Renforcer la coopération dans la lutte contre le travail domestique des enfants

 

Une séance de présentation lors de la réunion au local de l’UNICEF

Les principaux partenaires impliqués dans la lutte contre le travail domestique des enfants, redoublent d’efforts, aux côtés du gouvernement haïtien, pour réduire l’incidence de ce phénomène sur les enfants en vue de leur plein épanouissement. Pour rendre le combat plus efficace, beaucoup d’initiatives sont prises parmi lesquelles le projet de lutte contre le travail domestique des enfants. Le Comité directeur conjoint de ce projet fait partie de ces mécanismes de coordination. La Coopération Canadienne et le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) co-président cette structure dont les membres sont issus des organisations internationales comme l’UNICEF, l’Organisation Internationale du travail (OIT), l’OIM et des organismes gouvernementaux.

Port-au-Prince, le 29 mars 2018– Les membres du Comité directeur conjoint se sont réunis dans la salle de conférence de l’UNICEF afin de faire le point sur les avancées du projet ‘’ Lutte contre le travail domestique des enfants en Haïti’’, de discuter des défis et des prochaines étapes dans la mise en œuvre du projet.

Dans son allocution de circonstance, Mme Stéphanie Auguste, Ministre des Affaires Sociales et du Travail a mis l’accent sur l’importance qu’accorde le gouvernement haïtien dans la lutte contre le travail des enfants au regard de ses conséquences dramatiques. « Les conséquences désastreuses des pires formes de travail des enfants ne sont plus à démontrer. Elles engendrent des effets irréversibles sur leur santé, leur éducation, et leur épanouissement psycho-affectif qui constituent leurs droits les plus élémentaires », a-t-elle indiqué.

Plus loin, la ministre a souligné la nécessite de développer des actions synergiques contre le travail domestique des enfants « Il nous faut donc sans délai dégager les voies et moyens pour entreprendre les actions qui doivent faire date et qui ne permettent pas d’attendre », a-t-elle ajouté. Elle a également salué la coopération, dans ce domaine, entre le gouvernement haïtien, le Canada, et les Nations-Unies particulièrement l’UNICEF.

Une coopération fructueuse

La ministre Stéphanie Auguste au cours d’une présentation, le Représentant de l’UNICEF à Droite et le chef de coopération du Canada à gauche

Pour sa part, M. Carlos Rojas-Arbulu, Chef de coopération à l’ambassade du Canada a salué les efforts du gouvernement Haïtien qui a ratifié plusieurs conventions internationales sur les droits humains dont la Convention relative aux droits de l’enfant. Il a également remercié l’UNICEF et ses partenaires pour les efforts qui ont permis d’obtenir des avancées dans la mise en œuvre du projet de lutte contre le travail domestique des enfants notamment à travers les résultats présentés dans le premier rapport annuel.

Il a enfin encouragé l’UNICEF et les partenaires à renforcer la stratégie d’égalité femme/Homme et le mécanisme de coordination en saluant le leadership de la Ministre des Affaires sociales et du travail.

  1. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti, a tenu à rappeler « l’engagement soutenu du Gouvernement haïtien en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant », mettant l’accent sur le leadership du MAST dans le secteur.

Il a plus loin rappelé certains résultats importants depuis le début de la mise en œuvre du projet en avril 2017 parmi lesquels : le déclenchement de la dynamique pour soutenir la révision du Code du travail et la voie vers l’adoption des autres textes juridiques tels que le Code de protection de l’Enfant et la liste des travaux dangereux ; l’identification et la prise en charge de 336 enfants travailleurs domestiques dont 60% de filles ; l’identification et l’appui à 2,357 familles à risque de séparation familiale afin de prévenir le travail des enfants ; l’identification et le soutien à 1,215 enfants à risque ou victimes de violences y compris les VBG dont 765 sont actuellement scolarisés.

Des chiffres qui interpellent

Ce projet qui se déroule dans trois départements dont le Sud, la Grand ’Anse et l’Ouest fait suite à l’étude sur le placement et le travail domestique des enfants réalisée en 2014. Selon cette étude réalisée par le Gouvernement haïtien avec le support de l’UNICEF et 28 ONG nationales et internationales, il a été révélé la situation suivante :

  • 25% des enfants haïtiens de 5 à 17 ans vivent séparés de leurs parents biologiques ;
  • Plus de 400 000 enfants dont 52% des filles sont impliqués dans le travail domestique ;
  • 207 000 enfants de 5 à 14 ans sont dans des formes inacceptables de travail domestique ;
  • Près de 60% des enfants dans des conditions inacceptables de travail seraient des filles essentiellement employées en milieu urbain ;
  • Une forte précarité socio-économique des ménages explique cette pratique dans la plupart des cas.

La tenue de ce comité directeur conjoint vient rappeler la nécessité de renforcer les synergies entre acteurs pour apporter une réponse plurisectorielle au problème de précarité qui conduit à l’exploitation des enfants à travers les pires formes de travail d’où l’insistance de Madame la Ministre pour :

  • une grande mobilisation des acteurs au niveau des autres Ministères et des ONG concernées dans toutes les étapes du projet.
  • Le développement d’action de plaidoyer envers le parlement pour l’adoption de la Convention 189 de l’OIT sur les travailleurs domestiques et la loi portant code de protection de l’enfant, et la révision du Code du travail;
  • La mise en place d’un groupe sectoriel sur la protection de l’enfant qui permettra de regrouper les acteurs au niveau stratégique concernant la protection de l’enfant.

Avec une tel engagement au sommet et une telle mobilisation des acteurs de développement, l’espoir est permis quand a la réduction de l’exposition au travail domestique des filles et garçons en Haïti.

 

 

Editorial de Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti

Des enfants, attendant dehors, au cours d’une inauguration d’école

L’année 2017 qui s’achève a été riche en interventions pour l’UNICEF Haïti. Nous avons soutenu les actions du gouvernement haïtien en renforçant ses capacités dans les domaines liés à la survie et au développement de l’enfant.  Car nos actions sont guidées par notre mandat qui est le bien-être de tous les enfants.

C’est le principe d’équité qui nous guide pour permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables et celles vivant dans les endroits les plus reculés de bénéficier d’une intervention humanitaire permettant de sauver leur vie.  L’UNICEF a été sur tous les fronts au cours de cette année 2017.

Entre autres actions :

-La certification des familles d’accueil fait partie de l’une des alternatives au placement des enfants dans les institutions. Nous avons également procédé à la Certification des ‘’Ecoles amies de l’hygiène’’ avec les partenaires. Les enfants pourront évoluer dans un environnement plus sain.

-L’UNICEF a également contribué au renforcement du système de santé en fournissant un appui technique au MSPP et en développant les systèmes de santé communautaires en formant des agents de santé communautaires et en renforçant le réseau des agents de santé. Ces agents vont contribuer à sauver des vies.

-De janvier à septembre, plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois et 22 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu plusieurs micronutriments pour améliorer leur régime alimentaire et lutter contre l’anémie ferriprive.

Par ailleurs, nous avons continué avec nos interventions dans les départements touchés par Matthew :

  • L’UNICEF a permis à plus de 640 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable depuis le passage de l’ouragan Matthew.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan Matthew ont été réhabilitées, ce qui a facilité le retour en classe de plus de 30 000 élèves. Plus de 10 000 fournitures scolaires ont été distribuées dans 139 écoles et 27 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial.
  • En 2017, un total de 10 628 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition et 7 381 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ont été traitées. Plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois, et 22 725 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des micronutriments.

A cause des changements climatiques, les cyclones deviennent de plus en plus dévastateurs. Renforcer la sensibilisation sur la gestion des risques et de désastres est une priorité. Nous avons organisé des consultations avec les jeunes dans le Sud et la Grand’Anse, les deux départements, les plus touchés par l’ouragan Matthew. La sensibilisation passe aussi par nos jeunes et adolescents.

J’aimerais profiter de ce moment, pour remercier nos collègues de l’UNICEF, autant ceux du bureau central que ceux des régions. Beaucoup de défis ont été relevés grâce à eux. Le personnel de l’UNICEF a été sur tous les fronts, au cours de cette année. Son dévouement à la cause des enfants a sauvé des dizaines de milliers de vie.

2017 s’en va et 2018 frappe déjà à la porte. Il y aura de nouveaux défis à relever, car l’important est de capitaliser sur les bons résultats enregistrés mais aussi de corriger ceux qui méritent de l’être. Néanmoins, les objectifs resteront les mêmes, créer un environnement qui permette aux enfants haïtiens de développer leur plein potentiel.

Il faut renforcer la lutte contre le choléra, la victoire est à portée de main, nous pouvons éliminer le choléra.

J’adresse un salut spécial à tous les enfants d’Haïti, à nos partenaires, et je souhaite à tous une bonne période de fête.

 

Marc Vincent

Représentant

 

Atelier de formation sur l’éducation et l’éradication du travail des enfants

Les participants pour la photo souvenir

“Education 2030 et éradication du travail des enfants”. Tel a été le thème de l’atelier organisé au Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin (Italie) du 06 au 10 novembre 2017.

Cet atelier a réuni des représentants du Burkina Faso, des Comores, du Liban, du Mali, de la Mauritanie, de la Suisse et d’Haïti dont le directeur général du ministère de l’éducation nationale. Il visait entre autres objectifs à permettre aux participants de : dégager une meilleure compréhension des liens existant entre la réalisation de l’objectif de l’éducation 2030 et l’élimination du travail des enfants; identifier les différentes stratégies pour lutter contre la vulnérabilité au travail des enfants et l’exclusion de ces derniers de l’éducation;  réfléchir aux rôles que les parties prenantes peuvent jouer dans la réalisation de l’éducation à l’horizon 2030 et dans l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025.

Suivant les estimations de l’OIT, présentées à la formation, environ 218 019 000 d’enfants sont astreints au travail à travers le monde ; 151,622, 000 de ces enfants sont âgés de 6 à 14 ans et 75 525 000 enfants effectuent des travaux dangereux pour leur santé, leur développement physique, social ou mental.  Par travaux dangereux, on entend les activités qui compromettent l’éducation des enfants, les activités qui les concerne de toute scolarisation.

Cet atelier a également permis aux participants de passer en revue les principaux cadres internationaux en lien avec l’éducation et la question du travail des enfants. Une attention particulière a été accordée à la Convention relative aux droits de l’enfant, aux différentes Conventions de l’OIT sur l’âge minimum à l’emploi, et aux pires formes de travail des enfants, les Objectifs de Développement Durable (ODD), plus particulièrement l’objectif no 4 qui encourage une éducation inclusive équitable et de qualité.

L’éradication du travail des enfants ; une obligation

Une séance de travail

Les participants à cet atelier sont arrivés à la conclusion que l’éducation et l’éradication du travail des enfants ne sauraient être l’affaire exclusive des Ministères d’éducation des pays.

Le directeur général du Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), le Dr Meniol Jeune, a exprimé son appréciation de l’approche participative utilisée par les facilitateurs et aussi de la qualité des échanges entre les participants.  Il entend travailler à la sensibilisation des acteurs éducatifs sur cette thématique et promouvoir l’éradication du travail des enfants.

Les représentants de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR) à cette formation, Peterson Cadet et Marckens Saint-Louis, proposent de travailler à la définition d’un plan de formation pour les ‘’pairs de protection’’ à travers des séances de restitution des axes fondamentaux du processus d’éradication du travail des enfants.

Geslet Bordes, officier en protection de l’enfance à l’UNICEF Haïti a, quant à lui, exprimé sa satisfaction pour les principaux outils déjà disponibles sur cette thématique. Les connaissances acquises au cours de cet atelier serviront à l’opérationnalisation du plan d’action qui sera préparé avec la participation effective du MENFP et de l’IBESR.

Pour une éducation inclusive de qualité en Haïti d’ici à 2030, disons tous et toutes : “Non au travail des enfants, et oui aux enfants dans les salles de classe !”.

 

La journée de l’enfance célébrée en grande pompe en Haïti

Le Représentant de l’UNICEF présentant un certificat à un parent

Port-au-Prince, le 20 Novembre 2017-  C’est en présence des plus hautes autorités du pays que la Journée de l’enfance, donc l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, a été célébrée en Haïti. L’UNICEF, le gouvernement haïtien ainsi que les organisations locales et internationales, ont tenu à renouveler la promesse faite de créer un environnement protecteur, pour le bien-être des enfants d’Haïti.

Pour ce 20 novembre, le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant). L’activité principale de la journée, était la remise de certificat d’accréditation de 76 familles d’accueil. (49 seront nouvellement accréditées, et 27 seront renouvelées).

Parmi les personnalités présentes, la Première Dame de la République, Mme Martine Moïse ; la Ministre des Affaires Sociales et du travail, Mme Stéphanie Auguste ; la Ministre de la jeunesse et des sports, Régine Lamur ; la directrice de l’Institut du Bien-Être social et de recherches (IBESR), Mme Arielle Jeanty Villedrouin ; le Représentant de l’UNICEF en Haïti, Mr Marc Vincent et la représentante de Terre des Hommes/Lausanne, Mme Islande Georges Cadet. Il faut aussi parler de la présence des enfants et des acteurs clés de la protection de l’enfance en Haïti.

L’anniversaire de la CDE

« A l’UNICEF, ce 20 novembre représente aussi le jour le plus important pour toute l’organisation.  Car il célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants. Nous formons l’espoir que cette journée, ne sera pas seulement une célébration, mais qu’il permette de toucher les cœurs et les consciences avec l’objectif de changer la situation des enfants vulnérables à travers le pays », a indiqué Mr. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

La Première Dame qui tient un enfant

Il a plus loin félicité les familles qui participent à ce programme. « Aujourd’hui, l’UNICEF et ses partenaires, s’engage à assurer le suivi de ces nouvelles familles accréditées, à défendre le processus de désinstitutionnalisation, et souhaitons que davantage d’enfants en institutions, ou d’enfants victimes d’autres vulnérabilités soient placés dans un foyer chaleureux », a-t-il continué.

Une jeune ambassadrice de l’IBESR, Habrana Brizard a insisté pour le respect des Droits des enfants sans exception. « Je ne suis pas trop petite pour apprendre que Les défis sont de taille. Cependant j’ai appris que la vie est une lutte, alors luttez pour ce qui est bien est une obligation », s’est-elle adressée à l’assistance.

Identification des enfants, une étape primordiale

Dans son allocution de circonstance, Mme Martine Moïse, a indiqué que l’accréditation de ces familles d’accueil fait partie d’une avancée significative. Elle en a profité pour féliciter ces familles « qui ont consenti à donner de leur temps, de leur présence réconfortante, de leur amour pour participer valablement à l’évolution intégrale et harmonieuse des enfants qui en ont besoin ».

La Première Dame a ainsi rappelé l’importance de l’identification des enfants à la naissance, notamment à travers l’initiative ‘’konte m, mwen konte, dans les hôpitaux. « Elle diminue le risque d’être victime de traite et d’autres formes d’exploitation. Pyès ti moun pa dwe pitimi san gadò (aucun enfant ne doit être élevé seul) », a-t-elle dit, soulignant que le Président de la République, son excellence, Mr. Jovenel Moïse, ambitionne que tous les enfants aient un numéro d’identité et qu’ils soient élevés dans une famille car cela permettra une plus grande efficacité des programmes de sécurité sociale des familles et de protection des enfants.

 

Célébration de la Convention relative aux droits des enfants : Placer le respect des droits des enfants au cœur

Les principaux partenaires, lors de la certification des familles d’accueil

Port-au-Prince le 21 Novembre 2017- A l’occasion de l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, célébré le 20 novembre, partout dans le monde, l’UNICEF réitère son souhait de voir chaque enfant au sein d’une famille. Ainsi l’UNICEF supporte l’Institut du Bien-Être social et de Recherches (IBESR) pour la réalisation de la semaine de l’Enfance. Le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant).  

Comme chaque année, l’objectif de l’UNICEF dans le cadre de cette semaine est de mettre l’accent sur le droit de chaque enfant au bien-être physique, mental et émotionnel. L’organisation appelle à placer le respect des enfants en tant que personnes à part entière au centre de l’attention publique.

En mettant l’accent sur le rôle primordial que jouent les familles pour le développement de l’enfant, en présence de la Première Dame de la République, Mme Martine Moise, l’UNICEF a procédé ce lundi 20 novembre de concert avec l’IBESR et le Ministère des affaires sociales et du travail (MAST) ainsi que d’autres partenaires, à la certification de 76 familles d’accueil.

« L’UNICEF soutient tous les efforts qui visent à réduire le nombre d’enfants placés dans les institutions. La place d’un enfant est dans la famille, biologique ou d’accueil. C’est ce qui lui permet de développer tout son potentiel. », souligne Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « L’UNICEF soutient le gouvernement haïtien pour le bien-être de tous les enfants en Haïti ».

Dans cette même logique, ce 21 novembre, s’est tenue la cérémonie de certification des ‘Écoles amies de l’hygiène’ en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, du Ministère de la Santé publique et de la population ainsi que d’autres partenaires. De bonnes conditions d’hygiène au sein de l’école sont un apport important à l’apprentissage des enfants. Sur les 17 écoles certifiées dans les départements du Centre et de l’Artibonite, 13 sont appuyées par l’UNICEF.

Oui à la Participation

Au-delà des activités dédiées à la protection, à la survie et à l’éducation l’UNICEF entreprendra durant la semaine du 20 novembre une série d’activités visant à valoriser la voix des enfants et des adolescents. La participation étant le quatrième pilier de la CDE le but est de communiquer avec, pour et à travers les enfants. Les voix des enfants seront partagées à travers les médias sociaux, et le Blog de l’UNICEF.

Non à la Violence

Durant toute la semaine du 20 novembre, de courtes vidéos d’opinion sur la violence quotidienne, des « voxpops », seront partagés sur les médias sociaux car l’UNICEF travaille pour « Une famille sans violence pour chaque enfant. » Dans la même logique est planifié un atelier sur la violence et la résilience qui sera suivi par une remise de diplômes au premier groupe d’intervenants formés en l’intelligence émotionnelle et leadership personnelle.

Une série de pièces musicales destinées aux enfants, composées et interprétées par l’artiste haïtien de renom, Jean-Jean Roosevelt, sera lancée en ligne, sur nos réseaux sociaux, ainsi que la vidéo musicale ‘Pou chak timoun’ (Pour chaque enfant).

La CDE un texte important pour les droits de l’enfant  

Dans 54 articles et deux Protocoles facultatifs, la Convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux de tous les enfants du monde : le droit à la survie ; le droit de se développer dans toute la mesure du possible ; le droit d’être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l’exploitation ; et de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

Les quatre principes fondamentaux de la Convention sont la non-discrimination ; la priorité donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit de vivre, de survivre et de se développer ; et le respect des opinions de l’enfant. Tous les droits reconnus dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d’éducation et de services juridiques, civils et sociaux.

###

Au sujet de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/fr

Sur notre blog : www.timounyo.com  , Facebook : UNICEF Haiti, Twitter : UNICEFHaiti

Pour plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

 

Vulgarisation de Savoir pour Sauver à travers les chants populaires

Une choregraphie de savoir pour sauver

Le Samedi 14 octobre, en marge de la célébration de la ‘’Journée mondiale du lavage des mains’’, le gymnasium Vincent de la Rue Romain était en fête pour accueillir un évènement important pour le bien des enfants: le lancement d’un album de chants inspirés du document: Savoir pour sauver (“Konesans pou sove lavi”).

Tenant compte de l’aspect ludique du chant, de sa capacité à rassembler et à sensibiliser les gens, au-delà des différences, ce medium a été privilégié pour véhiculer les pratiques familiales essentielles à un grand nombre de personnes.

Près de 200 enfants, du groupe “ Orchidée”, ont chanté, dansé et mimé les messages clés contenus dans les 14 chapitres du document “ Konesans pou sove lavi” à travers le festival dénommé “  A la bèl bagay se lasante” (La santé est une belle chose).

Le spectacle était divisé en deux parties :

– celle du chant sur les droits de l’enfant a vu défiler près d’une cinquantaine d’enfants issus de plusieurs écoles de la place et qui égrenaient un à un les droits de l’enfant en tournant en cercle.

– la deuxième partie a mis en scène un groupe d’enfants vêtus de tenue paysanne et portant des provisions diverses sur la tête tout en dansant au rythme du chant sur la nutrition “Twa kalite mange”. La salle  a vibrée au rythme de la  chorégraphie de la musique tube de l’album “ ala bel bagay se lasante” interprétée par des enfants portant des tenues de style diffèrent.

Cependant, de l’avis de tous, les représentations étaient les unes plus magnifiques que les autres et les acteurs se sont surpassés pour offrir un spectacle haut en couleur qui a soulevé un enthousiasme collectif communicatif.

A noter que l’idée de préparer un album de chants s’inscrit dans une stratégie globale de promotion des pratiques familiales essentielles pour la promotion de la santé et le développement de l’enfant. Ces chants seront utilisés en priorité dans les clubs de santé qui font partie intégrante de cette stratégie et lors de la réalisation d’activités de sensibilisation diverses.

De manière générale, cet album de chants se veut être une importante contribution à la communauté haïtienne dans sa quête d’avoir des enfants haïtiens en bonne santé. Il a été conçu en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population afin de s’assurer que les messages sur la santé et le Développement de l’enfant qu’il contient soient culturellement accessibles à toutes  les couches de la population. Signalons que l’album a été produit par le groupe “Salut”  grâce à un support financier de l’UNICEF dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Santé préventive, environnementale, communautaire (SPEC).

1 an après le passage de l’ouragan Matthew, les enfants d’Haïti sont encore vulnérables aux catastrophes naturelles

Une vue aérienne d’une localité devastée par Matthew

Port-au-Prince, le 4 Octobre 2017– Un an après le passage de l’ouragan Matthew de catégorie 4 qui a dévasté le grand Sud d’Haïti, et causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts considérables, les enfants et adolescents de ce pays de la Caraïbes sont encore extrêmement vulnérables aux effets des désastres naturels et des évènements climatiques extrêmes, a prévenu l’UNICEF aujourd’hui.

« Des centaines de milliers d’enfants ont vu leurs existences bouleversées par l’ouragan Matthew », a indiqué Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « Le courage et la détermination des familles haïtiennes à se relever et de recommencer à reconstruire leur vie est admirable et l’UNICEF est fière d’être l’une des organisations qui continuent à les supporter ».

« Après le passage de Matthew, je croyais qu’il serait pratiquement impossible de continuer à vivre. Tous les arbres étaient arrachés… Mais peu à peu les gens commencent à se reprendre », selon Bernard, 14 ans, originaire de Roche-à-Bateau, une commune du Sud gravement touchée par Matthew.

Une usine de traitement et de filtration d’eau dans la Grand’Anse qui a été supportée par l’UNICEF

Rapidement après le passage du cyclone, l’UNICEF a mobilisé son staff sur le terrain afin de répondre au plus urgent; à savoir une aide d’urgence aux enfants et aux familles affectées, incluant l’eau potable et l’assainissement.

Aux côtés du gouvernement et des partenaires, l’UNICEF a pu réaliser au courant des 12 derniers mois les actions suivantes :

  • Plus de 550 000 personnes ont bénéficié de l’accès à l’eau potable.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan ont été réhabilitées, facilitant le retour en classe pour plus de 30 000 écoliers. 139 écoles ont reçu plus de 10 000 articles de mobilier scolaire et 26 000 enfants ont bénéficié d’un soutien psychosocial.
  • Plus de 28 000 enfants ont bénéficié de soins psychosociaux, l’assistance et la nutrition, la santé et l’éducation à l’hygiène. Plus de 24 000 personnes ont reçu des informations sur la violence, la maltraitance des enfants et la violence basée sur le genre (VBG).
  • Plus de 160 000 enfants ont été dépistés pour la malnutrition dans les départements du Sud et de la Grand’Anse dans un programme de dépistage continue. Les résultats montrent les besoins, avec 7 443 malnutris aigus, les enfants admis dans le Protocole de prise en charge de la malnutrition aigu (PCMA) soutenu par l’UNICEF, dont 2 343 cas de malnutrition aigüe sévère et 5 100 cas de malnutritions aiguës modérées.

En outre, l’UNICEF avait organisé une série de consultations avec des adolescents dans la Grand’Anse et le Sud, afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations et idées en ce qui concerne la gestion des risques et désastres. Les deux cahiers de charges résultants, ont été transmis aux autorités locales.

###

Notes pour les éditeurs :

UReport : Afin de ne pas seulement informer mais d’écouter les jeunes, UNICEF Haïti vient d’intégrer l’initiative globale Ureport. L’accent sera mis sur la protection de l’enfance, en Haïti. Pour plus de détails visitez : https://ureport.in/

Interactive Map : Le vécu des staffs et des communautés dans zones affectées est également visible sur une carte interactive qui donne les détails des actions et besoin sur le terrain. Pour y accéder  http://bit.ly/2yNoYbA

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org

 

Contacts de presse:

Cornelia Walther, chef de communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, +1 917 893 0692, jenglish@unicef.org

 

Conférence Internationale sur la Protection Sociale dans des Contextes de Fragilité et de Déplacement Forcé

Des personnes deplacees temporaire durant l’ouragan Matthew

L’UNICEF a appuyé le Gouvernement Haïtien pour la participation à la Conférence Internationale sur la Protection Sociale dans des Contextes de Fragilité et de Déplacement Forcé (Bruxelles, 28-29 Septembre 2017).

L’UNICEF et la Commission Européenne (ECHO/DEVCO), avec les partenaires clés (FAO, WFP, BM, Gouvernements, y compris DFID, Finlande, Allemagne) organisent cette Conférence pour orienter les perspectives d’utilisation des systèmes de protection sociale dans ces contextes.

La Conférence mettra l’accent sur l’amélioration des conditions de vie, des moyens de subsistance et de l’inclusion sociale des populations affectées, y compris les enfants, les réfugiés, les populations déplacées internes, souvent très vulnérables et ne bénéficiant pas de leurs droits humains fondamentaux.

En octobre 2016, l’ouragan Matthew a sévèrement aggravé la situation humanitaire préexistante en Haïti, touchant plus de 2 millions de personnes, avec 1,4 million de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire. Malgré la réponse immédiatement fournie, les besoins humanitaires persistent : plus de 2.35 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aigue sévère ; 31 camps continuent d’abriter 46,691 personnes déplacées internes à cause du séisme de 2010 ; et 6,941 cas de choléra sont identifiés.

Les défis humanitaires de la fragilité prolongée à cause des catastrophes naturelles et des crises sociales liées à la pauvreté dans toutes ses dimensions soulignent la nécessité d’établir une passerelle entre l’action humanitaire et le développement. Cela est essentiel à la réalisation des droits humains et du mieux-être de tous les enfants et les familles d’Haïti.

Vers des services de protection sociale

Le Gouvernement d’Haïti continue de déployer des efforts pour mettre en place des mécanismes de protection sociale. Néanmoins, les interventions existantes demeurent fragmentées et de faible couverture, et la pertinence ainsi que la faisabilité d’un système de protection sociale cohérent et complet dépend étroitement d’un solide ancrage institutionnel. A cet effet, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) conduit actuellement un processus pour le développement d’une Politique Nationale de Protection Sociale.

Des personnes deplacées

Les initiatives de protection sociale visant la réduction de la pauvreté et des inégalités. Elles peuvent diminuer les risques de troubles sociaux, et par conséquent assurer davantage de paix sociale.

La combinaison des impacts sociaux et économiques contribue également au renforcement de la résilience: renforcer la capacité des ménages pauvres à mieux faire face, réagir et résister aux crises.

L’Objectif de Développement Durable (ODD 1) stipule que la communauté internationale s’engage à élargir la couverture des mesures de protection sociale pour tous et à assurer une couverture substantielle des pauvres et des personnes vulnérables d’ici 2030. Cette extension doit inclure celle de la protection sociale dans des contextes de fragilité et de déplacement forcé afin d’éviter que personne ne soit exclue.

Dans la même perspective, les acteurs du développement reconnaissent l’importance de la Protection Sociale lors du Sommet Mondial Humanitaire de 2016 (WHS) et s’engagent à “accroître les programmes de protection sociale et renforcer les systèmes nationaux et locaux et les mécanismes d’adaptation afin de renforcer la résilience dans des contextes fragiles.”

Bien que l’établissement d’une protection sociale efficace dans le contexte d’une fragilité prolongée et de populations déplacées soit plus complexe, l’expérience suggère que la protection sociale joue un rôle important tant dans la dimension humanitaire que dans le développement – en particulier en période de transition critique.

 

Retour à l’école. Retour à la normalité. Presque…

Fort-Liberté. 11 septembre – C’est lundi. Une semaine après que l’année scolaire ait commencé officiellement en Haïti. Les écoles font une fois de plus un effort timide pour rouvrir leurs portes. Tout le monde est impatient de tourner la page d’Irma, mais la réalité est tout autre. Même si 12 des 13 abris ont été évacués hier pour s’assurer que les écoles peuvent rouvrir aujourd’hui, certaines d’entre elles ne sont tout simplement pas prêtes à accueillir leurs écoliers.

Les élèves du Lycée Duty Boukman, reprennent le chemin des classes. Ce lycée a servi d’abri temporaire pendant une courte période.

Avec mon collègue de l’UNICEF, Brice, les inspecteurs de l’école et les ONG partenaires, je fais partie d’une mission d’évaluation commune dont l’objectif est de savoir quelles écoles ont été inondées ou endommagées par Irma. L’ambition est de concentrer les ressources limitées dont elles ont le plus besoin, afin de s’assurer que tous les élèves puissent retourner en classe rapidement.

Mais le défi va bien au-delà des infrastructures scolaires. « Beaucoup de nos enseignants et les familles de nos élèves ont vu leurs maisons inondées pendant Irma. Ils ne sont pas à l’école parce qu’ils sont occupés à récupérer ce qui peut être sauvé », nous explique Maître Jean Baptiste, le directeur de l’école Mebane. En effet, sur les six écoles que mon équipe visite trois n’ont pas eu d’écoliers aujourd’hui, et les autres n’ont qu’une petite partie de leur effectif habituel.

Ce n’est pas l’affluence des jours normaux

L’accès est un autre problème. Déjà difficiles à atteindre en saison sèche, certaines écoles sont entourées par la boue et de petits cours d’eau en raison de fortes précipitations. Dans notre tentative d’atteindre l’école de Beudoux, une priorité sur notre liste, en raison des dommages subis. Notre voiture s’est enlisée deux fois. Et seule l’expertise de Gabrielle, notre chauffeur expérimenté, nous a évités de pousser la voiture jusqu’au rivage.

Irma a levé le voile sur les vulnérabilités existantes. « Je suis arrivé à l’abri parce que l’endroit où je vis était inondé. Mes parents sont morts pendant le tremblement de terre de 2010, alors maintenant je reste avec la femme pour laquelle je travaille. Pour gagner ma vie, je transporte des produits d’Haïti vers la République dominicaine, et vice-versa. Cela fait longtemps que je ne suis pas allé à l’école. C’est trop cher », explique Renel, 14 ans. Il est venu à l’abri et, une fois qu’il a fermé, il est retourné à sa vie en marge de la société …

Les écoles, les routes, les maisons les plus touchées par Irma sont celles étaient déjà dans une situation difficile. À St Martin, l’ouragan était puissant, il a détruit des infrastructures solides. En Haïti, il était beaucoup plus léger et il a affaibli des structures qui étaient déjà fragiles. Mère Nature a attiré notre attention, c’est une autre leçon sur l’importance vitale de l’investissement structurel pour dévoiler le potentiel d’Haïti. Irma aujourd’hui ne concerne pas les secours d’urgence, mais un engagement profond envers les communautés locales. L’UNICEF les soutient sur leur chemin ; retour à l’école, retour à la normalité, retour vers l’avenir.

 

 

Haïti – Préparations et leçons apprises font la différence

Fort-Liberté, 10 septembre – 48 heures se sont écoulées depuis le passage d’Irma. Selon les mots du directeur départemental de l’Education National dans le Nord-Est, Irma était un «ouragan défaillant». Mais encore, les conséquences peuvent être ressenties. Avec mes collègues Abner et Brice, qui ont été stationnés dans le Nord depuis le milieu de la semaine dernière pour préparer la venue d’Irma, j’ai eu ce dimanche l’occasion de visiter les abris temporaires de Ouanaminthe et de Fort Liberté, les zones les plus touchées.

Une école utilisée comme abri temporaire

Au total, 13 abris avaient été ouverts dans les écoles, les églises et les centres d’enseignement; accueillant plus de 5 000 personnes qui se sont réfugiées dès le début de l’ouragan. Certains trouveront leurs maisons inondées lorsqu’ils rentreront chez eux.

« J’ai huit enfants et ma maison est sous l’eau. Nous avons tout perdu, j’espère vraiment que les autorités nous aideront », se lamente Susanne, 40 ans.

Pourtant, la plupart a eu de la chance, le passage d’Irma était beaucoup plus redoutable que le contact réel qu’elle a eu. En ce qui concerne la situation actuelle, les écoles qui ont servi d’abris seront fermées aujourd’hui. Une fois que tout le monde aura quitté, les salles de classe seront nettoyées.

Pour faciliter leur retour, les familles qui se sont installées dans ces refuges recevront des trousses alimentaires et d’hygiène avant qu’elles ne soient renvoyées chez elles. Dans les communautés les plus touchées, les partenaires de l’UNICEF ont installé des réservoirs d’eau pour s’assurer que l’eau potable soit accessible malgré les puits inondés.

L’objectif partagé du gouvernement, de la société civile et des partenaires des Nations Unies est de s’assurer que les gens puissent redémarrer rapidement leur vie normale. Pour éviter tout autre retard, les écoles devraient rouvrir demain, là où cela est possible.

Des personnes, dans un abri temporaire attendent une distribution

« Nos bancs, nos chaises et nos livres sont sous l’eau. Tout est inondé. La réouverture de l’école nous prendra au moins trois semaines », m’explique le Frère René qui travaille avec CARITAS à Malfety. Son école est un exemple parmi tant d’autres. Et une évaluation conjointe par le gouvernement, l’UNICEF et d’autres partenaires de l’éducation est prévue pour demain afin de s’assurer que l’assistance est fournie là où cela est nécessaire. Malgré le week-end, tout le monde est mobilisé, tirant la corde dans la même direction. De toute évidence, les leçons ont été apprises depuis que Matthew ait frappé Haïti il y a un an.

Irma reste encore un choc. Et bien que cela ait été de faible poids, ses conséquences illustrent encore une fois la vulnérabilité qui existe. Les petits coups de pied peuvent faire tremper l’ensemble de la pile.

Restez connectés.