Des leaders religieux formés sur le manuel Savoir pour Sauver

En ligne droite avec son mandat, qui est de permettre aux enfants d’évoluer dans un environnement protecteur et en bonne santé, UNICEF  met à la disposition des leaders communautaires, religieux, et organisations partenaires des outils pédagogiques leur permettant d’arriver à ce but.

De meilleures conditions d’apprentissage à Prévilé

Un mois après le lancement de l’année scolaire 2016-2017, l’ouragan Matthew a endommagé environ 1600 écoles[1] en Haïti, privant plus de 480 000 élèves[2] d’opportunités éducatives à travers le pays, en particulier dans la Grand’Anse, le Sud, les Nippes et le Nord-Ouest. Pendant les six mois qui ont suivi le désastre, l’UNICEF et ses partenaires ont réhabilité 75 écoles[3] en les dotant notamment de mobilier scolaire, concernant plus de 25 000 enfants[4]. Ils ont également distribué des fournitures scolaires aux élèves en vue de faciliter leur apprentissage.  Dans la Grande Anse, à une heure et demie de la ville de Jérémie, l’école nationale de la commune de Prévilé en est bénéficiaire. Lire la suite

L’éducation des enfants ne doit plus passer par la violence

L’éducation et la scolarisation des enfants sont encore émaillées de défis en Haïti, un enseignement qui doit se baser sur le respect mutuel entre individus et l’écoute de l’autre. C’est en ce sens qu’UNICEF Haïti milite pour une suppression totale de la violence à l’école en soutenant le « Code de Conduite pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes ». Lire la suite

La scolarisation de tous les enfants d’Haïti est une priorité

Le décrochage scolaire, la marginalisation progressive des enfants et le sur-redoublement restent des réalités importantes en Haïti. C’est ainsi qu’une étude concernant les enfants en dehors du système éducatif haïtien a vu le jour et a été présentée. Lire la suite

Portrait de Pères – Jean-Ernst St Fleur – UNICEF Haïti

Afin de célébrer la Fête des Pères Haïtienne, le dimanche 25 Juin, et dans la continuation de la série des Portraits de Pères, nous vous présentons aujourd’hui Jean-Ernst St Fleur, membre du staff d’UNICEF Haïti à la section Monitoring & Evaluation. Laissons le nous présenter sa vie de super papa et l’amour qu’il porte à son enfant.  Lire la suite

Portrait de Pères – Saurel Dorelus – UNICEF Haïti

A l’approche de la fète des pères haïtienne, le 25 Juin prochain, et pour réaffirmer l’importance de la présence des parents pour l’enfant dans les premiers jours de sa vie UNICEF Haïti vous présente les pères de son équipe. Toute la semaine nous vous proposerons la vision qu’on les membres de l’équipe d’UNICEF Haïti de la paternité. Aujourd’hui nous vous présentons Saurel Dorelus.  Lire la suite

Nouvelle maternité d’urgence à Gressier : un véritable soulagement pour la population

La mortalité maternelle et néonatale est encore aujourd’hui sujette à une réalité importante en Haïti. En effet, celle-ci est liée directement à l’état de santé de la mère quand celle-ci ne décède pas des suites de l’accouchement. Le besoin de cliniques spécialisées en Soins Obstétriques et Néonataux d’Urgence de Base (SONUB) est donc immense dans une multitude de communes où l’accessibilité des structures de santé pour les patients est mauvaise et l’offre de soin peu prolifique. Lire la suite

Protection de l’enfance : entre défis et bonnes pratiques.

La protection de l’enfance fait face à de nombreux défis. Des mesures sont mises en place pour les contourner, et aider les enfants à atteindre leur plein potentiel. Il est donc important de réaliser un état des lieux des différentes problématiques de la protection de l’enfance ainsi que des solutions qui sont apportées pour les résoudre. Lire la suite

L’UNICEF sensibilise des Journalistes du Sud sur les droits des enfants

Dans les situations d’urgences, les enfants sont les plus vulnérables, car étant les plus faibles. Ainsi, ils ont besoin d’être protégés de toute forme de violence en temps normal mais surtout en période d’urgences. Les plus à même de faire respecter les droits des enfants, sont les journalistes qui jouent un rôle considérable au sein de la société, notamment dans les régions. C’est pour cette raison que l’UNICEF travaille étroitement avec eux, à travers tout le pays afin qu’ils deviennent des champions de la cause du Droit des enfants.

Une séance sur la protection de l’enfance

L’UNICEF a organisé une séance de sensibilisation sur les droits des enfants pour les journalistes du département du Sud afin qu’ils intègrent mieux cette thématique dans leur travail de tous les jours. Plus d’une vingtaine de journalistes ont pris part au séminaire qui s’est étalé sur deux jours, le 4 et le 5 mai.

Entre autres objectifs de cette rencontre : sensibiliser les medias sur l’importance d’accorder plus de temps d’antenne dans leur production et programmation quotidienne sur les Droits et la situation des enfants dans les communautés ; renforcer la collaboration entre les medias et les organisations engagées pour le respect des Droits Humains, spécialement des enfants ; renforcer le respect des normes déontologiques dans le traitement par les medias de sujets impliquant des enfants. Ils ont également eu des séances sur comment faire un reportage sur les enfants.

« En organisant ces ateliers aujourd’hui, le bureau régional de l’UNICEF dans le département du Sud entend réunir les professionnels des medias, des organisations et institutions partenaires autour de la table pour essayer d’améliorer ensemble et de part et d’autre la communication avec les communautés pour améliorer la situation des enfants », a indiqué Ainga Razafy, le chef du bureau du Sud de l’UNICEF, ajoutant que l’organisation accorde beaucoup d’importance à la collaboration avec la presse locale.

Des échanges interactifs

Louiny Fontal, membre du Réseau des journalistes en Santé (RHJS) au cours d’une séance d’animation

Les discussions ont été très animées entre les intervenants et les participants. Jean Gardy Museau, responsable de communication pour le Centre opération d’urgence Départemental (Coud)  dans le Sud a mis l’accent sur l’aide importante que les journalistes apportent à la population en période d’urgence. Les informations des autorités étant relayées à travers la presse.

L’un des responsables de l’Institut du Bien-Etre social et de Recherches (IBESR) dans le Sud, Bertrand Méridien a mis l’accent sur l’importance de la collaboration avec les journalistes afin de permettre à la population de comprendre les thématiques qui sont liées à la Protection de l’Enfance.

 

Des journalistes qui veulent s’engager

Les journalistes présents ont exprimé leur volonté de traiter plus de sujets liés à la thématique de la protection de l’enfance.

Les journalistes discutent en groupe sur la protection de l’enfance

Pour Jean Vanel Soliman, journaliste à Vwa Peyizan Sid (VPS), beaucoup de journalistes attendaient cette formation. «  Nous avons eu d’autres formations dans d’autres domaines, mais celle-ci sur les droits des enfants, ajoutent une nouvelle dimension et nous donne beaucoup plus d’outils en la matière. Nous sommes vraiment satisfaits d’avoir pu participer. Et nous espérons que l’UNICEF continuera à nous aider à renforcer nos capacités en ce qui concerne, les Droits des enfants », poursuit-il.

« Nous sommes conscients, qu’il y a des institutions qui sont mieux placées que nous pour traiter des questions qui ont rapport à la protection de l’enfance. Car il y a des enfants qui sont victimes de mauvais traitements, parce que les gens ne connaissent pas l’importance des enfants. Les journalistes vont jouer leur rôle en continuant de sensibiliser la population sur les questions liées à la Protection de l’Enfance », insiste Egide Remosier, journaliste et membre du comité de Protection des enfants de Camp Perrin.

Par le passé, l’UNICEF a déjà organisé des séances de sensibilisation à travers tout le pays. Entre 2011 et 2014 plus de 400 journalistes ont été formés sur les questions liées à la Protection de l’enfance et la Convention relative aux droits des enfants.

 

Six mois plus tard : l’ouragan Matthew a bouleversé la vie de 1,1 million d’enfants en Haïti

Haïti, Les Cayes, 26 avril 2017 – Le 4 octobre 2016, Matthew, un ouragan de catégorie 4, a frappé Haïti. Depuis, les enfants des départements les plus touchés par l’ouragan, la Grand’Anse et le Sud, vivent dans une situation de douleur et de destruction que personne ne devrait avoir à supporter. Nombre d’entre eux ont assisté à la destruction de leurs maisons et de leurs écoles, et comme leurs familles ont perdu tout moyen de subsistance, la faim et la maladie s’invitent régulièrement chez eux. Pourtant, une lueur d’espoir a éclairé leur chemin : le courage de leurs parents et des personnes qui étaient là pour les aider.

UNICEF PORT SALUT Wilson et Bradley avec leur futur jardin

Wilson et Bradley avec leur futur jardin

Sous la direction du gouvernement haïtien, l’UNICEF et ses partenaires sont engagés dans une course contre la montre depuis le début de la catastrophe pour fournir aux familles de l’eau propre et rétablir, peu à peu, l’accès à l’éducation, aux services de santé et de protection. L’ouragan Matthew a rendu 2,7 millions de personnes tributaires d’une assistance : autant que l’ensemble de la population jamaïcaine ![1] La tâche est titanesque. Les donateurs du monde entier se sont empressés d’apporter une aide rapide et généreuse à l’urgence ; Malheureusement, au vu des énormes besoins et de la longue liste des crises qui touchent la planète, notamment en Syrie, au Sud-Soudan, au Yémen et dans tant d’autres pays, les contributions n’ont pas tardé à diminuer.

Au début du mois d’avril, six mois après le passage de Matthew, je suis retournée dans certains des endroits les plus durement touchés. L’espoir et la tristesse, la colère et la curiosité m’envahissent alors que je constate ce qui a ou n’a pas changé.

 

« Tous les enfants devraient avoir suffisamment à manger, recevoir une protection et tout le reste »

Matthew a détruit les jardins et le bétail de plusieurs milliers de familles. Alors que les conséquences réelles de la perte de 70 à 90 % des récoltes commencent à se faire sentir, on s’attend à une augmentation du taux de malnutrition au cours des prochains mois. Depuis le passage de l’ouragan Matthew, 80 000 enfants ont fait l’objet d’un dépistage de la malnutrition dans les départements du Sud et de la Grand’Anse ; les enfants diagnostiqués ont reçu des aliments thérapeutiques dans les centres de traitement financés par l’UNICEF. « Tous les enfants devraient avoir suffisamment à manger, recevoir une protection et tout le reste », déclare Rosemène, 17 ans, une habitante de Léon, communauté de la Grand’Anse durement touchée par Matthew. « Pourtant, ce n’est pas le cas. »

UNICEF MATTHEW Palmiers détruits par Matthew

Palmiers détruits par Matthew

Dans un contexte d’urgence, les enfants sont encore plus vulnérables aux maladies que dans des conditions normales. Pour les protéger, l’UNICEF a organisé des campagnes de vaccination à grande échelle contre le choléra, la rougeole et la rubéole, maladies les plus fréquentes et mortelles. Des cliniques médicales mobiles ont réalisé plus de 80 000 consultations, à la fois dans les zones où les installations étaient trop endommagées pour fournir des services aux habitants et dans celles éloignées et difficiles d’accès. Cependant, l’urgence immédiate est maintenant passée et ces cliniques ont fermé ; les familles dépendent à nouveau des centres de santé locaux, où soins et médicaments sont payants alors que beaucoup d’entre elles n’ont pas d’argent. L’UNICEF se trouve dans une situation rendue encore plus compliquée en raison des dégâts subis par l’unité d’entreposage réfrigérée des vaccins lors de l’ouragan : cet entrepôt desservait les deux départements et n’a pas encore été remplacé.

Selon une étude menée aux Cayes par l’ONG Acted, 60 % des personnes vivant dans les zones touchées utilisent encore un puits pour s’approvisionner en eau destinée à la consommation ; 35 % disposent de robinets privés. À la suite d’une catastrophe, l’eau propre est essentielle à la prévention des épidémies, notamment du choléra. Depuis l’ouragan, l’UNICEF et ses partenaires ont permis à 400 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable tous les jours. Avec l’amélioration de la situation globale, le nombre de réservoirs d’eau traditionnels et souples a été réduit et les efforts se concentrent désormais sur les régions éloignées qui continuent de souffrir d’un accès limité à l’eau potable. « Nous avons besoin d’aide dans tous les endroits du pays, » déclare Chansina, 14 ans, une habitante de Roseaux, dans le département de la Grand’Anse.

90 000 enfants ont dû interrompre l’école en raison  de l’ouragan

Depuis l’ouragan, l’UNICEF a augmenté le nombre d’équipes d’intervention rapide de choléra de 46 à 88 à l’échelle nationale. Selon le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), au cours des dix premières semaines de l’année 2017, environ 3 585 cas suspects de choléra ont été signalés, contre plus de 9 400 pour la même période en 2016, ce qui indique des progrès significatifs vers l’objectif d’élimination du choléra en Haïti.  Cependant, bien que le nombre de cas suspects de choléra dans le Sud et la Grand’Anse soit passé de 49 %, en octobre 2016, à 4 %, en mars 2017, le risque posé par l’épidémie reste bien réel. Pour l’éliminer, l’UNICEF et ses partenaires allient une augmentation des équipes d’intervention rapide à une surveillance épidémiologique et à une vaccination ciblée dans les zones à haut risque.

Selon les estimations, 490 000 enfants ont dû interrompre l’école en raison des répercussions de l’ouragan. Avec ses partenaires, l’UNICEF a rendu possible la remise en état de 75 écoles et permis à plus de 20 000 écoliers de reprendre l’école ; la remise en état de 34 écoles supplémentaires est en cours et celle de 65 autres est prévue. Des centaines de salles de classe ont été équipées de pupitres et tableaux noirs. Cependant, sur les 150 000 enfants ciblés par le secteur de l’éducation, plus de 100 000 n’ont toujours pas la possibilité d’accéder au système éducatif aujourd’hui. « J’aurais vraiment aimé pouvoir aider les gens de ma communauté, leur apporter ce dont ils ont besoin, mais je n’en ai pas les moyens. Un enfant a besoin de recevoir une éducation, » déclare Isma, 17 ans, originaire de Marcfranc, dans le département de Grand’Anse.

« Quand on essaie de parler, les adultes nous disent de nous taire parce qu’on est des enfants, »

La situation créée par Matthew a augmenté le risque de violence, d’exploitation et d’abus pour environ 125 000 enfants. Aujourd’hui, malgré les progrès en cours, plus de 7 000 personnes vivent encore dans des logements provisoires. « Quand on essaie de parler, les adultes nous disent de nous taire parce qu’on est des enfants, » explique Rodley, 12 ans, originaire de Jérémie, département de la Grand’Anse. 6 000 mineurs non accompagnés ou séparés de leurs familles ont été accueillis dans des structures provisoires et ont bénéficié d’une aide au regroupement familial, alors que 4 600 parents ont reçu l’assistance de travailleurs sociaux afin d’éviter l’éclatement des familles. Près de 9 000 enfants ont eu accès à des activités de loisir et de soutien psychosocial dans des espaces amis des enfants. Par manque de ressources et de perspectives, les familles choisissent souvent d’envoyer leurs enfants chez des parents plus aisés, ou même chez des étrangers, afin qu’ils y travaillent comme domestiques, dans l’espoir qu’ils puissent gagner leur vie et aller à l’école. Déjà avant le passage de l’ouragan, la pauvreté et le manque de services sociaux de base poussaient de nombreuses familles à emprunter cette voie (d’après les estimations, un enfant sur cinq ne vit avec ses parents biologiques en Haïti) et l’ouragan a aggravé cette sombre réalité…

Un quartier de Coteaux 

Un quartier de Coteaux

Des améliorations bien réelles sont perceptibles, mais il reste tant de défis à relever. Près de 700 000 hommes, femmes et enfants ont bénéficié d’au moins une des interventions de l’UNICEF au cours des six derniers mois. Un résultat qui pourrait inspirer, sinon de la fierté, du moins une satisfaction ; oui, mais voilà, ces chiffres semblent bien dérisoires face à l’immensité des besoins persistants.

Avant Matthew, certaines familles survivaient avec 2 $ par jour, achetant et vendant des produits de base ou cultivant leurs terres. Aujourd’hui, elles se débrouillent grâce à l’aide de leurs amis ou de leur famille et vivent au jour le jour, dans la plus grande précarité.

 

Chacun d’entre nous, à son niveau, peut apporter sa contribution

« Je n’ai jamais été sans travail, mais j’espérais mieux réussir pour pouvoir offrir une vie meilleure à mon fils. Je voulais qu’il devienne médecin », me raconte Nelsi Kechni, 26 ans, qui vit avec sa femme Luma, 24 ans, à Arnique, à environ 20 minutes de route des Cayes. Leur fils est né un mois après que l’ouragan Matthew a emporté leur maison. Ils ont trouvé refuge chez un voisin. C’est toujours là qu’ils vivent aujourd’hui, logés sous le même toit que 20 autres personnes qui ont également tout perdu. Tout le monde apporte sa contribution, agriculteurs ou conducteurs de taxi, et quand il y a de la nourriture, tout le monde en profite. À Port-Salut, je m’entretiens avec Wildel Pierre, 65 ans. Après la destruction de sa maison par l’ouragan, lui et ses quatre enfants et quatre petits-enfants ont trouvé refuge dans le quartier. Comme ses terres ont été ravagées et ses animaux tués, aujourd’hui il survit de la charité de ses amis et d’un homme politique local. « C’est terminé, maintenant », dit-il tristement. À ses petits-enfants, Wilson et Bradley, 5 et 6 ans respectivement, reste l’espoir du jeu. Entre les décombres de leur maison, ils ont commencé à planter. « Je veux un grand jardin avec beaucoup d’arbres », explique Bradley.

Les histoires comme celles de Wildel et Nelsi ou de Wilson et Bradley, se perdent dans la masse, telles les grains de sable qui recouvrent cette magnifique côte dont l’absurde beauté tranche avec la souffrance quotidienne. Elles illustrent la nécessité vitale de s’engager à long terme dans le développement. Aujourd’hui, pour répondre aux besoins, il faut investir dans les infrastructures et l’agriculture, et donner accès à des services sociaux durables. Pour y parvenir, l’engagement de tout un chacun est nécessaire. Il appartient au gouvernement haïtien, épaulé par les familles haïtiennes, de trouver une solution à ce problème. Chacun d’entre nous, à son niveau, peut apporter sa contribution pour concrétiser cet objectif.

Cornelia Walther, Chef Communication UNICEF Haïti

Traduction : Cendrine Strevens

[1] 2,81 millions – Source : http://www.worldometers.info/world-populatioan/population-by-country/