Kontem tankou tout sitwayen

Les enfants s’amusant au palais municipal de Delmas

Ce dimanche 10 juin, près de 3 000 enfants venus de tout le pays ont célébré ‘’ Le jour national de l’enfant haïtien’’. Tous ont convergé vers le Palais municipal de Delmas pour prendre part aux festivités. Tôt le matin, des dizaines de bus déposaient les enfants, on pouvait lire l’impatience dans leur regard, ils ne voulaient pas rester dans les rangs. Le droit au loisir est un droit garanti par la Convention des droits de l’enfant.

Cette journée est le point d’orgue de la Semaine de l’enfant, organisée par l’Institut du Bien-Etre social et de recherches (IBESR), avec le support de partenaires dont l’UNICEF.

Port-au-Prince, le 11 juin 2018- Le palais municipal de Delmas, était paré de ses plus beaux habits pour recevoir les enfants : châteaux gonflables, trampolines, glissoires, balanciers ; un grand stand pour recevoir la performance des enfants, le tout décoré de ballons multicolores. Les enfants de tout âge avec, les t-Shirts arborant le thème de la journée, couraient dans tous les sens. Un match de football improvisé a eu beaucoup de succès.

Les enfants dansaient, sautaient et jouaient ensemble. Ils entendaient bien profiter de ce jour qui leur était consacré. Des haut-parleurs diffusaient des musiques sur les droits des enfants. Sur le stand, il y avait des concours de talents, plusieurs enfants, ont entonné des musiques qui ont fait vibrer les assistants.

« Je suis très content d’être présent. Je pense qu’il est important de célébrer les droits des enfants en les faisant participer. Ces enfants s’amusent et courent dans tous les sens, beaucoup n’ont pas l’habitude d’utiliser ces jeux. Car leur situation familiale est très difficile », explique un jeune de 16 ans.

Renforcer les droits des enfants

Une jeune enfant dans un chant

Mme Arielle Jeanty Villedrouin, directrice générale de l’IBESR, la voix enrouée tant elle a chanté, a remercié tous ceux qui sont venus participer à cette célébration, principalement les enfants. « C’est une journée porteur d’espoir et de promesse en conformité avec le thème choisi : Comptez-moi, comme n’importe quel citoyen. Par ce thème les enfants revendiquent leurs droits, ils demandent qu’ils soient valorisés au sein de la société, qu’ils ont une place au sein de la construction du pays », a-t-elle dit.

Elle a souligné l’importance de permettre aux enfants de célébrer et d’avoir un moment qui leur est dédié. « Ce moment leur permet d’oublier, pour un moment, les chagrins et les problèmes qu’ils vivent au quotidien », a-t-elle rappelé.

Mme Villedrouin a lancé un appel solennel à tous les secteurs de la société : parents, responsables gouvernementaux, politiciens, éducateurs, à réfléchir et à travailler pour que tous ces enfants aient une chance de réussite dans la vie.

La Semaine nationale de l’enfant haïtien a été riche en évènement faisant la promotion des droits de l’enfant. Une conférence de presse avec des adolescents a inauguré la semaine, il y a eu un salon de l’enfance avec des expositions des principaux partenaires de l’IBESR, des conférences-débat au local de l’institution. La Journée nationale de l’enfant haïtien a été instituée en 1960.

 

Lancement officiel de la semaine Nationale de l’enfant

Les adolescents et Mme Villedrouin au cours de la conférence de presse

Dans le cadre de la Journée Nationale de l’enfant qui se tiendra le 10 juin prochain, les responsables de l’Institut du Bien-Etre social et de Recherches (IBESR) ont lancé la semaine de l’enfance. Cette année, la célébration sera organisée par et pour les enfants. Ils ont, logiquement, participé à la conférence de lancement en faisant passer leurs aspirations. Au nombre des participants, l’UNICEF, qui est un partenaire-clé du secteur de la Protection de l’enfance.

‘’ Konte m tankou tout sitwayen’’ (Comptez-moi comme les autres citoyens) tel est le thème principal de cette semaine. Les enfants se sont mis ensemble pour le choisir. Les adultes n’ont pas influencé ce choix, selon la directrice générale de l’IBESR, Mme Arielle Jeanty Villedrouin.

« Konte m tankou tout sitwayen est plus qu’un thème, c’est un rappel à l’obligation faite à l’Etat haïtien et aux parents de garantir à chaque enfant, dès sa naissance, son droit à l’identité à une nationalité et donc à une citoyenneté. Conformément à l’article 7 de la Convention des droits de l’enfant », a indiqué Marley-Gnuelia M., âge de 14 ans.

Elle a rappelé que l’enfant est un sujet de droit et mérite toute la protection à laquelle il a droit. « Nous sommes des Haïtiens car l’Etat nous reconnait comme un groupe de personnes au sein de la société et il est le garant de nos droits. Car en tant qu’être humain nous sommes nés avec tous nos droits », a-t-elle ajouté.

Pour sa part Dawoodly D., 14 ans, a salué le fait que les enfants soient impliqués dans toutes les activités commémoratives de la Semaine de l’enfant. « C’est une opportunité de jouir de notre droit à la participation, mais aussi d’inviter les décideurs à prendre leurs responsabilités quant aux droits de chaque enfant », a-t-il insisté.

« C’est une obligation pour l’Etat de fournir immédiatement des papiers d’identité à un nouveau-né. Les enfants ont droit à des actes de naissance qui prouvent qu’ils sont des citoyens du pays, conformément à la loi », a souligné Dawoodly. Selon lui, l’Etat doit mettre sur pied un système qui permette un enregistrement efficace des informations afin d’éviter des problèmes d’identité à l’avenir. « Pour que l’Etat puisse garantir nos droits, il doit être au courant de notre existence et reconnaitre qu’il a des obligations envers nous », a-t-il martelé.

« Il faut me compter comme tous les citoyens car nous sommes tous nés égaux en droit. Nous avons les mêmes droits, selon l’article premier de la Déclaration Universels des Droits de l’homme », a indiqué Ronide L., 17 ans.

La Constitution haïtienne ne fait aucune distinction en termes de droits entre les personnes majeures et les mineurs. « Bien que nous comprenions que pour certains droits, il y a des conditions qui ont rapport avec l’âge, les capacités physiques et intellectuelles… », a-t-elle dit, ajoutant que l’Etat à l’obligation de garantir les droits de tous les enfants, vivant dans le pays.

Une semaine riche en activités centrées sur les enfants  

Mme Villedrouin a fait part de son émotion en entendant les discours de ces jeunes adolescents. « Cela indique leur volonté pour que l’on puisse reconnaitre leur place au sein de la société. Ils représentent l’avenir du pays. Au niveau de l’IBESR, nous voulions vraiment mettre les enfants en lumière afin qu’ils puissent s’exprimer », a-t-elle dit. Elle en a profité pour saluer les différents partenaires présents dont l’UNICEF, « le partenaire au quotidien de l’IBESR ».

Entre autres activités : le Salon de protection de l’enfance, avec la participation des partenaires ; des causeries dans différentes écoles, il y aura des activités récréatives tout au long de la semaine ; le point culminant sera le 10 juin avec plus de 2000 enfants, avec la participation d’artistes importants comme Jean Jean Roosevelt, il y aura des clowns, des jeux pour les enfants. La grande majorité des activités se dérouleront au local de l’IBESR.

La Journée nationale de l’enfant a été instituée par l’Etat haïtien en 1960. Elle vise à promouvoir les droits des enfants haïtiens.

Lancement du ‘’Guide pratique journalistique : promouvoir les droits des enfants dans les médias haïtiens’’

Jacques Desrosiers, faisant la présentation du guide.  ( Crédit photo, J.J. Augustin ) 

Les journalistes ont la capacité de susciter des débats autour des thématiques qui agitent la société. Ils peuvent faire bouger les lignes. Pour ce qui a trait à l’enfance, les problématiques sont nombreuses, nous pouvons parler des enfants qui ne vont pas à l’école, l’accès aux soins de santé, les enfants en conflit avec la loi. C’est pour cette raison que les principaux partenaires de la Protection de l’enfance ont élaboré un guide journalistique afin de faciliter le travail des journalistes dans le cadre du traitement des informations liées à l’enfance.

Port-au-Prince, le 10 mai 2018- L’UNICEF, le Bureau international du travail (BIT), la MINUJUSTH de concert avec l’Association des journalistes haïtiens (AJH) et l’Institut du Bien-Etre social et de Recherches (IBESR) ont lancé ce jeudi 10 mai, le ‘’Guide pratique journalistique : promouvoir les Droits des enfants dans les médias haïtiens’’.  Les journalistes étaient présents en grand nombre, car étant les principaux intéressés.

Entre autres objectifs ; mettre à la disposition des journalistes haïtiens des outils pratiques dans le cadre du traitement des informations liées à l’enfance ; assurer une promotion effective et continue des droits de l’enfant au sein de la presse haïtienne.

Jacques Desrosiers, secrétaire général de l’AJH, a présenté les principales catégories du guide, conçu de manière pratique, et d’une utilisation facile. Le guide est ainsi divisé en cinq grandes parties : déontologie, cadre légal, fiches pratiques, fiches thématiques, principaux contacts pour permettre aux journalistes de trouver les personnes ressources dans le traitement des informations liées à l’enfance. « Cet ouvrage soulève la question des droits de l’enfant pour parvenir à leur respect et de fournir les repères nécessaires, les connaissances utiles à ceux qui sont les mieux placés pour faire la promotion de ces droits : les journalistes », a-t-il insisté.

Promouvoir les droits des enfants

Pour sa part, Mme Claudine François, coordonnateur a.i. du BIT a salué les démarches visant à « …l’harmonisation des documents de référence pour l’implication des médias dans les questions autour de la promotion et du respect des droits de l’enfant. Le guide permettra de toucher efficacement l’opinion publique et rallier le plus grand nombre à l’amélioration de la santé, du bien-être et de la protection des enfants haïtiens ».

« Par ma voix, le BIT en Haïti espère que ce guide vous aidera à renforcer le respect pour le droit de nos enfants, et qu’il fournira les outils adéquats pour un engagement plus poussé de chacun de vous dans votre institution d’attache dans votre communauté », s’est-elle adressé aux journalistes.

Mme Arielle Jeanty Villdrouin, lors de son allocution. (Crédit photo, J.J. Augustin)

Mme Arielle Jeanty Villedrouin, directrice générale de l’IBESR, a souligné que ce « guide journalistique marque l’espoir dans l’avenir. L’espoir qu’avec cet outil un pas en avant est franchi pour le respect des normes constitutionnelles et légales de la protection de l’enfance en Haïti ».

« Ce guide doit constituer pour vous une boussole devant vous accompagner dans votre métier de journaliste aujourd’hui et demain. De l’attention et de la compréhension que nous accordons aux enfants dépendent notre avenir, l’avenir du pays », a-t-elle martelé, lançant un appel solennel aux médias, à l’occasion de la journée nationale de l’enfance le 10 juin 2018, pour une participation plus active en donnant la priorité à la voix des enfants.

Raoul de Torcy, Représentant adjoint de l’UNICEF, a souligné que le « guide met l’accent sur ce qui implique l’enfance et le journalisme. Nous avons jugé importants de rappeler certaines règles. Les règles journalistiques destinées à protéger les droits de l’enfant. Elles ne sont pas toujours connues de la profession, elles sont pourtant universelles ; droit à l’image, au respect de la vie privée, entre autres ».

Le Représentant adjoint de l’UNICEF a plus loin indiqué que l’UNICEF veut engager un dialogue franc et constructif afin de placer le droit des enfants dans divers secteurs de la société, notamment au sein de la presse et dans le domaine de la culture. Le but est d’utiliser tous les canaux possibles pour la promotion des droits de l’enfant, notamment la presse et l’art. « Nous voulons créer une synergie autour de la défense du droit des enfants, en mobilisant tous les acteurs de la société. La défense des Droits de l’enfant, concerne tout le monde », a-t-il dit.

A la fin de la cérémonie, l’artiste haïtien de renom Jean Jean Roosevelt a présenté l’album ‘’ Jean Jean des petits : Formons les citoyens de demain’’. Cet album a été réalisé avec la collaboration de l’UNICEF, les chansons font la promotion du respect des droits des enfants.

Renforcer la coopération dans la lutte contre le travail domestique des enfants

 

Une séance de présentation lors de la réunion au local de l’UNICEF

Les principaux partenaires impliqués dans la lutte contre le travail domestique des enfants, redoublent d’efforts, aux côtés du gouvernement haïtien, pour réduire l’incidence de ce phénomène sur les enfants en vue de leur plein épanouissement. Pour rendre le combat plus efficace, beaucoup d’initiatives sont prises parmi lesquelles le projet de lutte contre le travail domestique des enfants. Le Comité directeur conjoint de ce projet fait partie de ces mécanismes de coordination. La Coopération Canadienne et le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) co-président cette structure dont les membres sont issus des organisations internationales comme l’UNICEF, l’Organisation Internationale du travail (OIT), l’OIM et des organismes gouvernementaux.

Port-au-Prince, le 29 mars 2018– Les membres du Comité directeur conjoint se sont réunis dans la salle de conférence de l’UNICEF afin de faire le point sur les avancées du projet ‘’ Lutte contre le travail domestique des enfants en Haïti’’, de discuter des défis et des prochaines étapes dans la mise en œuvre du projet.

Dans son allocution de circonstance, Mme Stéphanie Auguste, Ministre des Affaires Sociales et du Travail a mis l’accent sur l’importance qu’accorde le gouvernement haïtien dans la lutte contre le travail des enfants au regard de ses conséquences dramatiques. « Les conséquences désastreuses des pires formes de travail des enfants ne sont plus à démontrer. Elles engendrent des effets irréversibles sur leur santé, leur éducation, et leur épanouissement psycho-affectif qui constituent leurs droits les plus élémentaires », a-t-elle indiqué.

Plus loin, la ministre a souligné la nécessite de développer des actions synergiques contre le travail domestique des enfants « Il nous faut donc sans délai dégager les voies et moyens pour entreprendre les actions qui doivent faire date et qui ne permettent pas d’attendre », a-t-elle ajouté. Elle a également salué la coopération, dans ce domaine, entre le gouvernement haïtien, le Canada, et les Nations-Unies particulièrement l’UNICEF.

Une coopération fructueuse

La ministre Stéphanie Auguste au cours d’une présentation, le Représentant de l’UNICEF à Droite et le chef de coopération du Canada à gauche

Pour sa part, M. Carlos Rojas-Arbulu, Chef de coopération à l’ambassade du Canada a salué les efforts du gouvernement Haïtien qui a ratifié plusieurs conventions internationales sur les droits humains dont la Convention relative aux droits de l’enfant. Il a également remercié l’UNICEF et ses partenaires pour les efforts qui ont permis d’obtenir des avancées dans la mise en œuvre du projet de lutte contre le travail domestique des enfants notamment à travers les résultats présentés dans le premier rapport annuel.

Il a enfin encouragé l’UNICEF et les partenaires à renforcer la stratégie d’égalité femme/Homme et le mécanisme de coordination en saluant le leadership de la Ministre des Affaires sociales et du travail.

  1. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti, a tenu à rappeler « l’engagement soutenu du Gouvernement haïtien en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant », mettant l’accent sur le leadership du MAST dans le secteur.

Il a plus loin rappelé certains résultats importants depuis le début de la mise en œuvre du projet en avril 2017 parmi lesquels : le déclenchement de la dynamique pour soutenir la révision du Code du travail et la voie vers l’adoption des autres textes juridiques tels que le Code de protection de l’Enfant et la liste des travaux dangereux ; l’identification et la prise en charge de 336 enfants travailleurs domestiques dont 60% de filles ; l’identification et l’appui à 2,357 familles à risque de séparation familiale afin de prévenir le travail des enfants ; l’identification et le soutien à 1,215 enfants à risque ou victimes de violences y compris les VBG dont 765 sont actuellement scolarisés.

Des chiffres qui interpellent

Ce projet qui se déroule dans trois départements dont le Sud, la Grand ’Anse et l’Ouest fait suite à l’étude sur le placement et le travail domestique des enfants réalisée en 2014. Selon cette étude réalisée par le Gouvernement haïtien avec le support de l’UNICEF et 28 ONG nationales et internationales, il a été révélé la situation suivante :

  • 25% des enfants haïtiens de 5 à 17 ans vivent séparés de leurs parents biologiques ;
  • Plus de 400 000 enfants dont 52% des filles sont impliqués dans le travail domestique ;
  • 207 000 enfants de 5 à 14 ans sont dans des formes inacceptables de travail domestique ;
  • Près de 60% des enfants dans des conditions inacceptables de travail seraient des filles essentiellement employées en milieu urbain ;
  • Une forte précarité socio-économique des ménages explique cette pratique dans la plupart des cas.

La tenue de ce comité directeur conjoint vient rappeler la nécessité de renforcer les synergies entre acteurs pour apporter une réponse plurisectorielle au problème de précarité qui conduit à l’exploitation des enfants à travers les pires formes de travail d’où l’insistance de Madame la Ministre pour :

  • une grande mobilisation des acteurs au niveau des autres Ministères et des ONG concernées dans toutes les étapes du projet.
  • Le développement d’action de plaidoyer envers le parlement pour l’adoption de la Convention 189 de l’OIT sur les travailleurs domestiques et la loi portant code de protection de l’enfant, et la révision du Code du travail;
  • La mise en place d’un groupe sectoriel sur la protection de l’enfant qui permettra de regrouper les acteurs au niveau stratégique concernant la protection de l’enfant.

Avec une tel engagement au sommet et une telle mobilisation des acteurs de développement, l’espoir est permis quand a la réduction de l’exposition au travail domestique des filles et garçons en Haïti.

 

 

Editorial de Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti

Des enfants, attendant dehors, au cours d’une inauguration d’école

L’année 2017 qui s’achève a été riche en interventions pour l’UNICEF Haïti. Nous avons soutenu les actions du gouvernement haïtien en renforçant ses capacités dans les domaines liés à la survie et au développement de l’enfant.  Car nos actions sont guidées par notre mandat qui est le bien-être de tous les enfants.

C’est le principe d’équité qui nous guide pour permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables et celles vivant dans les endroits les plus reculés de bénéficier d’une intervention humanitaire permettant de sauver leur vie.  L’UNICEF a été sur tous les fronts au cours de cette année 2017.

Entre autres actions :

-La certification des familles d’accueil fait partie de l’une des alternatives au placement des enfants dans les institutions. Nous avons également procédé à la Certification des ‘’Ecoles amies de l’hygiène’’ avec les partenaires. Les enfants pourront évoluer dans un environnement plus sain.

-L’UNICEF a également contribué au renforcement du système de santé en fournissant un appui technique au MSPP et en développant les systèmes de santé communautaires en formant des agents de santé communautaires et en renforçant le réseau des agents de santé. Ces agents vont contribuer à sauver des vies.

-De janvier à septembre, plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois et 22 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu plusieurs micronutriments pour améliorer leur régime alimentaire et lutter contre l’anémie ferriprive.

Par ailleurs, nous avons continué avec nos interventions dans les départements touchés par Matthew :

  • L’UNICEF a permis à plus de 640 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable depuis le passage de l’ouragan Matthew.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan Matthew ont été réhabilitées, ce qui a facilité le retour en classe de plus de 30 000 élèves. Plus de 10 000 fournitures scolaires ont été distribuées dans 139 écoles et 27 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial.
  • En 2017, un total de 10 628 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition et 7 381 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ont été traitées. Plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois, et 22 725 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des micronutriments.

A cause des changements climatiques, les cyclones deviennent de plus en plus dévastateurs. Renforcer la sensibilisation sur la gestion des risques et de désastres est une priorité. Nous avons organisé des consultations avec les jeunes dans le Sud et la Grand’Anse, les deux départements, les plus touchés par l’ouragan Matthew. La sensibilisation passe aussi par nos jeunes et adolescents.

J’aimerais profiter de ce moment, pour remercier nos collègues de l’UNICEF, autant ceux du bureau central que ceux des régions. Beaucoup de défis ont été relevés grâce à eux. Le personnel de l’UNICEF a été sur tous les fronts, au cours de cette année. Son dévouement à la cause des enfants a sauvé des dizaines de milliers de vie.

2017 s’en va et 2018 frappe déjà à la porte. Il y aura de nouveaux défis à relever, car l’important est de capitaliser sur les bons résultats enregistrés mais aussi de corriger ceux qui méritent de l’être. Néanmoins, les objectifs resteront les mêmes, créer un environnement qui permette aux enfants haïtiens de développer leur plein potentiel.

Il faut renforcer la lutte contre le choléra, la victoire est à portée de main, nous pouvons éliminer le choléra.

J’adresse un salut spécial à tous les enfants d’Haïti, à nos partenaires, et je souhaite à tous une bonne période de fête.

 

Marc Vincent

Représentant

 

Atelier de formation sur l’éducation et l’éradication du travail des enfants

Les participants pour la photo souvenir

“Education 2030 et éradication du travail des enfants”. Tel a été le thème de l’atelier organisé au Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin (Italie) du 06 au 10 novembre 2017.

Cet atelier a réuni des représentants du Burkina Faso, des Comores, du Liban, du Mali, de la Mauritanie, de la Suisse et d’Haïti dont le directeur général du ministère de l’éducation nationale. Il visait entre autres objectifs à permettre aux participants de : dégager une meilleure compréhension des liens existant entre la réalisation de l’objectif de l’éducation 2030 et l’élimination du travail des enfants; identifier les différentes stratégies pour lutter contre la vulnérabilité au travail des enfants et l’exclusion de ces derniers de l’éducation;  réfléchir aux rôles que les parties prenantes peuvent jouer dans la réalisation de l’éducation à l’horizon 2030 et dans l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025.

Suivant les estimations de l’OIT, présentées à la formation, environ 218 019 000 d’enfants sont astreints au travail à travers le monde ; 151,622, 000 de ces enfants sont âgés de 6 à 14 ans et 75 525 000 enfants effectuent des travaux dangereux pour leur santé, leur développement physique, social ou mental.  Par travaux dangereux, on entend les activités qui compromettent l’éducation des enfants, les activités qui les concerne de toute scolarisation.

Cet atelier a également permis aux participants de passer en revue les principaux cadres internationaux en lien avec l’éducation et la question du travail des enfants. Une attention particulière a été accordée à la Convention relative aux droits de l’enfant, aux différentes Conventions de l’OIT sur l’âge minimum à l’emploi, et aux pires formes de travail des enfants, les Objectifs de Développement Durable (ODD), plus particulièrement l’objectif no 4 qui encourage une éducation inclusive équitable et de qualité.

L’éradication du travail des enfants ; une obligation

Une séance de travail

Les participants à cet atelier sont arrivés à la conclusion que l’éducation et l’éradication du travail des enfants ne sauraient être l’affaire exclusive des Ministères d’éducation des pays.

Le directeur général du Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), le Dr Meniol Jeune, a exprimé son appréciation de l’approche participative utilisée par les facilitateurs et aussi de la qualité des échanges entre les participants.  Il entend travailler à la sensibilisation des acteurs éducatifs sur cette thématique et promouvoir l’éradication du travail des enfants.

Les représentants de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR) à cette formation, Peterson Cadet et Marckens Saint-Louis, proposent de travailler à la définition d’un plan de formation pour les ‘’pairs de protection’’ à travers des séances de restitution des axes fondamentaux du processus d’éradication du travail des enfants.

Geslet Bordes, officier en protection de l’enfance à l’UNICEF Haïti a, quant à lui, exprimé sa satisfaction pour les principaux outils déjà disponibles sur cette thématique. Les connaissances acquises au cours de cet atelier serviront à l’opérationnalisation du plan d’action qui sera préparé avec la participation effective du MENFP et de l’IBESR.

Pour une éducation inclusive de qualité en Haïti d’ici à 2030, disons tous et toutes : “Non au travail des enfants, et oui aux enfants dans les salles de classe !”.

 

La journée de l’enfance célébrée en grande pompe en Haïti

Le Représentant de l’UNICEF présentant un certificat à un parent

Port-au-Prince, le 20 Novembre 2017-  C’est en présence des plus hautes autorités du pays que la Journée de l’enfance, donc l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, a été célébrée en Haïti. L’UNICEF, le gouvernement haïtien ainsi que les organisations locales et internationales, ont tenu à renouveler la promesse faite de créer un environnement protecteur, pour le bien-être des enfants d’Haïti.

Pour ce 20 novembre, le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant). L’activité principale de la journée, était la remise de certificat d’accréditation de 76 familles d’accueil. (49 seront nouvellement accréditées, et 27 seront renouvelées).

Parmi les personnalités présentes, la Première Dame de la République, Mme Martine Moïse ; la Ministre des Affaires Sociales et du travail, Mme Stéphanie Auguste ; la Ministre de la jeunesse et des sports, Régine Lamur ; la directrice de l’Institut du Bien-Être social et de recherches (IBESR), Mme Arielle Jeanty Villedrouin ; le Représentant de l’UNICEF en Haïti, Mr Marc Vincent et la représentante de Terre des Hommes/Lausanne, Mme Islande Georges Cadet. Il faut aussi parler de la présence des enfants et des acteurs clés de la protection de l’enfance en Haïti.

L’anniversaire de la CDE

« A l’UNICEF, ce 20 novembre représente aussi le jour le plus important pour toute l’organisation.  Car il célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants. Nous formons l’espoir que cette journée, ne sera pas seulement une célébration, mais qu’il permette de toucher les cœurs et les consciences avec l’objectif de changer la situation des enfants vulnérables à travers le pays », a indiqué Mr. Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti.

La Première Dame qui tient un enfant

Il a plus loin félicité les familles qui participent à ce programme. « Aujourd’hui, l’UNICEF et ses partenaires, s’engage à assurer le suivi de ces nouvelles familles accréditées, à défendre le processus de désinstitutionnalisation, et souhaitons que davantage d’enfants en institutions, ou d’enfants victimes d’autres vulnérabilités soient placés dans un foyer chaleureux », a-t-il continué.

Une jeune ambassadrice de l’IBESR, Habrana Brizard a insisté pour le respect des Droits des enfants sans exception. « Je ne suis pas trop petite pour apprendre que Les défis sont de taille. Cependant j’ai appris que la vie est une lutte, alors luttez pour ce qui est bien est une obligation », s’est-elle adressée à l’assistance.

Identification des enfants, une étape primordiale

Dans son allocution de circonstance, Mme Martine Moïse, a indiqué que l’accréditation de ces familles d’accueil fait partie d’une avancée significative. Elle en a profité pour féliciter ces familles « qui ont consenti à donner de leur temps, de leur présence réconfortante, de leur amour pour participer valablement à l’évolution intégrale et harmonieuse des enfants qui en ont besoin ».

La Première Dame a ainsi rappelé l’importance de l’identification des enfants à la naissance, notamment à travers l’initiative ‘’konte m, mwen konte, dans les hôpitaux. « Elle diminue le risque d’être victime de traite et d’autres formes d’exploitation. Pyès ti moun pa dwe pitimi san gadò (aucun enfant ne doit être élevé seul) », a-t-elle dit, soulignant que le Président de la République, son excellence, Mr. Jovenel Moïse, ambitionne que tous les enfants aient un numéro d’identité et qu’ils soient élevés dans une famille car cela permettra une plus grande efficacité des programmes de sécurité sociale des familles et de protection des enfants.

 

Célébration de la Convention relative aux droits des enfants : Placer le respect des droits des enfants au cœur

Les principaux partenaires, lors de la certification des familles d’accueil

Port-au-Prince le 21 Novembre 2017- A l’occasion de l’anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants, célébré le 20 novembre, partout dans le monde, l’UNICEF réitère son souhait de voir chaque enfant au sein d’une famille. Ainsi l’UNICEF supporte l’Institut du Bien-Être social et de Recherches (IBESR) pour la réalisation de la semaine de l’Enfance. Le thème national étant « YON FANMI POU CHAK TIMOUN » (Une famille pour chaque enfant).  

Comme chaque année, l’objectif de l’UNICEF dans le cadre de cette semaine est de mettre l’accent sur le droit de chaque enfant au bien-être physique, mental et émotionnel. L’organisation appelle à placer le respect des enfants en tant que personnes à part entière au centre de l’attention publique.

En mettant l’accent sur le rôle primordial que jouent les familles pour le développement de l’enfant, en présence de la Première Dame de la République, Mme Martine Moise, l’UNICEF a procédé ce lundi 20 novembre de concert avec l’IBESR et le Ministère des affaires sociales et du travail (MAST) ainsi que d’autres partenaires, à la certification de 76 familles d’accueil.

« L’UNICEF soutient tous les efforts qui visent à réduire le nombre d’enfants placés dans les institutions. La place d’un enfant est dans la famille, biologique ou d’accueil. C’est ce qui lui permet de développer tout son potentiel. », souligne Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « L’UNICEF soutient le gouvernement haïtien pour le bien-être de tous les enfants en Haïti ».

Dans cette même logique, ce 21 novembre, s’est tenue la cérémonie de certification des ‘Écoles amies de l’hygiène’ en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, du Ministère de la Santé publique et de la population ainsi que d’autres partenaires. De bonnes conditions d’hygiène au sein de l’école sont un apport important à l’apprentissage des enfants. Sur les 17 écoles certifiées dans les départements du Centre et de l’Artibonite, 13 sont appuyées par l’UNICEF.

Oui à la Participation

Au-delà des activités dédiées à la protection, à la survie et à l’éducation l’UNICEF entreprendra durant la semaine du 20 novembre une série d’activités visant à valoriser la voix des enfants et des adolescents. La participation étant le quatrième pilier de la CDE le but est de communiquer avec, pour et à travers les enfants. Les voix des enfants seront partagées à travers les médias sociaux, et le Blog de l’UNICEF.

Non à la Violence

Durant toute la semaine du 20 novembre, de courtes vidéos d’opinion sur la violence quotidienne, des « voxpops », seront partagés sur les médias sociaux car l’UNICEF travaille pour « Une famille sans violence pour chaque enfant. » Dans la même logique est planifié un atelier sur la violence et la résilience qui sera suivi par une remise de diplômes au premier groupe d’intervenants formés en l’intelligence émotionnelle et leadership personnelle.

Une série de pièces musicales destinées aux enfants, composées et interprétées par l’artiste haïtien de renom, Jean-Jean Roosevelt, sera lancée en ligne, sur nos réseaux sociaux, ainsi que la vidéo musicale ‘Pou chak timoun’ (Pour chaque enfant).

La CDE un texte important pour les droits de l’enfant  

Dans 54 articles et deux Protocoles facultatifs, la Convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux de tous les enfants du monde : le droit à la survie ; le droit de se développer dans toute la mesure du possible ; le droit d’être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l’exploitation ; et de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

Les quatre principes fondamentaux de la Convention sont la non-discrimination ; la priorité donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit de vivre, de survivre et de se développer ; et le respect des opinions de l’enfant. Tous les droits reconnus dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d’éducation et de services juridiques, civils et sociaux.

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Au sujet de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/fr

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Pour plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

 

Vulgarisation de Savoir pour Sauver à travers les chants populaires

Une choregraphie de savoir pour sauver

Le Samedi 14 octobre, en marge de la célébration de la ‘’Journée mondiale du lavage des mains’’, le gymnasium Vincent de la Rue Romain était en fête pour accueillir un évènement important pour le bien des enfants: le lancement d’un album de chants inspirés du document: Savoir pour sauver (“Konesans pou sove lavi”).

Tenant compte de l’aspect ludique du chant, de sa capacité à rassembler et à sensibiliser les gens, au-delà des différences, ce medium a été privilégié pour véhiculer les pratiques familiales essentielles à un grand nombre de personnes.

Près de 200 enfants, du groupe “ Orchidée”, ont chanté, dansé et mimé les messages clés contenus dans les 14 chapitres du document “ Konesans pou sove lavi” à travers le festival dénommé “  A la bèl bagay se lasante” (La santé est une belle chose).

Le spectacle était divisé en deux parties :

– celle du chant sur les droits de l’enfant a vu défiler près d’une cinquantaine d’enfants issus de plusieurs écoles de la place et qui égrenaient un à un les droits de l’enfant en tournant en cercle.

– la deuxième partie a mis en scène un groupe d’enfants vêtus de tenue paysanne et portant des provisions diverses sur la tête tout en dansant au rythme du chant sur la nutrition “Twa kalite mange”. La salle  a vibrée au rythme de la  chorégraphie de la musique tube de l’album “ ala bel bagay se lasante” interprétée par des enfants portant des tenues de style diffèrent.

Cependant, de l’avis de tous, les représentations étaient les unes plus magnifiques que les autres et les acteurs se sont surpassés pour offrir un spectacle haut en couleur qui a soulevé un enthousiasme collectif communicatif.

A noter que l’idée de préparer un album de chants s’inscrit dans une stratégie globale de promotion des pratiques familiales essentielles pour la promotion de la santé et le développement de l’enfant. Ces chants seront utilisés en priorité dans les clubs de santé qui font partie intégrante de cette stratégie et lors de la réalisation d’activités de sensibilisation diverses.

De manière générale, cet album de chants se veut être une importante contribution à la communauté haïtienne dans sa quête d’avoir des enfants haïtiens en bonne santé. Il a été conçu en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population afin de s’assurer que les messages sur la santé et le Développement de l’enfant qu’il contient soient culturellement accessibles à toutes  les couches de la population. Signalons que l’album a été produit par le groupe “Salut”  grâce à un support financier de l’UNICEF dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Santé préventive, environnementale, communautaire (SPEC).