Augmenter l’accès à l’eau par la reforestation

Une collaboration de la communauté a permis le projet

L’UNICEF avec une contribution de l’USAID met en œuvre des projets de réhabilitation d’eau dans plusieurs départements du pays. L’un des volets importants de ce programme est la reforestation autour des sources de captage d’eau afin de protéger et faciliter la recharge de la nappe phréatique et de permettre aux populations d’avoir de l’eau en quantité et en qualité suffisante.

Dans le Sud, le partenaire d’exécution du projet, la Croix-Rouge néerlandaise, va dans les endroits les plus reculés en menant à bien ce programme, avec l’appui de la DINEPA.

Cayes, le 18 Septembre 2018- La localité Mulat (3ème Boni) commune de Tiburon, est l’une des bénéficiaires. C’est un endroit très difficile d’accès, et le relief escarpé rend encore plus difficile l’accès à l’eau potable. Sous la supervision de la DINEPA, la Croix-Rouge Néerlandaise, avec le support de l’UNICEF et de l’USAID, conduit des activités d’adduction d’eau potable, comme la construction d’une source de captage, d’un réservoir ainsi que des bornes fontaines pour puiser l’eau.

D’un autre côté, des activités de reboisement sont menées afin d’assurer la pérennité du projet. L’un des responsables du projet au niveau communautaire, Saurel Vital, Casec de la section, ne cache pas sa satisfaction quant à la réalisation du projet. « Il y a eu beaucoup d’amélioration en ce qui concerne la situation de l’eau. Elle n’était pas potable et les animaux avaient l’habitude de souiller l’eau car la source n’était pas captée », explique-t-il.

« Il est d’une importance capitale de planter des arbres. Notre localité avait une très grande couverture végétale. Le cyclone Matthew a déraciné la grande majorité des arbres, rendant la communauté extrêmement vulnérable. La Croix-Rouge Néerlandaise a exécuté des projets de reboisement autour des sources d’eau construites ce qui va permettre de conserver cet ouvrage », se réjouit-il.

L’organisation a distribué 16 082 de plantules aux riverains des sources réhabilitées, incluant 11 900 arbres fruitiers et 4182 forestiers, elle a également organisé des séances de formation sur la protection de l’environnement. Pour l’ensemble du projet, 14 hectares ont été reboisées sur le périmètre de protection de 6 sources dont 3 hectare dans la zone de Mulat avec 2148 arbres comprenant 1500 arbres fruitiers et 848 arbres forestiers.

« Il y a eu beaucoup d’amélioration dans notre vie depuis ce projet d’eau. De plus, nous sommes mieux imbus de l’importance des arbres. Nous avons reçu des formations sur les techniques de plantation des arbres et bois de pousse et nous allons en planter beaucoup plus », souligne l’un des riverains. Dans le cadre du projet 120 personnes des communautés ont été formées sur les techniques de plantation des bois de repousse et des arbres.

L’engagement communautaire a fait la différence  

Tout le monde a participé

La communauté s’est rapidement impliquée dans le projet de reboisement, elle a participé à la construction d’une clôture autour de la source de captage, procédé à des nettoyages en arrachant les mauvaises herbes, et sensibilisé les gens afin qu’ils empêchent aux animaux de manger les plantules. Ils vont continuer de planter des arbres bien après le départ de la Croix-Rouge Néerlandaise.

« Nous avons accueilli ce projet avec beaucoup de chaleur, tout le monde était partie prenante. Nous avons mis sur place un service de volontariat. La communauté a participé au transport du matériel, car c’est très loin. Maintenant il nous revient de pérenniser ce projet. Nous sommes en train de les responsabiliser, car le projet nous appartient, désormais », poursuit M. Vital.

Un projet important

Joesmy Louis, agronome et coordonnateur Livelyhood, au sein de la Croix-Rouge Néerlandaise, insiste sur l’importance de planter des espèces d’arbres spécifiques afin de contribuer à la recharge de la nappe phréatique. Les formations ont permis aux gens de planter eux-mêmes des plantules qu’ils avaient préparées.

Pour combattre la sècheresse qui menaçait les arbres, des techniques artisanales ont été mise en place, comme l’utilisation de bidon d’eau sur la racine des arbres de manière régulière, de pailles pour réduire l’impact du soleil.

« Les gens n’ont pas été payés pour planter les arbres. Ils se sont levés de très tôt, tambour à la main dans une ambiance festive, avec la participation de tout le monde pour ce mouvement de reboisement », se réjouit-il. Le mélange d’arbres fruitiers a contribué à augmenter l’intérêt de la population.

Une localité très isolée

Un projet important pour la communauté

La localité de Mulat culmine à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Nichée dans les montagnes, elle est pratiquement inaccessible. Il faut un bon chauffeur et une voiture tout-terrain solide pour y parvenir. Car la route est très étroite, tracée par la population avec les moyens du bord, c’est-à-dire rien.

Les grosses roches sont partout présentes, avec les falaises à pic qui sont tout prêtes, l’inquiétude est omniprésente pour tous les passagers. La route résiste même aux inévitables motos, on n’en voit pas sur la route. Les conditions de vie sont très difficiles pour les riverains.

Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti, explique que l’accès à l’eau potable permet de protéger les familles, principalement les enfants contre les maladies.

« Conformément aux principes d’équité qui guide l’UNICEF, nos interventions se font à travers tout le pays. Avec un accent sur les endroits difficiles d’accès où la population est très vulnérable. Nous remercions l’Etat haïtien pour son accompagnement et le peuple des Etats-Unis pour ce financement qui nous a permis de faciliter l’accès à l’eau potable pour ces familles », conclut-elle.

Le couvert végétal autour des sources joue plusieurs rôles. En effet, les sols forestiers retiennent les eaux de pluie qui se fraient un chemin jusqu’aux nappes aquifères, permettant leur recharge. Les forêts riveraines évitent le ruissellement de sols acides dans les lacs et les rivières d’eau douce qui en seraient très affectés. Elles réduisent les crues, limitent des inondations, empêchent l’érosion des sols.

Combattre la sécheresse dans les localités reculées du Sud

L’un des reservoirs à Ti Plaine (Sud)

La localité de Tiplaine, située dans le département du Sud, a beaucoup souffert des épisodes de sécheresse. Son enclavement rend la situation des personnes vivant encore plus difficile en termes d’accès à l’eau potable. L’UNICEF, avec une contribution de l’USAID, de concert avec la Croix-Rouge Néerlandaise a réhabilité le réseau d’eau de la zone, notamment en construisant une source de captage, un réservoir, un réseau d’eau capable d’alimenter les riverains à travers des bornes fontaines. Le tout sous la supervision de la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA).

Ils ne savent comment remercier les bailleurs, car maintenant c’est un soulagement pour tout le monde, tant la vie a changé au sein de la localité. Une formation pour les plombiers permet la pérennité du réseau.

Cayes le 13 Septembre 2018- Un large sourire fend le visage de Smart Joseph, ASEC de Tiplaine, lorsqu’elle parle du réseau d’eau de la localité.

« Avant la mise en place du réseau, la situation était intenable au sein de la zone en termes d’eau. L’endroit où nous avions l’habitude de puiser l’eau était très insalubre, il y avait beaucoup de roches, les arbres étaient partout et c’était très difficile pour nous. Pour certaines personnes, il fallait marcher plus d’une heure de temps, aller et retour, de plus il y avait beaucoup de personnes qui puisaient l’eau et le débit était très faible », se rappelle-t-elle.

Une eau qui n’était pas potable

Sans compter la mauvaise qualité de l’eau qui n’était pas potable et qui était source de maladie de toute sorte pour la population, notamment les enfants. L’eau était puisée à même le sol. Les gens attrapaient toute sorte de maladie. Les enfants avaient des boutons sur la peau et sur le cuir chevelu ainsi que les maladies hydriques. En ce qui a trait aux femmes, elles confrontaient de grave problème en termes d’hygiène intime.

Josette Blanc, l’une des bénéficiaires et mère de trois enfants, se remémore toutes les difficultés qu’elle a rencontrées pour pouvoir puiser une eau qui n’était même pas potable. « La situation était tellement critique que nous ne savions quoi faire. C’est Dieu qui a envoyé l’UNICEF, l’USAID et la Croix-Rouge, la DINEPA sinon nous serions tous déjà morts car le choléra faisait des ravages », avoue-t-elle.

Elle avait des problèmes de peau assez sérieuse à cause de l’eau. « Maintenant ma peau est saine et je suis guérie grâce au nouveau réseau », se réjouit-elle.

Les gens sont plus que satisfaits

Un technicien de la Croix-Rouge néerlandaise contrôle la qualité de l’eau

« Avec la venue de l’UNICEF, de la Croix-Rouge, de l’USAID et de la DINEPA qui ont construit ce réseau, la situation s’est considérablement améliorée, nous ne confrontons plus les mêmes problèmes. C’est différent, les enfants sont en meilleure santé », explique-t-elle.

Les gens ont accueilli le projet les bras ouverts, selon elle. D’autres zones ont  commencé les travaux bien avant eux. Mais leur enthousiasme et leur énergie les ont permis de terminer avant les autres. Les gens ont été formés sur la gestion de l’eau afin que tout le monde soit bien imbu de l’importance de l’eau potable, comment se protéger des microbes, sur le lavage des mains, entre autres.

Une formation de plombiers qui a fait la différence

Dans le cadre du projet et pérennisation des ouvrages sur proposition de la DINEPA, il y a eu des séances de formation pour les plombiers qui gèrent les systèmes d’adduction eau potable (SAEP) des différents réseaux du Sud. Une trentaine de plombiers ont pris part au workshop.

Le plombier de Ti Plaine, responsable du système n’a pas caché sa satisfaction. Il s’est notamment réjoui du fait de faire profiter à ses aides plombiers, les connaissances qu’il a recueillies lors de l’atelier.  « Ils pourront prendre en charge le système, lorsque je ne suis pas là », a-t-il dit, insistant sur l’aide inconditionnelle de la population pour la concrétisation du projet.

Conserver le réseau en bon état

Plusieurs milliers d’arbres ont été plantées aux environs des sources de captage afin de conserver l’eau. Les plantules ont été distribuées dans le cadre du projet. Il y a eu des formations pour sensibiliser sur l’importance des arbres. « Les gens sont allés en grand nombre planter les arbres », souligne Smart Joseph. En effet, La Croix-Rouge Néerlandaise aussi a fait la formation sur les techniques de plantation des arbres et la fournir de pépinières ce qui a permis le reboisement de 2 hectares sur le périmètre de protection de la source.  C’est au total 1530 arbres dont 1050 fruitiers et 480 forestiers qui ont été plantés par les communautés. Cela permettra l’augmentation du couvert végétal et la protection de la source nouvellement réhabilitée.

Un Comité d’approvisionnement en eau potable et assainissement (CAEPA)- formé de membres au sein de la communauté- a été mis en place et formé sur ces taches et responsabilité par la DINEPA selon le protocole national afin d’assurer la gestion du système d’adduction d’eau. Aussi au niveau communautaire, les personnes vivant prêt des tuyaux et des fontaines en appui au CAEPA s’assurent de la propreté, sensibilise les gens et chasse les animaux, afin que tout soit toujours propre.

« Nous devons être en mesure de pérenniser le système, car il nous appartient », souligne l’un des responsables.

Ce projet est très important pour l’UNICEF, la DINEPA et l’USAID car il intègre le volet construction des systèmes d’accès à l’eau à celui de la pérennisation à travers la formation des acteurs et la préservation de la ressource en eau ces deux éléments étant le gage de la continuité du service d’eau dans les localités synonyme d’éradication des maladies hydriques.

Le projet vise à répondre au besoin critique en eau des populations vivant en zone de sècheresse et à risque d’insécurité alimentaire et de sous-nutrition.

 

La nouvelle Représentante de l’UNICEF visite les partenaires dans le Plateau Central

La Représentante de l’UNICEF discutant avec les infirmières du CTDA

Mme Maria Luisa Fornara, nouvelle Représentante de l’UNICEF en Haïti, a effectué une courte visite dans le Département du Centre. Elle a notamment rencontré plusieurs partenaires dans le domaine de l’eau, l’hygiène et l’assainissement et de la lutte contre le choléra. L’objectif principal était de comprendre les différents défis et les avancées dans ces domaines. Mme Fornara a eu des discussions très fructueuses avec le Dr. Jasmin Paul Menahel, l’un des responsables de la lutte contre le choléra dans le département du Centre pour le MSPP.

Mirebalais, le 13 Septembre 2018- Tôt le matin la voiture de l’UNICEF a pris la route. A son bord l’ancien et le nouveau chef de la section urgence de l’UNICEF, Gregory Bulit et Antonio Marro. Après avoir traversé le trafic, la route et les montagnes du Centre s’offraient à la délégation.

Mme Fornara a visité un Centre de traitement de diarrhée aigue (CTDA) à Mirebalais et a pu s’entretenir avec les infirmières responsables du Centre. Elles ont fait part de leur détermination de tous les jours d’apporter les soins nécessaires à leurs compatriotes et de sauver des vies.

La Représentante de l’UNICEF a rencontré l’organisation ‘’ Zanmi Lasante’’ (Partner in health) qui est un partenaire de l’UNICEF dans le domaine de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. L’organisation s’occupe de la gestion du CTDA et est en train de construire, avec un financement d’autres bailleurs, une CTDA moderne avec une plus grande capacité d’accueil.  La Représentante de l’UNICEF s’est aussi rendue sur le chantier.

« Zanmi Lasante évolue essentiellement dans la prise en charge, selon les attributions que nous a octroyées le MSPP. Il faut continuer en faisant les cordons sanitaires autour des maisons avec des cas suspects, cependant se sont des partenaires comme ACTED, UNICEF et d’autres organisations qui font la prise en charge communautaire. Il existe donc une coordination continue entre nous. Il faut maintenir le pont afin de donner le maximum à la communauté », a indiqué le Dr Kenia Vissières, coordonnatrice de programmes au sein de Zanmi Lasante.

Selon elle, les visites de hauts responsables, comme celle de la Représentante de l’UNICEF sont toujours très importantes afin de voir par eux-mêmes les défis afin qu’ils apportent leur contribution.

Une séance de sensibilisation contre le choléra dans une localité du Centre

Constater les progrès dans la lutte contre le choléra

Pierre Davidson, coordonnateur technique du projet choléra à ACTED pour tout le pays, explique que la visite est importante car elle peut voir par elle-même l’évolution de la réponse.

« Cela va lui permettre de comprendre ce que la lutte contre le choléra implique. Il y a certes beaucoup de progrès, mais il reste beaucoup à faire pour arriver à l’éradication de l’épidémie à travers tout le pays. Elle pourra aussi constater l’engagement des différents acteurs dans la lutte contre le choléra », a-t-il rappelé.

Comprendre mieux la stratégie de réponse rapide

Mme Fornara a également suivi une équipe de réponse rapide sur le terrain. Composée de membre d’ACTED et du MSSP, leur principale tâche est de combattre et de contenir le choléra. Ces équipes se déploient rapidement lorsqu’il y a des cas suspects, pour établir un cordon sanitaire autour du foyer intéressé. Elles se chargent de la sensibilisation à l’eau, l’hygiène et l’assainissement ; elles procèdent à la décontamination des maisons ; elles distribuent un kit contenant du savon, des tablettes pour la chloration de l’eau, des sels de réhydrations oral.

« J’ai beaucoup appris de cette visite. Il est important de constater par soi-même, car on apprend beaucoup plus de choses que derrière un bureau. L’engagement des différents acteurs de la lutte contre choléra sous le leadership du gouvernement haïtien a permis de grandes avancées. Mais nous devons maintenir l’effort pour arriver à son élimination », a-t- elle souligné.

 

 

L’Enquête EMMUS VI officiellement lancée par le gouvernement

 

L’assistance lors de la présentation de l’EMMUS VI

Les nouveaux chiffres de l’enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des services (EMMUS VI) vont permettre au gouvernement de mieux circonscrire leurs actions. Les politiques publiques auront pour base de départ les données de l’enquête. Elles vont également servir aux partenaires locaux et internationaux dans leurs interventions de tous les jours.

Port-au-Prince, le 21 aout 2018- L’EMMUS VI a été lancé en présence des principaux acteurs et bailleurs du secteur santé, le ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), l’UNICEF, l’ambassade du Canada, l’ambassade des Etats-Unis, le Fonds des Nations-Unies pour la population, la Banque mondiale, entre autres.

Dans son allocution de circonstance, le Dr. Marie Greta Roy Clément, ministre de la Santé, a rappelé que les données présentées constituent l’épine dorsale de la santé publique. « En effet toutes vos prises de décisions, si elles se veulent rationnelles et porteuses d’espoir pour le peuple haïtien, doivent nécessairement reposer sur des statistiques de services fiables et d’actualités », a-t-elle insisté.

La ministre, a plus loin, indiqué qu’avec la publication de ces résultats, le diagnostic de la situation sanitaire est disponible ce qui va faciliter une meilleure planification et gestion de nos programmes et projets en santé publique. Ce qui va rapprocher d’avantage le pays des Objectifs de développement durables (ODD).

« Beaucoup de chemin reste à parcourir, il nous faut hâter le pas, nous mettre au trot, voire au galop si nous voulons présenter un bilan satisfaisant de nos actions sanitaires à l’horizon 2030 », a-t-elle rappelé.  Le Dr. Roy Clément, a également mis l’accent sur les efforts pour doter le système sanitaire de ressources humaines qualifiées notamment dans le domaine de santé communautaire. Ainsi, le système s’est enrichi de : 1 200 agents en santé communautaire polyvalents, 270 auxiliaires infirmières polyvalents, 270 officiers sanitaires.

Mme Maria Luisa Fornara lors de son discours

L’UNICEF a contribué à l’EMMUS VI

L’UNICEF, aux côtés d’autres partenaires, a fourni un appui technique et financier dans la réalisation de l’enquête. « L’UNICEF est fier d’avoir accompagné le MSSP dans la production de cette enquête primordiale, et souhaite rappeler que cet accompagnement s’inscrit dans la continuité des EMMUS précédentes », a souligné Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti.

Mme Fornara a salué le leadership du MSPP dans le cadre de cette enquête. « Cette enquête va nous permettre de mieux orienter nos actions, aux côtés du gouvernement et de concert avec nos partenaires et bailleurs, afin de toucher les enfants et les familles les plus vulnérables et ceci dans les endroits les plus reculés du pays », a-t-elle souligné, tout en renouvelant l’engagement de l’UNICEF aux côtés du MSPP.

Une enquête fondamentale

La sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services en Haïti 2016-2017 (EMMUS-VI) est une enquête par sondage représentative au niveau national. L’objectif principal de l’EMMUS-VI 2016-2017 est de fournir des estimations actualisées des indicateurs démographiques et de santé de base.

Au cours de l’EMMUS-VI 2016-2017, des données ont été collectées sur les niveaux de fécondité, les préférences en matière de fécondité, la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale, les pratiques d’allaitement, la mortalité des enfants, la santé infantile et maternelle, la possession et l’utilisation de moustiquaires, l’état nutritionnel de la mère et de l’enfant.

Le SIMEX pour se préparer aux situations d’urgence

Des brigadiers de la DPC et des Gardes-cotes en train de participer au Simex

La Direction de la Protection civile (DPC) du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, de concert avec différentes instances gouvernementales et avec la collaboration des organisations partenaires, a réalisé les 2 et 3 aout, un exercice de simulation nationale hydrométéorologique (SIMEX) en vue d’évaluer le niveau de préparation des structures de protection civile et leur capacité d’intervenir en cas d’urgence ou de désastre. L’UNICEF a participé activement à ce SIMEX dans son rôle de partenaire et agence co-lead de quatre secteurs clés (WASH, Education, Nutrition et Protection de l’Enfance) et comme évaluateur.

Cayes, le 23 aout 2018-Cette année, les exercices ont porté sur la simulation du passage du cyclone Peter de catégorie 4 notamment dans le Grand Sud du pays. Le SIMEX s’est déroulé sur plusieurs sites dans les départements des Nippes, du Sud. Des actions de recherche et de sauvetage maritime ont été menées dans le canal de l’Est (Cayes et l’Ile-à-Vache), en simulant également l’évacuation des rescapés vers la grande terre.

L’un des objectifs du Simex dans le Sud, était d’évaluer la capacité de coordination départementale de cette région et des structures de protection Civile des Cayes et de l’Ile-à-Vache, à gérer conjointement une situation d’urgence et à porter assistance aux victimes.

Toutes les principales structures gouvernementales concernées étaient mises en branle ; la Police nationale d’Haïti (PNH), le Corps des sapeurs-Pompiers, le Centre ambulancier national, les mairies, les collectivités territoriales, entre autres. La Croix-Rouge Haïtienne était également présente au cours de cet exercice.

Tenir compte des leçons apprises

L’exercice de table du SIMEX au Coud du Sud

Boutin Pierre-Marie, cadre d’appui opérationnel à la DPC au niveau du Sud, explique que le Simex a été planifié de concert avec la mairie des Cayes et la coordination centrale. La simulation s’est basée sur la recherche d’une trentaine de victimes d’un naufrage et en situation de détresse en haute mer.

« Les brigadiers volontaires de la Protection civile avaient pour rôle de faire le triage des victimes, les mettre sur un brancard, en les mettant dans un point de rassemblement. Là, les membres de la Croix-Rouge ont procédé à la prise en charge des victimes. Cette simulation va nous permettre de découvrir nos forces et nos faiblesses au niveau de nos interventions », a-t-il indiqué.

Pour sa part, l’agronome Joseph Felix, coordonnateur national de la Réponse pour la DPC a mis l’accent sur le fait que cette année, ils ont changé de thème, sortant de la question traditionnelle de la mise en abri provisoire, ou inondation pour se concentrer sur le sauvetage et la recherche en mer.

« Le bilan du Simex est très satisfaisant, en tenant compte que c’est une expérience nouvelle. Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas eu d’erreurs, car la raison d’être d’une simulation est de dépister ce qui ne va pas et les corriger. Dans le prochain Simex, nous voulons donner une autre dimension à l’exercice », a-t-il souligné.

L’UNICEF un partenaire clé dans les situations d’urgence

Jean Stenio Pierre, responsable du sous-bureau des Cayes de l’UNICEF, l’un des évaluateurs du SIMEX, a souligné les points forts du SIMEX : la bonne coordination au niveau du Centre Opération d’Urgence Départemental (COUD) et de l’équipe de gestion du SIMEX, la bonne présence des acteurs non-étatique et une bonne représentation des agences UN présentes dans le Sud (UNFPA-OIM-WFP-UNICEF-OCHA etc…) ; les bons résultats de la Simulation sur le Wharf.

« Il nous faut tenir compte de ce qui n’a pas bien fonctionné afin de prendre des bonnes décisions dans le cadre de la gestion des risques. L’UNICEF supporte le gouvernement à travers tout le pays dans le cadre de la gestion des risques des désastres, la préparation et la réponse aux urgences. Nous félicitons tous les acteurs de ce Simex », a-t-il dit.

Lancement de l’opération coup de poing 2018 contre le choléra

 

Les représentants des collectivités territoriales de l’Ouest , lors du lancement

En 2017, l’opération coup de poing a permis une avancée fondamentale dans la lutte contre le choléra dans le département de l’Ouest. Ce lundi 7 aout, le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) et la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA) ont lancé l’opération coup de poing 2018. Ce lancement s’est tenu en présence des principaux partenaires de la lutte contre la maladie dont l’UNICEF et les représentants des collectivités territoriales de l’Ouest.

Port-au-Prince le 22 aout 2018- Avec le lancement de l’opération coup de poing, les principaux partenaires veulent renforcer la lutte dans le département de l’Ouest. Il y a eu des progrès importants dans la lutte, en témoignent les chiffres qui n’ont jamais été aussi bas.

L’administrateur de la Direction de la Santé de l’Ouest (DSO), M. Maliou Etienne, a salué la présence des participants dans le cadre de l’atelier. « Je tiens à rappeler que le combat pour éliminer, pour éradiquer le choléra n’est pas seulement l’affaire du MSPP mais cela implique la participation de tous. Tout le monde doit apporter son apport dans la lutte », a-t-il dit, en lançant officiellement l’atelier.

Paul Chrystian Namphy, coordonnateur de la lutte contre le choléra au niveau de la DINEPA, a mis l’accent sur les éléments importants de la stratégie afin d’éliminer le choléra : la prise en charge médicale, la réponse communautaire, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation, l’eau potable et l’assainissement, l’implication des élus locaux.

« Ces éléments sont absolument essentiels, il faut doter la population de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Il faut accompagner la population dans une véritable révolution de changement de comportement, de promotion de sensibilisation et d’hygiène », a-t-il poursuivi.

L’UNICEF un acteur clé dans la lutte contre le choléra

Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haiti

Dans la lutte contre le choléra, l’UNICEF a été aux côtés du gouvernement haïtien dès les premiers moments. L’UNICEF supporte la lutte contre la maladie à plusieurs niveaux, notamment l’aspect concernant l’appui à la coordination et la réponse au niveau national, départemental et communal. Ainsi l’organisation est le leader du secteur WASH (eau, hygiène et assainissement) et assure une présence constante dans le secteur de la santé en vue de renforcer les liens et la cohésion entre les activités Wash et santé.

« L’opération coup de poing possède cette force de rallier tous les acteurs concernés par cet objectif commun qu’est l’élimination du choléra. L’UNICEF se réjouit de l’implication de tout un chacun, en particulier des collectivités territoriales dans cette grande opération », a indiqué Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti.

L’élimination du choléra : plus que jamais une vérité

Les derniers chiffres contre la maladie montrent qu’il est possible de l’éliminer. A la 30ème semaine de cette année, seulement 31 cas suspects ont été enregistrés pour tout le pays. De manière générale : 818 874 cas suspects de choléra ont été reportés de 2010 au 28 juillet 2018 ; en 2017, le nombre de cas suspect reporté s’est élevé à 13 681 pour tout le pays ; et de de janvier à juillet de l’année en cours on ne compte que 2 874 cas à travers le pays.

Les efforts conjugués de tous les partenaires impliqués dans cette lutte, rapproche Haïti de plus en plus vers l’objectif de l’élimination. Il est important de redoubler de vigilance durant la saison pluvieuse.

Même si les chiffres sont encourageants « nous ne pouvons pas encore crier victoire, car le choléra est toujours là » a prévenu monsieur Paul Christian Namphy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Maria Luisa Fornara est la nouvelle Représentante de l’UNICEF en Haïti

Mme Fornara en train de remettre ses lettres d’accréditation au ministre des Affaires étrangères, Mr. Antonio Rodrigue

Port-au-Prince le 14 Aout 2018– Mme Maria Luisa Fornara est la nouvelle Représentante de l’UNICEF en Haïti. Elle remplace M. Marc Vincent qui a passé près de trois ans et demi à ce poste au service des enfants haïtiens.

Mme Fornara est arrivée en Haïti le 2 août 2018, après trois années de service en tant que Représentante de l’UNICEF au Pérou. Là, elle a géré la conception et la mise en œuvre du Programme de coopération 2017-2021, ce qui a conduit le pays à placer la violence contre les enfants et les adolescents au premier rang des priorités publiques, entre autres questions pertinentes.

De 2009 à 2015, elle était représentante d’UNICEF Tunisie. Au cours de cette période, alors que la Tunisie se dirigeait vers la démocratie, elle a contribué à concentrer les efforts nationaux sur les politiques publiques de promotion et de protection des droits des enfants tunisiens.

Avant d’occuper ce poste, Maria Luisa Fornara était Représentante adjointe de l’UNICEF en Tunisie et en Serbie. Elle possède une vaste expérience de travail en coopération internationale. Elle a été chargée de programme au PNUD, consultante pour la Banque mondiale au Liban et chercheuse à l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI).

La Représentante de l’UNICEF est titulaire d’un Master en Sciences Sociales des Ecoles de Hautes Etudes à Paris (1994), d’un diplôme en politiques publiques et promotion des droits de l’enfant de l’Université de Maastricht en Hollande (2007) et a terminé des études et des spécialisations en Policy Management d’Oxford et de l’Institut de la Banque Mondiale.

Italienne de naissance, Mme Fornara parle couramment l’italien, l’anglais, le français et l’espagnol. Elle possède également des connaissances de base en arabe.

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L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/fr

Pour plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Jean Panel Fanfan, officier en communication à l’UNICEF, jpfanfan@unicef.org

Analyse de la situation des enfants et des femmes en Haiti

Kontem tankou tout sitwayen

Les enfants s’amusant au palais municipal de Delmas

Ce dimanche 10 juin, près de 3 000 enfants venus de tout le pays ont célébré ‘’ Le jour national de l’enfant haïtien’’. Tous ont convergé vers le Palais municipal de Delmas pour prendre part aux festivités. Tôt le matin, des dizaines de bus déposaient les enfants, on pouvait lire l’impatience dans leur regard, ils ne voulaient pas rester dans les rangs. Le droit au loisir est un droit garanti par la Convention des droits de l’enfant.

Cette journée est le point d’orgue de la Semaine de l’enfant, organisée par l’Institut du Bien-Etre social et de recherches (IBESR), avec le support de partenaires dont l’UNICEF.

Port-au-Prince, le 11 juin 2018- Le palais municipal de Delmas, était paré de ses plus beaux habits pour recevoir les enfants : châteaux gonflables, trampolines, glissoires, balanciers ; un grand stand pour recevoir la performance des enfants, le tout décoré de ballons multicolores. Les enfants de tout âge avec, les t-Shirts arborant le thème de la journée, couraient dans tous les sens. Un match de football improvisé a eu beaucoup de succès.

Les enfants dansaient, sautaient et jouaient ensemble. Ils entendaient bien profiter de ce jour qui leur était consacré. Des haut-parleurs diffusaient des musiques sur les droits des enfants. Sur le stand, il y avait des concours de talents, plusieurs enfants, ont entonné des musiques qui ont fait vibrer les assistants.

« Je suis très content d’être présent. Je pense qu’il est important de célébrer les droits des enfants en les faisant participer. Ces enfants s’amusent et courent dans tous les sens, beaucoup n’ont pas l’habitude d’utiliser ces jeux. Car leur situation familiale est très difficile », explique un jeune de 16 ans.

Renforcer les droits des enfants

Une jeune enfant dans un chant

Mme Arielle Jeanty Villedrouin, directrice générale de l’IBESR, la voix enrouée tant elle a chanté, a remercié tous ceux qui sont venus participer à cette célébration, principalement les enfants. « C’est une journée porteur d’espoir et de promesse en conformité avec le thème choisi : Comptez-moi, comme n’importe quel citoyen. Par ce thème les enfants revendiquent leurs droits, ils demandent qu’ils soient valorisés au sein de la société, qu’ils ont une place au sein de la construction du pays », a-t-elle dit.

Elle a souligné l’importance de permettre aux enfants de célébrer et d’avoir un moment qui leur est dédié. « Ce moment leur permet d’oublier, pour un moment, les chagrins et les problèmes qu’ils vivent au quotidien », a-t-elle rappelé.

Mme Villedrouin a lancé un appel solennel à tous les secteurs de la société : parents, responsables gouvernementaux, politiciens, éducateurs, à réfléchir et à travailler pour que tous ces enfants aient une chance de réussite dans la vie.

La Semaine nationale de l’enfant haïtien a été riche en évènement faisant la promotion des droits de l’enfant. Une conférence de presse avec des adolescents a inauguré la semaine, il y a eu un salon de l’enfance avec des expositions des principaux partenaires de l’IBESR, des conférences-débat au local de l’institution. La Journée nationale de l’enfant haïtien a été instituée en 1960.

 

Réhabiliter le réseau d’eau pour combattre la sécheresse

Le Tepac de Jacmel et un staff de l’UNICEF en train de discuter devant un réservoir sur le captage de la source Domingue

Les périodes de sécheresse qu’ont connues plusieurs départements du pays, ont mis à rude épreuve, la situation des personnes, en termes d’accès à l’eau potable. Spécialement dans le département du Sud-Est où les communautés sont souvent éloignées et vivent retirées dans les montagnes. Pour faciliter l’accès à l’eau dans ces contrées, l’UNICEF a entrepris un programme de réhabilitation de source et du captage d’eau, en coopération avec la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA). Un financement de l’USAID a permis d’entreprendre ces activités dans plusieurs départements du pays comme : le Nord-Ouest, le Sud-Est, le Sud et la Grand’Anse.

Jacmel le 31 mai 2018-  Les communes de Jacmel, de la Vallée de Jacmel et Bainet font partie des bénéficiaires, car plusieurs les systèmes d’approvisionnement en potable (SAEP) et de pompes à motricités humaine (PMH) présentaient un état de dégradation avancé. Par exemple, le système d’adduction d’eau potable de Domingue, dans la section communale de Bas Cap Rouge, 1ème section de la commune de Jacmel a bénéficié des travaux de réhabilitation. Maintenant, plus de 8500 personnes ont accès à une eau potable.

Les TEPAC, agents de la Direction Nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA), représentent les fers de lance dans le suivi de la gestion des Systèmes d’adduction d’eau potable (SAEP) dans les communautés reculées. De concert avec les comités locaux de gestion d’eau, ils mettent en place un mécanisme, qui permette la gestion transparente et efficace des systèmes, en faisant le lien entre la population et les comités de gestion d’eau.

Une situation qui était grave

L’ancien réservoir de la source…

A Bas Cap Rouge, la situation était très difficile, car le débit trop faible de la source de captage, ne pouvait pas alimenter tout le réseau. Les gens avaient de la difficulté à s’approvisionner en eau. « La localité a fait face avec un grave problème de sécheresse, la source s’est tarie. La population n’avait d’autres choix que d’aller puiser de l’eau dans le lit de la rivière », explique Anel Colin, TEPAC pour la commune de Jacmel.

Le SAEP confrontait des problèmes techniques sérieux en ce qui concerne l’eau, la ligne d’adduction était coupée, il y avait plusieurs fuites sur la ligne de distribution. Beaucoup de perte d’eau était constatée. Il y avait 12 bornes fontaines qui ne fonctionnaient pas.

« Avant, les gens puisaient de l’eau dans la rivière. La majorité des personnes qui avaient l’habitude de se baigner dans la rivière, déféquaient à même le sol. Ce qui représentait un problème de santé publique, et les gens qui consommaient l’eau tombaient malades, sans oublier le choléra », explique-t-il.

Fleurant Louissaint, secrétaire du Comité d’Approvisionnement en Eau Potable et d’assainissement (CAEPA), explique l’importance vitale du réseau et les changements sur la vie des habitants. Il se rappelle de la période difficile de la sècheresse où les lits des rivières étaient à sec, les arbres périssaient, les têtes de bétails mourraient, c’était vraiment une catastrophe.

« Par le passé, les gens devaient parcourir plusieurs kilomètres pour trouver l’eau, maintenant ce n’est plus le cas. Les riverains sont contents de cette amélioration, cela a amélioré les conditions de vie des gens. Le captage est une initiative louable », indique-t-il, ajoutant qu’il souhaite un accompagnement de l’Etat en ce qui concerne le reboisement autour des sources d’eau de la zone.

Gérer la distribution de l’eau

Un jeune collectant de l’eau sur le réseau

La DINEPA, l’UNICEF, Solidarités International, avec un financement de l’USAID, ont entrepris des travaux qui ont pratiquement changé, la vie de la population en facilitant l’accès à l’eau. Anel Colin, se dit satisfait à ce niveau car cela à apporter un grand changement au sein de la communauté.

Il déplore la coupe des arbres qui se trouvaient dans la source de la rivière, ce qui a pour conséquence une diminution de la source.

Pour assurer la gestion efficace et la maintenance du système, un CAEPA a été formé avec les membres de la communauté afin garantir la continuité et la pérennité du service d’eau. « Le comité de concert avec la population élaborent un horaire de distribution. Mon rôle est de recueillir les doléances de la population et trouver des solutions aux problèmes », rappelle-t-il.

Garantir les objectifs de développement durable

L’ODD 6 stipule qu’il faut ‘’ garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau’’.

Hamidou Maiga, responsable WASH à l’UNICEF met l’accent sur l’importance de respecter cet ODD. « Notre mandat à l’UNICEF est de protéger la vie des enfants et des adolescents. Une eau potable signifie moins de risque d’attraper des maladies. Nous nous tenons aux cotés de la DINEPA dans la réalisation des politiques publiques en ce qui a trait à l’accès à l’eau et l’assainissement », ajoute-t-il.