi ni autres revenus. Elle vit à Port-au-Prince. Lorsqu’elle a ressenti les premières douleurs de l’accouchement, elle n’y a pas cru. ’’ Pas maintenant, il est trop petit, il ne doit pas sortir’’ se disait-elle. ’’J’avais peur de le perdre, je me suis rendue dans une clinique pour me faire examiner et le petit est arrivé.’’ Julie et son prématuré sont rapidement transférés à l’HUEH dans l’unité de soins intensifs néonatals (USIN). Aujourd’hui, la mère et l’enfant sont dans l’unité de soins Kangourou. Sous les regards bienveillants de Miss Adonis et du Docteur Sévère, chef de l’unité de néonatologie, Julie tire son lait tandis que l’enfant est logé bien au chaud sur la poitrine de sa maman. ’’C’est cela, la méthode kangourou’’, se réjouit Miss Adonis.

L’unité de soins intensifs néonatals

L’unité de soins intensifs néonatals (Photo: Maxence Bradley)

La méthode de soins kangourou est un contact peau à peau entre le parent et le bébé. C’est une technique simple et économique grâce à laquelle le parent sert « d’incubateur » au nouveau-né en assurant un contact peau à peau permanent. Elle s’est révélée être la manière la plus efficace de sauver les bébés prématurés. Soutenue par l’UNICEF, la méthode Kangourou a été introduite pour la première fois en Haïti en juillet 2011 et l’unité de néonatologie sert de centre de référence dans tout le pays.

Cette technique a entraîné un réel changement dans le système de néonatologie en Haïti : la durée d’hospitalisation des prématurés a enregistré une baisse, passant de 90 à 10 ou 15 jours ; les mères se sentent plus en contrôle et leurs compétences maternelles sont renforcées ; on a assisté à une réduction du risque d’abandon du nouveau-né prématuré résultant d’une prise de conscience précoce par la mère des complications liées à la prématurité ; la pratique de l’allaitement exclusif s’en est également trouvée améliorée.

Une méthode efficace pour réduire la mortalité infantile

L’unité de néonatologie de l’HUEH a été reconstruite après le tremblement de terre. Grâce à un financement accordé par l’UNICEF, un espace a alors été spécialement aménagé pour que la prise en charge par la méthode Kangourou démarre. Le personnel médical Haïtien a été formé au Bénin. Cette unité sert désormais de référence pour la mise en place de la méthode Kangourou en Haïti.

Dr Sévère, chef de l'unité de néonatologie, Julie et son bébé

Dr Sévère, chef de l’unité de néonatologie, Julie et son bébé (Photo: Maxence Bradley)

Une fois de retour à la maison, ces ’’parents kangourous’’(ou membres de la famille) servent d’agents de changement de comportement. ’’A l’hôpital, nous leur montrons comment utiliser la méthode kangourou mais aussi comment allaiter et s’occuper de leur bébé. Ils enseignent ensuite ce qu’ils ont appris dans leur propre communauté quand ils rentrent chez-eux’’, explique le docteur Sévère.

Le bébé de Julie est âgé de 10 jours, il n’a pas encore de nom, ’’c’est commun dans notre service, nous attendons que les bébés reprennent des forces’’, explique le docteur Sévère ’’ Pour ce petit-ci, c’est la prochaine étape’’, conclut-il en caressant la tête du nourrisson.

Julie avait imaginé une naissance plus sereine pour son premier enfant mais aujourd’hui, après l’angoisse et les épreuves, elle a retrouvé un sourire radieux. Apaisée, la jeune mère sait qu’elle est entre de bonnes mains et que son petit bénéficie des meilleurs soins du pays.

Il y a quelques mois, le premier hôpital public d’Haïti a néanmoins tiré la sonnette d’alarme. ’’ Nous ne parvenons pas à traiter tous nos patients convenablement parce que nous manquons de matériel et de médicaments. L’Etat ne fait pas son travail, il nous laisse seul. Par moment nous n’avons même pas de gants ! C’est nous, le personnel qui nous cotisons pour acheter du matériel médical et des médicaments« , s’insurge l’infirmière en chef.

L’infirmière en chef Monette Adonis Dejean

L’infirmière en chef Monette Adonis Dejean (Photo: Maxence Bradley)

’’Dans notre unité, Il n’y a que deux incubateurs. Ils ne suffisent pas et lorsqu’il y a une panne d’électricité – presque quotidiennement – et que la génératrice ne fonctionne pas, nous nous sentons impuissants « , continue l’infirmière en chef.

Face à cette situation, le personnel de l’HUEH a fait grève durant quatre mois en 2016. « C’était une décision difficile à prendre, car finalement ce sont les personnes malades et les petits les plus faibles qui en souffraient le plus« , raconte Monette Adonis Dejean. Le but de la grève était avant tout de manifester pour obtenir plus de médicaments et matériel médical. Depuis, la clinique a ré-ouvert. Le gouvernement a promis de se charger de l’approvisionnement en médicaments et matériels. ’’Mais la situation a peu évolué. Sans l’engagement et la pression des organisations d’aide humanitaire, la situation serait encore pire’’ conclut- elle.

Julie Harlet, UNICEF Haïti- Communication

Rétrospective 2016 sur la réponse humanitaire au programme d’éducation de l’UNICEF

Notre rétrospective 2016, vous informe sur la Réponse humanitaire des programmes de l’UNICEF en Haïti. Aujourd’hui, nous vous parlons de notre programme d’éducation. Le retour des enfants à l’école dans un environnement d’apprentissage sûr grâce à la réhabilitation des écoles endommagées et à la fourniture de fournitures nécessaires sont les principes fondamentaux qui guident nos activités.

Elodie est heureuse d’être de retour sur les bancs de l’école Notre-Dame de Lourdes à Jérémie. Cet établissement est supporté par l’UNICEF. © Maxence Bradley

Elodie est heureuse d’être de retour sur les bancs de l’école Notre-Dame de Lourdes à Jérémie. Cet établissement est supporté par l’UNICEF. © Maxence Bradley

2016 a été marquée par deux crises majeures dans le secteur de l’éducation. Le premier a été le processus de déportation depuis la République dominicaine qui a déplacé plus de 74 000 personnes dont 30 pour cent (22 200) étaient des enfants de moins de 18 ans. Le deuxième a été l’ouragan Matthew qui a causé de lourds dégâts, affectant le droit à l’éducation de plus de 400 000 Enfants. La réponse de l’ouragan Matthew a occupé la majeure partie du dernier trimestre de l’année.

Afin de contribuer à la réponse à la crise binationale, l’UNICEF a combiné son programme dans le département du Sud-Est (à Anse-à-Pitre).a UNICEF en collaboration avec le Ministère de l’Éducation a organisé des cours de remédiation pendant les vacances d’été pour environ 5000 enfants rapatriés ne parlant pas français. Ceux-ci ont ensuite pu être intégrés au système d’éducation formelle.

Pour ce qui est de la réduction et la gestion des risques de catastrophe, l’UNICEF a soutenu le Ministère de l’Éducation avec la finalisation du rapport de Miyamoto (une société d’ingénierie spécialisée) sur les 131 bâtiments scolaires évalués dans le département de l’ouest pour les risques potentiels et l’impact possible en cas de tremblement de terre. Le rapport a également été distribué lors d’une conférence régionale sur la réduction des risques de catastrophes dans les Caraïbes qui s’est tenue à Port-au-Prince en septembre 2016.

La situation tendue dans tout le pays en raison du report des élections a eu une incidence sur la mise en œuvre du programme d’éducation et a constitué une contrainte majeure dans la mise en œuvre des activités de Réduction des Risques et Désastres. En outre, la diminution du financement connexe a considérablement réduit la portée des activités prévues avec le Ministère de l’Éducation. Apres Matthew, UNICEF a mobilisé des fonds supplémentaires pour l’intervention d’urgence et pour se fixer l’objectif d’atteindre 65 000 enfants et celui de s’engager à réparer 182 écoles.

 

UNICEF Haïti

Communication

 

Source: UNICEF Haïti, Rapport sur la situation humanitaire en Haïti. Fin de l’année 2016, 6 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

Rétrospective 2016- Réponse humanitaire du programme WASH de l’UNICEF

Notre rétrospective 2016 vous informe sur la réponse humanitaire des programmes de l’UNICEF. Aujourd’hui, nous vous parlons de notre Programme d’Eau, d’Assainissement et d’Hygiène.

La priorité de l’UNICEF reste la fourniture d’eau potable et de structures adéquates d’assainissement aux personnes touchées par l’ouragan, la lutte contre le choléra et de restaurer dignité et protection chez les personnes déplacées par la crise.

L’infirmière Deliazar se tient devant des patients atteints de choléra qui reçoivent leur traitement au Centre de Traitement de la Diarrhée Aiguë de Cap-Haïtien en Haïti le 8 novembre 2016. © Maxence Bradley

L’infirmière Deliazar se tient devant des patients atteints de choléra qui reçoivent leur traitement au Centre de Traitement de la Diarrhée Aiguë de Cap-Haïtien en Haïti le 8 novembre 2016. © Maxence Bradley

En 2016, grâce à son action humanitaire, l’UNICEF a continué de soutenir les acteurs locaux de la santé publique en améliorant la surveillance et la réponse rapide aux alertes de choléra, en mettant l’accent sur l’accès à l’eau et à l’assainissement durable dans les zones les plus menacées et sur le renforcement de la surveillance communautaire.

Pour de répondre aux besoins accrus causés par les perturbations dans l’accès à l’eau potable et à des structures adéquates d’accès à l’hygiène et l’assainissement (ce qui augmente davantage le risque de maladies d’origine hydrique, y compris le choléra), plus de 300 000 personnes ont eu accès à de l’eau potable pour boire, cuisiner et se laver. L’UNICEF a continué de renforcer les capacités de coordination et de préparation de la Direction de l’eau et de l’assainissement.

Abner Dorvil spécialiste WASH chez UNICEF Haiti à la station de traitement d’eau de Jérémie le 23 novembre 2016© Maxence Bradley

Abner Dorvil spécialiste WASH chez UNICEF Haiti à la station de traitement d’eau de Jérémie le 23 novembre 2016© Maxence Bradley

Suite à l’ouragan Matthew, l’UNICEF a réorienté une partie de son programme et de ses ressources pour répondre à cette nouvelle situation d’urgence. La première priorité de l’UNICEF consistait à fournir l’eau potable et des structures adéquates d’assainissement aux personnes touchées par l’ouragan, à lutter contre le choléra et à assurer la dignité et la protection des personnes touchées, en particulier celles déplacées par la crise.

Dans les semaines qui ont suivi l’ouragan Matthew, le pays a connu un pic important du nombre de cas potentiels de choléra, avec 500 cas potentiels dans la semaine précédant Matthew et 1500 cas dans les 2 semaines suivant le passage de Matthew.

 

L’UNICEF a augmenté significativement son nombre d’équipes d’intervention d’urgence dans les zones affectées, passant de 5 équipes pré-Matthew à 36 équipes dans les semaines suivant Matthew. Cela a vraisemblablement contribué de manière significative à la baisse considérable des cas potentiels de choléra observés dans les six semaines suivant l’ouragan.

Néanmoins, des défis majeurs restent à relever, notamment la persistance du choléra dans 6 départements. Pour maîtriser le choléra, une programmation cohérente doit être mise en œuvre et un financement constant est nécessaire. L’imprévisibilité actuelle du financement entraîne une incapacité à planifier et à développer efficacement la programmation.

 

UNICEF Haïti Communication

 

Source des données: UNICEF Haïti, Rapport sur la situation humanitaire en Haïti. Fin de l’année 2016, 6 janvier 2017

Rétrospective 2016 – Réponse humanitaire et stratégie de l’UNICEF

Notre rétrospective 2016, vous informe sur la Réponse humanitaire des programmes de l’UNICEF en Haïti. Aujourd’hui, nous vous parlons de notre stratégie humanitaire.

2016 a débuté sous la sécheresse induite par El Niño, l’insécurité alimentaire et la malnutrition connexes au phénomène, le choléra, les problèmes de protection de l’enfance, la morbidité et la mortalité infantile. L’année 2016 s’est terminée avec un pays bouleversé par l’ouragan Matthew, et la nécessité de reconstruire dans l’une des régions les plus pauvres du pays.

L’UNICEF a finalisé son Action Humanitaire pour les Enfants 2017 pour Haïti, qui sera lancée en janvier.

Des enfants du village de   Blaise, dans la section communale de Lalomas au Nord du pays. © Maxence Bradley

Des enfants du village de Blaise, dans la section communale de Lalomas au Nord du pays. © Maxence Bradley

Ce plan établit l’intervention humanitaire planifiée de l’UNICEF dans tout le pays pour 2017, y compris les réponses continues au choléra, l’ouragan Matthew, la sécheresse prolongée causée par el-Niño et les retours transfrontaliers. Ce plan a également été aligné sur le Plan de Réponse Humanitaire (PRH) pour 2017, auquel l’UNICEF apporte une contribution importante en termes d’activités planifiées et de résultats escomptés pour les populations touchées.

La réponse de l’UNICEF repose sur une approche intégrée, répondant aux besoins fondamentaux immédiats des enfants et des familles affectés tout en continuant à combattre l’épidémie de choléra.

La priorité de l’UNICEF demeure la fourniture d’eau potable et de structures d’assainissement aux personnes touchées par l’ouragan, la lutte contre le choléra et d’assurer dignité et protection aux personnes affectées, en particulier celles déplacées par la crise.

Le retour des enfants à l’école dans un environnement d’apprentissage sûr grâce à la réhabilitation des écoles endommagées, la fourniture de matériel scolaire, le soutien aux enfants non accompagnés et la prévention de la séparation des familles sont également des objectifs fondamentaux des activités de l’UNICEF en 2016.

L’UNICEF intensifie ses activités de prévention et de traitement de la malnutrition et, en étroite collaboration avec le gouvernement et l’OPS / OMS, l’UNICEF rétablit les services de santé.

Les mesures de préparation de l’UNICEF qui avaient été mises en place ont contribué à améliorer la préparation aux catastrophes, en particulier en comparaison à des catastrophes similaires dans le passé. Cela a été un facteur positif dans la réussite de la première vague de réponse de l’UNICEF. Cependant, l’UNICEF et ses partenaires souffraient d’un manque de ressources humaines et financières, alors que dans de nombreux secteurs, il n’y avait pas assez de partenaires pour réagir efficacement.

 

Source: UNICEF Haiti, Haiti Humanitarian Situation Report. End of year 2016, Jan 6 2017

 

 

 

 

Trois mois après Matthew, l’UNICEF et ses partenaires apportent toujours un soutien aux personnes affectées

 

Au niveau éducatif, l’UNICEF a facilité la réhabilitation de 14 écoles, et 107 autres sont en cours de réhabilitation. © Maxence Bradley

Au niveau éducatif, l’UNICEF a facilité la réhabilitation de 14 écoles, et 107 autres sont en cours de réhabilitation. © Maxence Bradley

PORT-AU-PRINCE, le 4 janvier 2017 – Près de trois mois après le cyclone Matthew, l’UNICEF et ses partenaires continuent d’apporter une aide aux personnes affectées par l’ouragan de catégorie 4.

Plus de 2 millions de personnes ont été affectées dont 900 000 enfants. Parmi les 1 400 000 personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire, on peut compter près de 600 000 enfants. 716 écoles ainsi que de nombreuses infrastructures sanitaires ont été endommagées.

Aussi, de concert avec le gouvernement haïtien et les partenaires, l’UNICEF a pu aider à la livraison d’eau potable à plus de 281 000 personnes, y compris 118 000 enfants sur une base quotidienne. L’UNICEF a contribué à la vaccination de 807 395  personnes contre le choléra y compris plus de 309 213 enfants âgés de 1 à 14 ans ainsi qu’à la prévention et à l’éducation sur la maladie. Dans le cadre de la santé, l’UNICEF a assuré la restauration de 37 systèmes de chaîne du froid dans les établissements de santé affectés. L’UNICEF a rendu fonctionnel 35 centres de traitement ambulatoire en malnutrition, en fournissant des intrants et des équipements perdus dans la Grand ‘Anse et dans le Sud ainsi que deux hôpitaux par département. Au niveau éducatif, l’UNICEF a facilité la réhabilitation de 14 écoles, et 107 autres sont en cours de réhabilitation. Ces écoles restaurées ont permis  le retour en classe de 4 200 enfants. Au total, les écoles restaurées par l’UNICEF, permettront à plus de 36 000 écoliers de reprendre le chemin des classes.

L’UNICEF travaille en étroite collaboration avec les communautés sur la malnutrition qui continue d’affecter les enfants et les adultes qui luttent pour se remettre de la sécheresse prolongée et des effets subséquents de l’ouragan Matthew, y compris le risque persistant de maladie et la perte de moyens de subsistance. Les interventions de protection de l’UNICEF soutiennent les familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance, visant à empêcher la séparation des enfants. Il est fréquent que les parents placent leurs enfants dans des centres résidentiels dans l’attente, souvent fausse, qu’ils auront accès à l’éducation. Ce que les parents ne peuvent plus se permettre. Le stress économique est également connu pour conduire à la violence, et l’augmentation des tensions sociales qui se combinent pour augmenter le risque de mauvais traitements et de négligence.

Dans le cadre de la santé, l’UNICEF a assuré la restauration de 37 systèmes de chaîne du froid dans les établissements de santé affectés. L’UNICEF a rendu fonctionnel 35 centres de traitement ambulatoire en malnutrition, en fournissant des intrants et des équipements perdus dans la Grand ‘Anse et dans le Sud ainsi que deux hôpitaux par département. © Maxence Bradley

L’UNICEF a rendu fonctionnel 35 centres de traitement ambulatoire en malnutrition, en fournissant des intrants et des équipements perdus dans la Grand ‘Anse et dans le Sud ainsi que deux hôpitaux par département. © Maxence Bradley

Pour être plus proche de la population et améliorer l’aide aux enfants, l’UNICEF a ouvert deux sous-bureaux, l’un aux Cayes dans le département du Sud et l’autre à Jérémie dans la Grand’Anse. L’objectif principal de ce repositionnement est de répondre plus efficacement à l’urgence Matthew et d’accompagner la population dans les efforts de réponse à l’urgence et de développement.

« Trois mois après Matthew, nous constatons des améliorations, l’eau potable est de plus en plus disponible, la grande majorité des écoles ont rouvert leurs portes. Les zones les plus difficiles d’accès reçoivent l’assistance. Et l’UNICEF entend pleinement jouer son rôle dans la poursuite des opérations d’urgence et de développement », a déclaré Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

Pour réaliser ces interventions, l’UNICEF avait besoin de financement. L’appel de l’UNICEF pour Haïti est passé d’un montant de 13,4 millions de dollars avant l’ouragan à 36,6 millions de dollars après l’ouragan Matthew et a été financé à plus de 85% à la fin de l’année en raison de la générosité des donateurs et de leurs électeurs. Ces fonds aident l’UNICEF à couvrir les besoins les plus urgents des familles et des enfants d’Haïti en termes d’eau et d’assainissement, de santé, de nutrition, d’éducation et de protection.

 

Il reste encore beaucoup à faire au cours de la prochaine année pour permettre aux enfants haïtiens et à leurs familles de bénéficier de l’eau potable, de l’assainissement et de la dignité qui y est associée, ainsi que de l’accès à la protection, à l’éducation et aux services de santé. Une fois de plus, l’UNICEF compte sur la générosité des donateurs afin qu’il puisse continuer sa mission et rester fidèle à son mandat qui est: une chance équitable pour chaque enfant.