Renforcer l’accès des enfants aux soins de santé par la vaccination

Mardochée vaccinant son fils

La vaccination demeure d’une importance fondamentale quant à la santé du nourrisson, du jeune enfant ainsi que de la mère. L’UNICEF, avec l’aide des bailleurs de fonds, en soutien au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), supporte des activités de vaccination à travers tout le pays. Grace à une donation du Japon, l’UNICEF renforce les activités de vaccination de routine dans les hôpitaux publics et les centres de santé pour maintenir les enfants en santé.

Croix-des-Bouquets, le 1er octobre 2018- C’est l’affluence habituelle dans le centre de santé de la Croix- des-Bouquets. Des dizaines de femmes avec leurs enfants, attendent patiemment leur tour dans le service qui les concerne. Il est encore tôt, mais les médecins et les infirmières sont déjà à leur poste dans les services. Les choses commencent à s’animer.

Des matériels du chaîne de froid

La salle destinée à la vaccination est un peu exiguë, une trentaine de mères, se tiennent difficilement avec leurs enfants. Mardochée B., âgée de 20 ans et mère de deux garçons est de celles-là. Elle est venue faire vacciner le plus jeune d’entre eux, Steve, âgé d’à peine un an. Le petit garçon est déjà très robuste pour son âge, et sa mère a toutes les peines du monde pour contenir ses mouvements. Les postes de vaccination sont réalisés par des infirmières, auxiliaires et les agents de santé communautaires polyvalents (ASCP).

« L’agent de santé m’a dit que la vaccination va protéger mon enfant contre les maladies, je l’ai donc emmené. Cela va le maintenir en pleine santé. Mon fils ainé a déjà reçu tous les vaccins », explique-t-elle. Mardochée est sensibilisée également sur les pratiques d’hygiène, de nutrition en autres afin de protéger la santé de son enfant contre les mauvaises pratiques. Le centre de santé fait la sensibilisation sur ces questions.

Les familles qui fréquentent le Centre de santé sont très vulnérables comme Mardochée. Elle ne travaille pas. Le service de vaccination au sein du centre est gratuit, car elle est subventionnée. Quand le vaccin est disponible, elles viennent avec leurs enfants. Certains enfants reçoivent également une supplémentation en vitamine A.

Faire face à l’affluence

Les gens viennent de tous les coins de la commune de Croix-des-Bouquets, l’une des plus grandes en termes de superficie, pour bénéficier des soins de santé gratuits, notamment la vaccination. Par jour, il y a entre 40 à 50 femmes qui viennent se faire vacciner ainsi que leurs enfants. La vaccination se fait du lundi au vendredi, les enfants de 0 à 11 mois et de 12 à 59 mois sont vaccinés. Les vaccins offerts sont : le pentavalent (DTP-hib-HEB), la polio, le BCG, le vaccin contre la rougeole.

Les mères attendent leur tour

Dr Faubert Aurelus, responsable du centre de santé, détaille les services offerts à la population : consultation pédiatrique, consultation prénatale, planning familial, consultation générale, entre autres.

L’hôpital a reçu, dans le cadre du financement du Japon, un réfrigérateur solaire pour la conservation des vaccins et d’autres matériels de la chaine de froid. Pour le responsable, il va permettre de mieux conserver les vaccins car le problème d’énergie ne sera plus un problème. « C’est une étape importante, car avec l’ancien, il y a des variations de la température qui risque de détériorer la qualité des vaccins », souligne-t-il.

Atteindre aussi les enfants dans les localités

Les agents de santé affectés au centre de santé promeuvent la vaccination dans les communautés et réalisent des postes de vaccination communautaires dans les localités les plus reculées. Altidor Grevi, est l’un d’entre eux, il travaille dans quatre localités de la commune de Croix-des-Bouquets. Parfois il doit marcher plusieurs heures pour atteindre ces communautés.

« Je réalise des postes de rassemblement avec les gens des communautés et je procède à la vaccination. Et je fais la pesée des enfants. Grâce à la vaccination, la rougeole a pratiquement disparu au sein des localités dans lesquelles je travaille », explique-t-il.

Renforcer la vaccination de routine

La vaccination de routine

Ce programme de renforcement de la vaccination de routine, financé par le peuple japonais, s’étend sur tous les dix départements, avec un accent particulier sur les 70 communes très difficiles d’accès. L’approche RED ( Reach every district) est la stratégie  de renforcement adoptée. Ce projet rentre en droite ligne avec l’ODD 3 qui a pour but d’assurer une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges.

« L’objectif principal est la réduction de la morbidité et de la mortalité infantiles dues aux maladies évitables par la vaccination. Nous voulons également augmenter la couverture vaccinale contre la rougeole et la rubéole de 51,9% à 90% avec une couverture d’au moins 80% au niveau communal. Grâce à cette généreuse donation du Japon, beaucoup plus d’enfants auront accès à la vaccination de routine », indique la Représentante de l’UNICEF en Haïti, Mme Maria Luisa Fornara.

 

 

Amener l’ACAT dans les localités enclavées

 

Le facilitateur WASH en discussion avec des membres du comité ACAT de Lauranette

Grâce à un financement du peuple japonais, l’UNICEF mène des activités de lutte contre la défécation à l’air libre dans différentes communautés qui sont très difficiles d’accès. Dans la localité de Lauranette, commune de Cerca-la-Source, dans le département du Centre, la population a pratiquement éliminé la défécation à l’air libre. Ceci représente une avancée considérable, car par le passé, le choléra faisait des ravages dans la zone. Les habitants sont aujourd’hui très satisfaits des résultats et remercient le peuple japonais pour sa précieuse contribution.

Cerca-la-Source, Haïti. 03 Octobre 2018 – Il a plu la nuit précédente, donc emprunter la route pour aller à Lauranette (2ème Section communale de Losianne), n’est pas une partie de plaisir. La terre est très boueuse, et le sol peut facilement devenir un piège pour n’importe quel véhicule, aussi robuste soit-il. Parvenir à cette localité, en ces circonstances est donc une tâche difficile, qui ne décourage cependant pas l’agent de World Vision, partenaire de l’UNICEF pour le projet ‘’ Du renforcement de la prévention contre le choléra dans le département du Centre’’.

Une des latrine construite dans le cadre de ce projet

« Nous conduisons des séances de sensibilisation à l’hygiène à l’attention de la communauté. Avant de lancer l’Approche Communautaire pour l’assainissement total (ACAT), nous organisons des visites puis nous assurons la mobilisation et nous vérifions que la zone est apte avant de lancer le processus. Ce faisant, nous invitons les membres de la communauté à nous rejoindre afin qu’ils s’engagent », explique Zacharie Porpote, facilitateur en eau-hygiène-assainissement (WASH) à World Vision pour la zone.

De concert avec la population, les facilitateurs mettent en place un Comité d’action et de suivi en assainissement (CASA). Leur rôle est de faire le recensement des toilettes au sein de la communauté. « Le comité mobilise et sensibilise les personnes qui n’ont pas de toilette à en construire. Les gens ont été très enthousiastes et dynamiques. Ils ont commencé à travailler dès le premier jour », continue-t-il.

L’enthousiasme de la communauté a été déterminant

Cet enthousiasme se traduit en la personne de Mme Elula Jean, ASEC (l’autorité locale) de la section communale. Elle a été une force motrice pour le succès de l’ACAT, en sensibilisant les gens et les motivant. « Je rappelle aux riverains, les ravages que le choléra a entraîné au sein de la communauté avant la construction des toilettes. Je leur demande de creuser des latrines avec les moyens qu’ils ont, même si ces moyens sont dérisoires. Si possible, je les appuie pour nourrir les travailleurs et je leur prête des outils », explique-t-elle.

« Il y a eu beaucoup d’amélioration quand on considère la situation avant. Mais c’est une lutte de tous les jours qui vise à faciliter la vie des gens. Il y a beaucoup plus de latrines au sein de la communauté et depuis lors, il n’y a plus de choléra », continue-t-elle. Beaucoup de gens sont morts du choléra dans la localité, car cela prend beaucoup de temps pour sortir de la zone. Ainsi la population a compris l’importance d’utiliser des toilettes et d’adopter des mesures d’hygiènes adéquates.

« Nous félicitons le peuple du Japon et l’UNICEF qui ont apporté cette contribution au sein de la communauté. Ils nous permettent de protéger nos vies ainsi que celle de nos enfants. Je les encourage à toujours travailler sur le terrain, car ils nous ont apporté une grande aide. Sans cette aide, nous ne savons pas où nous en serions à l’heure actuelle », rappelle-t-elle.

Un Projet à plusieurs volets

Il y a également eu des constructions de point d’eau

Ces activités financées par le Japon dans le département du Centre et notamment à Cerca-la-Source, couvrent plusieurs axes dont la réhabilitation ou la construction des installations d’approvisionnement en eau dans 17 communautés et établissements périurbains, y compris la création et la formation de comités eau, hygiène et assainissement  ; la mise en œuvre de l’approche ACAT dans 100 communautés rurales et une approche d’assainissement appropriée dans 20 zones périurbaines ; la construction d’infrastructures WASH dans les écoles ainsi que la promotion à l’hygiène.

« A l’UNICEF, nous sommes très heureux du financement de ce projet, car il va permettre aux familles vulnérables et aux enfants de bénéficier des services WASH dans le département du Centre. Cela va sauver la vie des enfants et nous permettre de combattre les maladies hydriques, dont le choléra. Encore une fois, nous remercions le peuple Japonais qui nous aide à accomplir notre mission », a déclaré Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti.

 

 

 

 

Combattre la sécheresse dans les localités reculées du Sud

L’un des reservoirs à Ti Plaine (Sud)

La localité de Tiplaine, située dans le département du Sud, a beaucoup souffert des épisodes de sécheresse. Son enclavement rend la situation des personnes vivant encore plus difficile en termes d’accès à l’eau potable. L’UNICEF, avec une contribution de l’USAID, de concert avec la Croix-Rouge Néerlandaise a réhabilité le réseau d’eau de la zone, notamment en construisant une source de captage, un réservoir, un réseau d’eau capable d’alimenter les riverains à travers des bornes fontaines. Le tout sous la supervision de la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA).

Ils ne savent comment remercier les bailleurs, car maintenant c’est un soulagement pour tout le monde, tant la vie a changé au sein de la localité. Une formation pour les plombiers permet la pérennité du réseau.

Cayes le 13 Septembre 2018- Un large sourire fend le visage de Smart Joseph, ASEC de Tiplaine, lorsqu’elle parle du réseau d’eau de la localité.

« Avant la mise en place du réseau, la situation était intenable au sein de la zone en termes d’eau. L’endroit où nous avions l’habitude de puiser l’eau était très insalubre, il y avait beaucoup de roches, les arbres étaient partout et c’était très difficile pour nous. Pour certaines personnes, il fallait marcher plus d’une heure de temps, aller et retour, de plus il y avait beaucoup de personnes qui puisaient l’eau et le débit était très faible », se rappelle-t-elle.

Une eau qui n’était pas potable

Sans compter la mauvaise qualité de l’eau qui n’était pas potable et qui était source de maladie de toute sorte pour la population, notamment les enfants. L’eau était puisée à même le sol. Les gens attrapaient toute sorte de maladie. Les enfants avaient des boutons sur la peau et sur le cuir chevelu ainsi que les maladies hydriques. En ce qui a trait aux femmes, elles confrontaient de grave problème en termes d’hygiène intime.

Josette Blanc, l’une des bénéficiaires et mère de trois enfants, se remémore toutes les difficultés qu’elle a rencontrées pour pouvoir puiser une eau qui n’était même pas potable. « La situation était tellement critique que nous ne savions quoi faire. C’est Dieu qui a envoyé l’UNICEF, l’USAID et la Croix-Rouge, la DINEPA sinon nous serions tous déjà morts car le choléra faisait des ravages », avoue-t-elle.

Elle avait des problèmes de peau assez sérieuse à cause de l’eau. « Maintenant ma peau est saine et je suis guérie grâce au nouveau réseau », se réjouit-elle.

Les gens sont plus que satisfaits

Un technicien de la Croix-Rouge néerlandaise contrôle la qualité de l’eau

« Avec la venue de l’UNICEF, de la Croix-Rouge, de l’USAID et de la DINEPA qui ont construit ce réseau, la situation s’est considérablement améliorée, nous ne confrontons plus les mêmes problèmes. C’est différent, les enfants sont en meilleure santé », explique-t-elle.

Les gens ont accueilli le projet les bras ouverts, selon elle. D’autres zones ont  commencé les travaux bien avant eux. Mais leur enthousiasme et leur énergie les ont permis de terminer avant les autres. Les gens ont été formés sur la gestion de l’eau afin que tout le monde soit bien imbu de l’importance de l’eau potable, comment se protéger des microbes, sur le lavage des mains, entre autres.

Une formation de plombiers qui a fait la différence

Dans le cadre du projet et pérennisation des ouvrages sur proposition de la DINEPA, il y a eu des séances de formation pour les plombiers qui gèrent les systèmes d’adduction eau potable (SAEP) des différents réseaux du Sud. Une trentaine de plombiers ont pris part au workshop.

Le plombier de Ti Plaine, responsable du système n’a pas caché sa satisfaction. Il s’est notamment réjoui du fait de faire profiter à ses aides plombiers, les connaissances qu’il a recueillies lors de l’atelier.  « Ils pourront prendre en charge le système, lorsque je ne suis pas là », a-t-il dit, insistant sur l’aide inconditionnelle de la population pour la concrétisation du projet.

Conserver le réseau en bon état

Plusieurs milliers d’arbres ont été plantées aux environs des sources de captage afin de conserver l’eau. Les plantules ont été distribuées dans le cadre du projet. Il y a eu des formations pour sensibiliser sur l’importance des arbres. « Les gens sont allés en grand nombre planter les arbres », souligne Smart Joseph. En effet, La Croix-Rouge Néerlandaise aussi a fait la formation sur les techniques de plantation des arbres et la fournir de pépinières ce qui a permis le reboisement de 2 hectares sur le périmètre de protection de la source.  C’est au total 1530 arbres dont 1050 fruitiers et 480 forestiers qui ont été plantés par les communautés. Cela permettra l’augmentation du couvert végétal et la protection de la source nouvellement réhabilitée.

Un Comité d’approvisionnement en eau potable et assainissement (CAEPA)- formé de membres au sein de la communauté- a été mis en place et formé sur ces taches et responsabilité par la DINEPA selon le protocole national afin d’assurer la gestion du système d’adduction d’eau. Aussi au niveau communautaire, les personnes vivant prêt des tuyaux et des fontaines en appui au CAEPA s’assurent de la propreté, sensibilise les gens et chasse les animaux, afin que tout soit toujours propre.

« Nous devons être en mesure de pérenniser le système, car il nous appartient », souligne l’un des responsables.

Ce projet est très important pour l’UNICEF, la DINEPA et l’USAID car il intègre le volet construction des systèmes d’accès à l’eau à celui de la pérennisation à travers la formation des acteurs et la préservation de la ressource en eau ces deux éléments étant le gage de la continuité du service d’eau dans les localités synonyme d’éradication des maladies hydriques.

Le projet vise à répondre au besoin critique en eau des populations vivant en zone de sècheresse et à risque d’insécurité alimentaire et de sous-nutrition.

 

L’Enquête EMMUS VI officiellement lancée par le gouvernement

 

L’assistance lors de la présentation de l’EMMUS VI

Les nouveaux chiffres de l’enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des services (EMMUS VI) vont permettre au gouvernement de mieux circonscrire leurs actions. Les politiques publiques auront pour base de départ les données de l’enquête. Elles vont également servir aux partenaires locaux et internationaux dans leurs interventions de tous les jours.

Port-au-Prince, le 21 aout 2018- L’EMMUS VI a été lancé en présence des principaux acteurs et bailleurs du secteur santé, le ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), l’UNICEF, l’ambassade du Canada, l’ambassade des Etats-Unis, le Fonds des Nations-Unies pour la population, la Banque mondiale, entre autres.

Dans son allocution de circonstance, le Dr. Marie Greta Roy Clément, ministre de la Santé, a rappelé que les données présentées constituent l’épine dorsale de la santé publique. « En effet toutes vos prises de décisions, si elles se veulent rationnelles et porteuses d’espoir pour le peuple haïtien, doivent nécessairement reposer sur des statistiques de services fiables et d’actualités », a-t-elle insisté.

La ministre, a plus loin, indiqué qu’avec la publication de ces résultats, le diagnostic de la situation sanitaire est disponible ce qui va faciliter une meilleure planification et gestion de nos programmes et projets en santé publique. Ce qui va rapprocher d’avantage le pays des Objectifs de développement durables (ODD).

« Beaucoup de chemin reste à parcourir, il nous faut hâter le pas, nous mettre au trot, voire au galop si nous voulons présenter un bilan satisfaisant de nos actions sanitaires à l’horizon 2030 », a-t-elle rappelé.  Le Dr. Roy Clément, a également mis l’accent sur les efforts pour doter le système sanitaire de ressources humaines qualifiées notamment dans le domaine de santé communautaire. Ainsi, le système s’est enrichi de : 1 200 agents en santé communautaire polyvalents, 270 auxiliaires infirmières polyvalents, 270 officiers sanitaires.

Mme Maria Luisa Fornara lors de son discours

L’UNICEF a contribué à l’EMMUS VI

L’UNICEF, aux côtés d’autres partenaires, a fourni un appui technique et financier dans la réalisation de l’enquête. « L’UNICEF est fier d’avoir accompagné le MSSP dans la production de cette enquête primordiale, et souhaite rappeler que cet accompagnement s’inscrit dans la continuité des EMMUS précédentes », a souligné Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti.

Mme Fornara a salué le leadership du MSPP dans le cadre de cette enquête. « Cette enquête va nous permettre de mieux orienter nos actions, aux côtés du gouvernement et de concert avec nos partenaires et bailleurs, afin de toucher les enfants et les familles les plus vulnérables et ceci dans les endroits les plus reculés du pays », a-t-elle souligné, tout en renouvelant l’engagement de l’UNICEF aux côtés du MSPP.

Une enquête fondamentale

La sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services en Haïti 2016-2017 (EMMUS-VI) est une enquête par sondage représentative au niveau national. L’objectif principal de l’EMMUS-VI 2016-2017 est de fournir des estimations actualisées des indicateurs démographiques et de santé de base.

Au cours de l’EMMUS-VI 2016-2017, des données ont été collectées sur les niveaux de fécondité, les préférences en matière de fécondité, la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale, les pratiques d’allaitement, la mortalité des enfants, la santé infantile et maternelle, la possession et l’utilisation de moustiquaires, l’état nutritionnel de la mère et de l’enfant.

Lancement de l’opération coup de poing 2018 contre le choléra

 

Les représentants des collectivités territoriales de l’Ouest , lors du lancement

En 2017, l’opération coup de poing a permis une avancée fondamentale dans la lutte contre le choléra dans le département de l’Ouest. Ce lundi 7 aout, le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) et la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA) ont lancé l’opération coup de poing 2018. Ce lancement s’est tenu en présence des principaux partenaires de la lutte contre la maladie dont l’UNICEF et les représentants des collectivités territoriales de l’Ouest.

Port-au-Prince le 22 aout 2018- Avec le lancement de l’opération coup de poing, les principaux partenaires veulent renforcer la lutte dans le département de l’Ouest. Il y a eu des progrès importants dans la lutte, en témoignent les chiffres qui n’ont jamais été aussi bas.

L’administrateur de la Direction de la Santé de l’Ouest (DSO), M. Maliou Etienne, a salué la présence des participants dans le cadre de l’atelier. « Je tiens à rappeler que le combat pour éliminer, pour éradiquer le choléra n’est pas seulement l’affaire du MSPP mais cela implique la participation de tous. Tout le monde doit apporter son apport dans la lutte », a-t-il dit, en lançant officiellement l’atelier.

Paul Chrystian Namphy, coordonnateur de la lutte contre le choléra au niveau de la DINEPA, a mis l’accent sur les éléments importants de la stratégie afin d’éliminer le choléra : la prise en charge médicale, la réponse communautaire, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation, l’eau potable et l’assainissement, l’implication des élus locaux.

« Ces éléments sont absolument essentiels, il faut doter la population de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Il faut accompagner la population dans une véritable révolution de changement de comportement, de promotion de sensibilisation et d’hygiène », a-t-il poursuivi.

L’UNICEF un acteur clé dans la lutte contre le choléra

Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haiti

Dans la lutte contre le choléra, l’UNICEF a été aux côtés du gouvernement haïtien dès les premiers moments. L’UNICEF supporte la lutte contre la maladie à plusieurs niveaux, notamment l’aspect concernant l’appui à la coordination et la réponse au niveau national, départemental et communal. Ainsi l’organisation est le leader du secteur WASH (eau, hygiène et assainissement) et assure une présence constante dans le secteur de la santé en vue de renforcer les liens et la cohésion entre les activités Wash et santé.

« L’opération coup de poing possède cette force de rallier tous les acteurs concernés par cet objectif commun qu’est l’élimination du choléra. L’UNICEF se réjouit de l’implication de tout un chacun, en particulier des collectivités territoriales dans cette grande opération », a indiqué Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l’UNICEF en Haïti.

L’élimination du choléra : plus que jamais une vérité

Les derniers chiffres contre la maladie montrent qu’il est possible de l’éliminer. A la 30ème semaine de cette année, seulement 31 cas suspects ont été enregistrés pour tout le pays. De manière générale : 818 874 cas suspects de choléra ont été reportés de 2010 au 28 juillet 2018 ; en 2017, le nombre de cas suspect reporté s’est élevé à 13 681 pour tout le pays ; et de de janvier à juillet de l’année en cours on ne compte que 2 874 cas à travers le pays.

Les efforts conjugués de tous les partenaires impliqués dans cette lutte, rapproche Haïti de plus en plus vers l’objectif de l’élimination. Il est important de redoubler de vigilance durant la saison pluvieuse.

Même si les chiffres sont encourageants « nous ne pouvons pas encore crier victoire, car le choléra est toujours là » a prévenu monsieur Paul Christian Namphy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éliminer le choléra en Haïti – Le dernier kilomètre est toujours le plus difficile

Michel Ange supervisant le travail d’une équipe de réponse rapide à Carrefour

Port-au-Prince, 7 avril 2018: « Cela pourrait être l’une des activités les plus importantes qui se déroulent actuellement en Haïti », a déclaré Michel Ange, chef d’équipe de l’une des 58 équipes de réponse rapide qui travaillent sans relâche pour éliminer le choléra en Haïti. « Nous sauvons des vies, éduquons la population locale sur les pratiques d’hygiène et aidons à éradiquer une bactérie tueuse ».

En 2017, pour la première fois depuis l’apparition du choléra en Haïti en 2010, l’épidémie était sous contrôle et les cas les plus fréquents étaient concentrés dans trois des dix départements : l’Ouest (31%), l’Artibonite (29%) et le Centre (19%). 2018 a commencé avec les chiffres les plus bas jamais enregistrés, 995 cas entre le 1er janvier et le 31 mars contre 4 248 cas pour la même période l’année dernière (source : DELR / MSPP). Cette évolution est largement due à une stratégie qui combine une coordination locale renforcée, une surveillance, une réponse rapide et solide, et une prévention améliorée par la chloration de l’eau et une sensibilisation accrue à l’hygiène. Avec le soutien de l’UNICEF, le ministère de la Santé publique a lancé cette stratégie « alerte-réponse » en 2014, entraînant l’activation d’équipes de réponse rapide qui comprend des agents des équipes d’intervention du ministère de la Santé et d’organisations non gouvernementales (ONG). Il a fallu trois années de surveillance étroite et de soutien technique pour atteindre un niveau de performance satisfaisant, et maintenant les résultats parlent d’eux-mêmes. En raison de la disponibilité du financement, toutes les équipes d’intervention rapide ont été activées en 2017, ce qui a donné lieu à un taux de réponse sans précédent de 95% à tous les cas suspects.

« Nous sommes bons dans ce que nous faisons. Vous pouvez constater que le nombre de cas a diminué au cours de la dernière année », déclare Michel Ange. Elle ne se vante pas, mais simplement parle d’un fait. Jamais les chances d’éliminer le choléra n’ont été si grandes, mais la façon a été difficile. « Ce fut une bataille difficile, mais des organisations comme Solidarité International et l’UNICEF n’ont pas baissé les bras. »

L’UNICEF et le Ministère de la santé continuent de soutenir un réseau d’équipes d’intervention dans tout le pays. Quatre ONG travaillent en étroite collaboration avec les 13 équipes du Ministère de la Santé, appelées EMIRA (Equipe Mobile d’Intervention Rapide), pour mener à bien un ensemble d’activités : visiter les foyers affectés et une moyenne de 12 maisons dans un périmètre de 50 m autour de la maison du patient et mise en place d’un « cordon sanitaire » pour éviter que la maladie ne se propage dans la communauté. Les équipes fournissent une prophylaxie orale aux patients et à leurs familles, désinfectent les maisons et distribuent du sel de réhydratation orale, du savon et des pastilles de chloration de l’eau. Ils sécurisent également les sources d’eau en établissant des points de chloration d’eau d’urgence ou aident la DINEPA (Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement) à chlorer les systèmes d’eau dans les zones touchées en cas de besoin.

Une équipe de réponse rapide distribue des produits pour combattre le choléra

Ces équipes d’ONG sont composées à 100% de professionnels haïtiens qualifiés qui ont été formés pour enquêter sur les cas suspects de choléra et d’autres types de diarrhées aiguës, interventions qui profitent directement aux enfants car la diarrhée reste l’une des principales causes de morbidité infantile en Haïti.

La prévisibilité des fonds a également permis d’améliorer les activités complémentaires de promotion de la santé et de l’hygiène et la mobilisation communautaire, activités cruciales pour assurer un contrôle rapide des flambées épidémiques. Les ONG partenaires de l’UNICEF ont déployé des équipes d’engagement communautaire qui ont renforcé la réponse rapide en menant des interventions de sensibilisation à l’hygiène dans les écoles, églises, lieux ou événements rassemblant des personnes dans les zones touchées et sensibilisées à l’hygiène alimentaire sur les marchés publics.

Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, des agents d’intervention rapide comme Michel Ange ont contribué à répondre à environ 5 000 cas présumés de choléra en 2017 et à sensibiliser plus de 360 000 personnes dans les quartiers touchés. C’est un travail de passion et d’amour. « Haïti est ma maison, mon pays, et je l’aime de tout mon cœur. Bien sûr, c’est un endroit difficile, mais avec l’aide d’organisations comme Solidarités International et l’UNICEF, nous apprenons des techniques pour résoudre nos problèmes, pour prendre le relais », dit Michel Ange avec un sourire. « Mes enfants grandiront dans un Haïti plus fort, un Haïti meilleur que celui que j’ai eu … nous nous aiderons tous à apprendre et à grandir ensemble ».

Aujourd’hui, la situation appelle l’optimisme mais le combat n’est pas terminé. Pour éviter une résurgence de l’épidémie, une organisation efficace doit être maintenue pour assurer la surveillance, la prévention et l’intervention jusqu’à ce que le dernier cas soit parti ; cela nécessite un financement régulier et prévisible.

Haïti: Décès institutionnel dû au choléra, semaine épidémiologique 7 (février 2018):

 

Une chance de survie pour les enfant haïtiens.

Ensemble, nous pouvons donner aux enfants plus d’un jour.

Saviez-vous que chaque année en Haïti, 9600 enfants meurent à la naissance ? Quoique impressionnant et inacceptable, ce chiffre reste malgré tout marginal à l’échelle mondiale. En effet, selon un nouveau rapport sur la mortalité néonatale publié aujourd’hui par UNICEF et disponible ici, il y a dans le monde, 7 000 nouveau-nés qui meurent chaque jour.

« Nous savons qu’il est possible de sauver la grande majorité de ces bébés en offrant des soins de santé abordables et de qualité à chaque mère et chaque nouveau-né. De petits gestes de la part de chacun de nous contribueraient à assurer les premiers pas de ces nouveau-nés dans la vie. » affirme Henrietta H. Fore Directrice générale de l’UNICEF.

En Haïti, à la maternité Isaïe Jeanty tout près de Cité-Soleil, un quartier plutôt difficile de la capitale Port-au-Prince, ce petit miracle se produit chaque jour. Pour Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert, cette deuxième expérience universelle de l’accouchement s’est très bien passée pour elle.

Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert

Liliane Jean-Charles, une jeune mère habitant la zone de Canapé Vert. Elle aime les enfants.

« Il y avait des douleurs, mais les médecins ont très bien pris soin de moi pendant l’accouchement. » raconte Liliane. Malgré les moyens techniques plutôt réduits de cette maternité, Liliane a vraiment senti qu’il y avait une paire de mains sécures pour accueillir son bébé à la naissance et dans les minutes qui ont suivis. « Ils ont démontré beaucoup de patiente en attendant que le bébé se présente » explique Liliale, déjà debout près de son lit, seulement quelques minutes après l’accouchement.

Son bébé, qui se nomme Christopher est son deuxième : « J’aime les enfants parce que c’est un cadeau de Dieu. C’est un cadeau qui embelli la maison. Parce que sans les enfants, il n’y a pas de fleurs dans la maison. »

Grâce aux soins du personnel médical de la MIJ, Liliane Jean-Charles et son petit Christopher pourront regagner rapidement la maison.

Pour l’année 2017, 3340 accouchements ont été pratiqués et assistés à la Maternité Isaïe Jeanty de Port-au-Prince. UNICEF contribue à sa manière à ce défi en renforçant les capacités techniques et logistiques de la maternité, par la distribution de différents équipements, accessoires et matériaux comme des tables gynécologiques, des instruments et produits médicaux.

Ensemble, nous pouvons donner à chaque enfant plus d’un jour, plus d’un mois, plus que la survie. #PourChaqueEnfant #UneChanceDeVivre

Plus d’information ici https://www.unicef.org/french/every-child-alive/

Editorial de Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti

Des enfants, attendant dehors, au cours d’une inauguration d’école

L’année 2017 qui s’achève a été riche en interventions pour l’UNICEF Haïti. Nous avons soutenu les actions du gouvernement haïtien en renforçant ses capacités dans les domaines liés à la survie et au développement de l’enfant.  Car nos actions sont guidées par notre mandat qui est le bien-être de tous les enfants.

C’est le principe d’équité qui nous guide pour permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables et celles vivant dans les endroits les plus reculés de bénéficier d’une intervention humanitaire permettant de sauver leur vie.  L’UNICEF a été sur tous les fronts au cours de cette année 2017.

Entre autres actions :

-La certification des familles d’accueil fait partie de l’une des alternatives au placement des enfants dans les institutions. Nous avons également procédé à la Certification des ‘’Ecoles amies de l’hygiène’’ avec les partenaires. Les enfants pourront évoluer dans un environnement plus sain.

-L’UNICEF a également contribué au renforcement du système de santé en fournissant un appui technique au MSPP et en développant les systèmes de santé communautaires en formant des agents de santé communautaires et en renforçant le réseau des agents de santé. Ces agents vont contribuer à sauver des vies.

-De janvier à septembre, plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois et 22 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu plusieurs micronutriments pour améliorer leur régime alimentaire et lutter contre l’anémie ferriprive.

Par ailleurs, nous avons continué avec nos interventions dans les départements touchés par Matthew :

  • L’UNICEF a permis à plus de 640 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable depuis le passage de l’ouragan Matthew.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan Matthew ont été réhabilitées, ce qui a facilité le retour en classe de plus de 30 000 élèves. Plus de 10 000 fournitures scolaires ont été distribuées dans 139 écoles et 27 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial.
  • En 2017, un total de 10 628 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition et 7 381 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ont été traitées. Plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois, et 22 725 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des micronutriments.

A cause des changements climatiques, les cyclones deviennent de plus en plus dévastateurs. Renforcer la sensibilisation sur la gestion des risques et de désastres est une priorité. Nous avons organisé des consultations avec les jeunes dans le Sud et la Grand’Anse, les deux départements, les plus touchés par l’ouragan Matthew. La sensibilisation passe aussi par nos jeunes et adolescents.

J’aimerais profiter de ce moment, pour remercier nos collègues de l’UNICEF, autant ceux du bureau central que ceux des régions. Beaucoup de défis ont été relevés grâce à eux. Le personnel de l’UNICEF a été sur tous les fronts, au cours de cette année. Son dévouement à la cause des enfants a sauvé des dizaines de milliers de vie.

2017 s’en va et 2018 frappe déjà à la porte. Il y aura de nouveaux défis à relever, car l’important est de capitaliser sur les bons résultats enregistrés mais aussi de corriger ceux qui méritent de l’être. Néanmoins, les objectifs resteront les mêmes, créer un environnement qui permette aux enfants haïtiens de développer leur plein potentiel.

Il faut renforcer la lutte contre le choléra, la victoire est à portée de main, nous pouvons éliminer le choléra.

J’adresse un salut spécial à tous les enfants d’Haïti, à nos partenaires, et je souhaite à tous une bonne période de fête.

 

Marc Vincent

Représentant

 

L’ACAT à Nirva un modèle de continuité

Le comité ACAT en compagnie des partenaires Zanmi Lasante et UNICEF

La localité de Nirva (département du Centre) est l’une des premières à avoir été déclarée ‘’ Fin de défécation à l’air libre ‘’ (FDAL). Depuis le comité ‘’ Approche Communautaire pour l’assainissement total (ACAT) fait tout son possible, entre sensibilisation à l’hygiène et visite domiciliaire, pour permettre à la communauté de continuer sur cette bonne lancée. Le choléra a pratiquement disparu au sein de cette communauté.

« L’ACAT a eu un impact majeur au sein de la communauté. Car avant, le choléra faisait des ravages. Les membres de la communauté se sont mis ensemble afin de saisir le problème à bras-le-corps en aidant les gens à construire des toilettes afin que cela ne se reproduise plus », explique Wilfrid Moise, président du comité ACAT de Nirva, qui s’estime satisfait concernant la situation actuelle.

La localité compte 150 familles, il n’y avait que 66 latrines. Dans le cadre de l’ACAT, les gens ont construit près de 42 latrines. Nirva fait partie de la section communale de Grand Boucan.

André Aimable, membre de la communauté, se souvient encore des moments difficiles de la population, concernant la propagation du choléra. « L’ACAT c’est une expérience extrêmement importante pour nous, car avant les parents avaient beaucoup de tristesse. Lorsque leurs enfants étaient atteints du choléra, en les emmenant au centre de traitement, ils ne savaient pas si les enfants allaient revenir vivants », se souvient-il.

La DINEPA, l’UNICEF et Zanmi Lasante sont venus vers eux en les sensibilisant sur l’importance des latrines et de la promotion à l’hygiène. Ils ont décidé de prendre part au programme.

Des difficultés pour faire accepter le projet 

Une latrine avec son tipitap

Au départ ce n’était pas facile, car les membres de la population s’attendaient à recevoir une aide matérielle ou financière pour construire les latrines. C’était d’autant plus difficile que dans le même moment d’autres organisations construisaient des latrines gratuites. Les membres du comité ont fait preuve de patience et de pédagogie pour qu’ils acceptent de construire les latrines eux-mêmes.

« Nous avons dû leur expliquer qu’ils seront les grands bénéficiaires de ces latrines. Car ce sera un gain considérable pour la santé de leurs enfants et pour eux aussi. Nous avons tous besoin de ces latrines et nous sommes témoins des ravages du choléra, il faut nous mettre ensemble pour y arriver », explique Casséus Mercidieu, un autre membre du comité.

Pour creuser les trous des latrines, il fallait de la volonté et du courage. Les membres se rassemblaient en fin de journée en allant aider les personnes de la communauté. Il y a eu un effet boule de neige et tout le monde voulait avoir une toilette. Les toilettes sont construites avec les moyens du bord, soit en pailles, en toiles, et rarement en béton.

La communauté a été déclarée ‘’Fin de défécation à l’air libre’’ (FDAL) en Février 2015 et il y a une grande fête de témoignage. « Depuis lors nous n’avons jamais eu de cas de choléra au sein de notre communauté », dit Casseus, satisfait.

Une coalition de tous les partenaires pour le suivi

Jean Montas, agent communautaire WASH, au sein de Nirva, est responsable de la sensibilisation à l’hygiène. Il avoue n’avoir aucun temps libre, car il doit rendre des visites régulières dans les foyers afin de s’assurer si certaines règles d’hygiène sont respectées. Par exemple, si les latrines sont propres, si les ouvertures sont couvertes, si les tipitap (sorte de gallon pour laver les mains) sont en bon état de fonctionnement. La sensibilisation à l’hygiène s’effectue, dans les écoles, dans les églises, bref dans tous les lieux de rassemblement. Jean Montas met surtout l’accent sur les mesures à appliquer afin d’éviter d’attraper le choléra.

Il se demande quand il pourra prendre des vacances. « Mais nous appartenons à la localité, il faut aider les gens, c’est la mission que je me suis donnée », lance-t-il.

UNICEF appuie Zanmi Lasante, partenaire pour l’implémentation dans le Plateau central. Elle est mise en œuvre avec le soutien de la Direction Nationale d’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) et du Ministère de la Santé Publique et de la Population.