La traite des enfants, youtube

L’objectif général de cette vidéo est de renforcer la prise de conscience sur la traite des enfants dans ses nombreux aspects, promouvoir la compréhension et les capacités d’action concernant les autorités et la société civile. Cette vidéo est basée sur les expériences de l’UNICEF et de l’OIM en termes de renforcement des capacités du gouvernement haïtien dans le domaine des migrations et de la lutte contre la traite des êtres humains.

Le rappeur français Oxmo Puccino visite Haïti

oxmo6Port-au-Prince, HAÏTI, 14-17 Janvier 2015 – Oxmo Puccino est venu en Haïti pour découvrir, témoigner et rendre compte des progrès réalisés par l’UNICEF en faveur des enfants haïtiens, 5 années après le séisme.

Né au Mali en 1974, Oxmo Puccino, rappeur français couronné de deux Victoires de la Musique et d’un disque d’or, est devenu ambassadeur de l’UNICEF afin d’utiliser sa notoriété pour aider les enfants les plus vulnérables du monde. Cet artiste incontournable de la scène rap française, avait d’ailleurs composé une chanson, ‘Naître adulte’, pour les 20 ans de la Convention international des Droits de L’Enfant.

 

Pour sa première journée en Haïti, Oxmo a visité le service de néonatalogie de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, dans la capitale Port-au-Prince. Il a pu ainsi discuter avec les mères accompagnées de leurs nourrissons, tandis que les professionnels de santé, la direction de l’Hôpital et les membres de l’UNICEF lui ont expliqué les actions mises en place pour sauver ces bébés.

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Le jour suivant, Oxmo Puccino a pu constater que 5 ans après, les sourires persistent malgré les douleurs avec Madame Desrozeaux qui milite pour le développement de familles d’accueil pour les enfants d’Haïti et la reconstruction d’écoles disposant d’infrastructures et matériels adaptés grâce au travail de l’UNICEF.

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Autre fait marquant de la visite, la rencontre du rappeur-poète avec de jeunes Haïtiens qui ont pu témoigner de leur situation quotidienne et des droits des enfants dans leur pays. A travers cet échange, ces jeunes gens courageux et engagés ont partagé leurs réussites et leurs échecs, illustrant le long chemin qu’il reste à parcourir pour qu’eux-mêmes et tous les enfants d’Haïti puissant jouïr pleinement de leurs droits.

Oxmo Puccino a fait savoir qu’il était très heureux d’avoir pu visiter Haïti et des « quelques jours passés aux côtés de ces hommes et femmes qui œuvrent pour les enfants, qui pansent les douleurs du passé en offrant un espoir de lendemain ».

 

Par Juliette Baron

Crédits photo : UNICEF France / M Zumstein

Lancement du manuel sur les Droits des enfants

Dans le cadre de la célébration du 25ème anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’enfant (CDE) qui sera célébrée le 20 novembre prochain, L’UNICEF et l’Union Européenne (UE) lancent conjointement un manuel pour « Intégrer les droits de l’enfant dans la coopération pour le développement » en Haïti.

Fruit d’une stratégie globale de collaboration entre les deux organisations, ce manuel vise à rendre les droits des enfants plus tangibles et est destiné à tous les acteurs impliqués dans les politiques de développement. Il offre un ensemble d’instruments et des conseils pratiques sur la manière dont les droits de l’enfant et les initiatives visant à promouvoir le bien-être de tous les enfants peuvent être effectivement intégrés et mis en application dans l’ensemble des programmes d’aide au développement bilatéraux et multilatéraux.

Document holistique, le manuel comprend 8 modules (+ de 500 pages au total) portant sur des domaines clés tels que les droits de l’enfant dans la coopération pour le développement, les droits de l’enfant dans la programmation et les politiques sectorielles, la participation de l’enfant, les droits de l’enfant dans la gouvernance, l’analyse d’impact sur l’enfant, la prise en compte des droits de l’enfant dans le processus budgétaire, les droits de l’enfant dans les situations de crise et les situations de risque ou encore la collaboration avec la société civile sur les droits de l’enfant.

Édouard Beigbeder, le Représentant de l’UNICEF en Haïti, s’est réjoui du lancement du manuel, estimant qu’il contribuera à renforcer la coopération en matière de protection de l’enfance « Le temps est venu de tourner la page des actions d’urgence pour avancer plus avant dans le renforcement institutionnel. Aujourd’hui, à l’aube du 25ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, Haïti possède tous les atouts pour faire des droits des enfants une réalité.»

De son côté Javier Nino Pérez, l’Ambassadeur de l’UE en Haïti, a déclaré: « L’adoption de ce manuel sera d’abord d’une grande utilité pour la mise en œuvre de nos propres programmes en faveur des enfants. Aujourd’hui, j’ai d’ailleurs le plaisir d’annoncer que nous allons prochainement lancer un nouvel appel à propositions pour soutenir des projets de la société civile en particulier dans ce domaine. »

Télécharger le manuel (Format PDF) : http://www.unicef.org/french/eu/crtoolkit/downloads/Child-Rights-Toolkit-Web-Links_FR.pdf
Note : Il est conseillé de commencer par prendre connaissance des modules 1 et 2 qui définissent des concepts clés et présentent des paramètres indispensables pour l’utilisation des outils et la mise en œuvre des interventions présentées dans les 6 modules suivants.

HL/ HaïtiLibre

Source: http://www.haitilibre.com/article-12491-haiti-justice-lancement-du-manuel-sur-les-droits-des-enfants.html

Les cliniques d’urgence aident à réduire les décès maternels et néonatals

En Haïti, les cliniques offrant des soins obstétricaux et néonatals d’urgence œuvrent pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale.

MARIGOT, Haïti, le 25 juillet 2013 – Madette Perrique laissa échapper un gémissement déchirant. Elle donnait naissance et avait mal. Quelques minutes seulement après être arrivée à la clinique de Marigot, elle avait été transférée en urgence dans la salle d’accouchement par une équipe d’infirmières habillées en bleu. Quelques instants plus tard, le cri d’un bébé retentit.

Bienvenue au monde!

Dans la salle d’attente, sa belle-sœur, Elmate Jean-Louis a versé des larmes de joie et de soulagement à l’arrivée de sa nièce. Mme Perrique a eu de la chance: Sa famille l’a accompagnée à la clinique, la sauvant d’une naissance potentiellement mortelle à la maison.

Un projet pilote étend rend plus accessibles les soins obstétricaux d’urgence en Haïti.

 

Des taux élevés de mortalité

Selon les conclusions de l’Enquête Haïtienne Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services 2012, moins de 36 pour cent des naissances ont lieu dans les établissements de santé dans le pays.

En conséquence, les taux de mortalité maternelle et néonatale en Haïti sont élevés. La mortalité maternelle était estimée à 35 pour 1000 en 2010, et, à partir de 2012, les statistiques indiquent que 3.1 pour cent des nouveau-nés meurent sous un mois.

Ces chiffres ont considérablement baissés par rapport aux années précédentes, mais aucune mère ne devrait mourir en donnant la vie et aucun enfant ne devrait mourir en la découvrant- d’autant plus que cinq des principales causes de mortalité maternelle peuvent être traitées dans une structure de santé bien encadrée et équipée.

Initiative

Quatre cliniques pilotes à travers Haïti oeuvrent pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale en fournissant des soins obstétricaux d’urgence de base. Ces cliniques ont été créées à travers un partenariat entre le Ministère de la Santé Publique et de la Population, le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’UNICEF.

Cette initiative a occasionné la création d’autres centres dans des zones urbaines comme Port-au-Prince, mais elle reste particulièrement importante dans les zones rurales où l’accès aux soins de santé est très limité.

Marigot en est l’exemple parfait. Cette communauté se situe à 80 kilomètres au sud de Port-au-Prince, par-delà des montagnes, près de la mer des Caraïbes.

La clinique a ouvert ses portes à Marigot en Octobre 2012 aux côtés d’un centre de santé déjà établi. La clinique offre des soins 24h/24. Ses murs verts et blancs sont garnis de fleurs éclatantes, et le drapeau haïtien y est hissé haut et fier.

Selon le Directeur de la clinique, Dr André Misnick, 89 naissances y ont eu lieu entre Octobre 2012 et mai 2013, et les mères et les bébés ont tous quitté la clinique en bonne santé. Mme Perrique et sa fille ne font pas exception.

Transport et tradition

En plus d’offrir des soins obstétricaux et néonatals, la clinique de Marigot organise des rencontres avec  les dirigeants communautaires pour expliquer l’importance des soins de qualité, et offre une formation pour les matrones – des accoucheuses traditionnelles haïtiennes qui n’ont généralement pas de formation formelle.

Bien que les services de la clinique soient gratuits, Johanne Guillaume, infirmière, explique que de nombreuses femmes donnent naissance à la maison avec l’aide d’une matrone, car elles n’ont pas les moyens de se rendre à la clinique.

Sans l’aide de sa belle-sœur, il est probable que Mme Perrique aurait fait la même chose.

Le Dr Misnick relate que les pratiques culturelles traditionnelles du pays expliquent le taux élevé de naissances hors-clinique du pays.

« Les gens font confiance aux matrones locales dont les pratiques d’accouchement sont transmises de génération en génération, et préfèrent souvent leurs services à ceux des sages-femmes formées professionnellement », dit-elle.

D’une part, les matrones peuvent offrir une aide utile, en particulier dans les régions éloignées où l’accès aux transports est limité. Mais d’autre part, les vies de la mère et de l’enfant peuvent être mises en danger si une matrone n’est pas formée à reconnaître les signes de complications – d’où l’importance de la formation.

Sauver des vies

Le Dr Francine Kimanuka, Chef de santé pour l’UNICEF, explique que l’UNICEF espère prochainement étendre l’initiative.

« La combinaison de soins obstétricaux et néonatals dans la clinique et l’offre de formation de matrones dans les régions éloignées devrait fortement contribuer à réduire les taux de mortalité néonatale et maternelle », dit-elle.

En effet, grâce à la clinique de Marigot, Mme Perrique a donné naissance à une petite fille en bonne santé.

Par Chloe Sydney

Source: http://www.unicef.org/french/infobycountry/haiti_69951.html

Atteindre les régions les plus isolées d’Haïti pour éliminer le tétanos maternel et néonatal

Haïti ne recule pas devant le défi d’atteindre les zones les plus difficiles d’accès avec le vaccin contre le tétanos. Près de 1,3 million de femmes doivent être vaccinées pour que le pays réalise son objectif de mettre fin au tétanos maternel et néonatal une bonne fois pour toutes.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Haiti/2014/Fanfan
Marlène Jean fait partie des dizaines de femmes de la communauté isolée de Milord ayant reçu leur troisième vaccin contre le tétanos dans le cadre d’une campagne nationale contre le tétanos maternel et néonatal.

MILORD, Haïti, le 7 mars 2014 – Marlène Jean reste stoïque en recevant sa piqûre. Elle fait partie des dizaines de femmes recevant leur troisième vaccin. Haïti mène une campagne nationale contre le tétanos maternel et néonatal. Le village de Marlène Jean, Milord, est situé dans le département du Sud-Est d’Haïti.

Après son vaccin, Marlène participe à une session de sensibilisation animée par l’un des vaccinateurs. « J’ai toujours vécu à Milord, avec mon mari et mes deux enfants », explique-t-elle. « J’ai fini par apprendre que le vaccin contre le tétanos était important à la fois pour la santé de la mère et pour celle de l’enfant. »

Marlène Jean a 32 ans. L’objectif est d’atteindre les presque 1,3 millions de femmes qui, comme elle, sont âgées de 15 à 49 ans – l’âge de procréation – dans tous les départements.

Une maladie mortelle

Le tétanos maternel et néonatal est une maladie grave, avec un taux de mortalité élevé chez les nouveau-nés. Il peut être évité si les femmes sont vaccinées contre le tétanos.

Près de 50 pour cent des cas de tétanos des Caraïbes sont situés en Haïti.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Haiti/2014/Fanfan
La campagne cible les femmes en âge de procréer dans le pays. Les agents de vaccination doivent parcourir de longues distances, parfois à pieds, pour couvrir toutes les régions.

Un village isolé

Milord est à trois heures de route de Jacmel, la ville principale du département du Sud-Est. La route reliant Jacmel à Milord est à flanc de montagne. Les crevasses et les falaises ne sont jamais loin.

La région est isolée, et il n’existe pas de centre de santé ni d’école. Les services publics font défaut; il n’y a pas d’électricité. Les maisons sont dispersées ça et là, distantes les unes des autres

Un objectif ferme



L’UNICEF appuie le Ministère de la santé publique et de la population dans l’élimination du tétanos maternel et néonatal dans le pays d’ici 2015. Il est crucial d’atteindre les zones les plus difficiles d’accès, comme Milord, et la municipalité de Bainet, également située dans le Sud-Est.

Mercedes Marie Alexis est infirmière-chef à Bainet depuis près de 23 ans. Elle coordonne toutes les activités de vaccination. « Les centres de santé sont très loin d’ici, explique-t-elle. La plupart du temps, les gens ne reçoivent pas toutes les doses du vaccin, parce qu’il faut beaucoup marcher. Il est donc essentiel d’organiser les postes de vaccination de manière à pouvoir atteindre toutes les femmes en âge de procréer et les enfants pour les protéger du tétanos. »

Des crieurs publics annoncent les vaccins. Mercedes Marie Alexis demande aux femmes qui viennent se faire vacciner de passer le message à celles qui n’auraient pas entendu les alertes.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Haiti/2014/Fanfan
Un poste de vaccination dans une école de la municipalité de Bainet. Dans les Caraïbes, près de 50 pour cent des cas de tétanos sont situés en Haïti. Il est essentiel d’assurer la couverture vaccinale pour éradiquer cette maladie évitable, souvent mortelle chez les nouveau-nés.

Dans le cadre de la troisième phase de la campagne, les vaccinateurs et les agents de mobilisation du Ministère de la santé publique et de la population parcourent de longues distances, parfois à pied. Il est arrivé qu’ils marchent pendant six heures sous le soleil et par des vents violents et persistants pour atteindre toutes les femmes.

« Si nous n’allons pas à elles, à cause de la distance, elles ne viendront pas à nous, » explique Mercedes Marie Alexis.

Une mère vaccinée



Marlène Jean a de la chance. Elle vit à moins de dix minutes du site de vaccination, les déplacements pour se faire vacciner ont donc été rapides. De nombreuses femmes de cette région ont dû marcher plus de deux heures pour se faire vacciner.

Les deux premières étapes de la campagne ont permis d’atteindre plus de 100 % de l’objectif. Le spécialiste en vaccination de l’UNICEF Jackson Ernsly explique que la campagne actuelle est menée dans les 65 communes à risque élevé, tandis que la campagne de l’année prochaine sera portée sur les 75 communes restantes.

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Par Jean Panel Fanfan

Source: http://www.unicef.org/french/infobycountry/haiti_72803.html