Editorial de Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti

Des enfants, attendant dehors, au cours d’une inauguration d’école

L’année 2017 qui s’achève a été riche en interventions pour l’UNICEF Haïti. Nous avons soutenu les actions du gouvernement haïtien en renforçant ses capacités dans les domaines liés à la survie et au développement de l’enfant.  Car nos actions sont guidées par notre mandat qui est le bien-être de tous les enfants.

C’est le principe d’équité qui nous guide pour permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables et celles vivant dans les endroits les plus reculés de bénéficier d’une intervention humanitaire permettant de sauver leur vie.  L’UNICEF a été sur tous les fronts au cours de cette année 2017.

Entre autres actions :

-La certification des familles d’accueil fait partie de l’une des alternatives au placement des enfants dans les institutions. Nous avons également procédé à la Certification des ‘’Ecoles amies de l’hygiène’’ avec les partenaires. Les enfants pourront évoluer dans un environnement plus sain.

-L’UNICEF a également contribué au renforcement du système de santé en fournissant un appui technique au MSPP et en développant les systèmes de santé communautaires en formant des agents de santé communautaires et en renforçant le réseau des agents de santé. Ces agents vont contribuer à sauver des vies.

-De janvier à septembre, plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois et 22 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu plusieurs micronutriments pour améliorer leur régime alimentaire et lutter contre l’anémie ferriprive.

Par ailleurs, nous avons continué avec nos interventions dans les départements touchés par Matthew :

  • L’UNICEF a permis à plus de 640 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable depuis le passage de l’ouragan Matthew.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan Matthew ont été réhabilitées, ce qui a facilité le retour en classe de plus de 30 000 élèves. Plus de 10 000 fournitures scolaires ont été distribuées dans 139 écoles et 27 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial.
  • En 2017, un total de 10 628 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition et 7 381 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ont été traitées. Plus de 32 000 enfants de 6 à 24 mois, et 22 725 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des micronutriments.

A cause des changements climatiques, les cyclones deviennent de plus en plus dévastateurs. Renforcer la sensibilisation sur la gestion des risques et de désastres est une priorité. Nous avons organisé des consultations avec les jeunes dans le Sud et la Grand’Anse, les deux départements, les plus touchés par l’ouragan Matthew. La sensibilisation passe aussi par nos jeunes et adolescents.

J’aimerais profiter de ce moment, pour remercier nos collègues de l’UNICEF, autant ceux du bureau central que ceux des régions. Beaucoup de défis ont été relevés grâce à eux. Le personnel de l’UNICEF a été sur tous les fronts, au cours de cette année. Son dévouement à la cause des enfants a sauvé des dizaines de milliers de vie.

2017 s’en va et 2018 frappe déjà à la porte. Il y aura de nouveaux défis à relever, car l’important est de capitaliser sur les bons résultats enregistrés mais aussi de corriger ceux qui méritent de l’être. Néanmoins, les objectifs resteront les mêmes, créer un environnement qui permette aux enfants haïtiens de développer leur plein potentiel.

Il faut renforcer la lutte contre le choléra, la victoire est à portée de main, nous pouvons éliminer le choléra.

J’adresse un salut spécial à tous les enfants d’Haïti, à nos partenaires, et je souhaite à tous une bonne période de fête.

 

Marc Vincent

Représentant

 

Atelier de formation sur l’éducation et l’éradication du travail des enfants

Les participants pour la photo souvenir

“Education 2030 et éradication du travail des enfants”. Tel a été le thème de l’atelier organisé au Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin (Italie) du 06 au 10 novembre 2017.

Cet atelier a réuni des représentants du Burkina Faso, des Comores, du Liban, du Mali, de la Mauritanie, de la Suisse et d’Haïti dont le directeur général du ministère de l’éducation nationale. Il visait entre autres objectifs à permettre aux participants de : dégager une meilleure compréhension des liens existant entre la réalisation de l’objectif de l’éducation 2030 et l’élimination du travail des enfants; identifier les différentes stratégies pour lutter contre la vulnérabilité au travail des enfants et l’exclusion de ces derniers de l’éducation;  réfléchir aux rôles que les parties prenantes peuvent jouer dans la réalisation de l’éducation à l’horizon 2030 et dans l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025.

Suivant les estimations de l’OIT, présentées à la formation, environ 218 019 000 d’enfants sont astreints au travail à travers le monde ; 151,622, 000 de ces enfants sont âgés de 6 à 14 ans et 75 525 000 enfants effectuent des travaux dangereux pour leur santé, leur développement physique, social ou mental.  Par travaux dangereux, on entend les activités qui compromettent l’éducation des enfants, les activités qui les concerne de toute scolarisation.

Cet atelier a également permis aux participants de passer en revue les principaux cadres internationaux en lien avec l’éducation et la question du travail des enfants. Une attention particulière a été accordée à la Convention relative aux droits de l’enfant, aux différentes Conventions de l’OIT sur l’âge minimum à l’emploi, et aux pires formes de travail des enfants, les Objectifs de Développement Durable (ODD), plus particulièrement l’objectif no 4 qui encourage une éducation inclusive équitable et de qualité.

L’éradication du travail des enfants ; une obligation

Une séance de travail

Les participants à cet atelier sont arrivés à la conclusion que l’éducation et l’éradication du travail des enfants ne sauraient être l’affaire exclusive des Ministères d’éducation des pays.

Le directeur général du Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), le Dr Meniol Jeune, a exprimé son appréciation de l’approche participative utilisée par les facilitateurs et aussi de la qualité des échanges entre les participants.  Il entend travailler à la sensibilisation des acteurs éducatifs sur cette thématique et promouvoir l’éradication du travail des enfants.

Les représentants de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR) à cette formation, Peterson Cadet et Marckens Saint-Louis, proposent de travailler à la définition d’un plan de formation pour les ‘’pairs de protection’’ à travers des séances de restitution des axes fondamentaux du processus d’éradication du travail des enfants.

Geslet Bordes, officier en protection de l’enfance à l’UNICEF Haïti a, quant à lui, exprimé sa satisfaction pour les principaux outils déjà disponibles sur cette thématique. Les connaissances acquises au cours de cet atelier serviront à l’opérationnalisation du plan d’action qui sera préparé avec la participation effective du MENFP et de l’IBESR.

Pour une éducation inclusive de qualité en Haïti d’ici à 2030, disons tous et toutes : “Non au travail des enfants, et oui aux enfants dans les salles de classe !”.

 

Vulgarisation de Savoir pour Sauver à travers les chants populaires

Une choregraphie de savoir pour sauver

Le Samedi 14 octobre, en marge de la célébration de la ‘’Journée mondiale du lavage des mains’’, le gymnasium Vincent de la Rue Romain était en fête pour accueillir un évènement important pour le bien des enfants: le lancement d’un album de chants inspirés du document: Savoir pour sauver (“Konesans pou sove lavi”).

Tenant compte de l’aspect ludique du chant, de sa capacité à rassembler et à sensibiliser les gens, au-delà des différences, ce medium a été privilégié pour véhiculer les pratiques familiales essentielles à un grand nombre de personnes.

Près de 200 enfants, du groupe “ Orchidée”, ont chanté, dansé et mimé les messages clés contenus dans les 14 chapitres du document “ Konesans pou sove lavi” à travers le festival dénommé “  A la bèl bagay se lasante” (La santé est une belle chose).

Le spectacle était divisé en deux parties :

– celle du chant sur les droits de l’enfant a vu défiler près d’une cinquantaine d’enfants issus de plusieurs écoles de la place et qui égrenaient un à un les droits de l’enfant en tournant en cercle.

– la deuxième partie a mis en scène un groupe d’enfants vêtus de tenue paysanne et portant des provisions diverses sur la tête tout en dansant au rythme du chant sur la nutrition “Twa kalite mange”. La salle  a vibrée au rythme de la  chorégraphie de la musique tube de l’album “ ala bel bagay se lasante” interprétée par des enfants portant des tenues de style diffèrent.

Cependant, de l’avis de tous, les représentations étaient les unes plus magnifiques que les autres et les acteurs se sont surpassés pour offrir un spectacle haut en couleur qui a soulevé un enthousiasme collectif communicatif.

A noter que l’idée de préparer un album de chants s’inscrit dans une stratégie globale de promotion des pratiques familiales essentielles pour la promotion de la santé et le développement de l’enfant. Ces chants seront utilisés en priorité dans les clubs de santé qui font partie intégrante de cette stratégie et lors de la réalisation d’activités de sensibilisation diverses.

De manière générale, cet album de chants se veut être une importante contribution à la communauté haïtienne dans sa quête d’avoir des enfants haïtiens en bonne santé. Il a été conçu en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population afin de s’assurer que les messages sur la santé et le Développement de l’enfant qu’il contient soient culturellement accessibles à toutes  les couches de la population. Signalons que l’album a été produit par le groupe “Salut”  grâce à un support financier de l’UNICEF dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Santé préventive, environnementale, communautaire (SPEC).

1 an après le passage de l’ouragan Matthew, les enfants d’Haïti sont encore vulnérables aux catastrophes naturelles

Une vue aérienne d’une localité devastée par Matthew

Port-au-Prince, le 4 Octobre 2017– Un an après le passage de l’ouragan Matthew de catégorie 4 qui a dévasté le grand Sud d’Haïti, et causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts considérables, les enfants et adolescents de ce pays de la Caraïbes sont encore extrêmement vulnérables aux effets des désastres naturels et des évènements climatiques extrêmes, a prévenu l’UNICEF aujourd’hui.

« Des centaines de milliers d’enfants ont vu leurs existences bouleversées par l’ouragan Matthew », a indiqué Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti. « Le courage et la détermination des familles haïtiennes à se relever et de recommencer à reconstruire leur vie est admirable et l’UNICEF est fière d’être l’une des organisations qui continuent à les supporter ».

« Après le passage de Matthew, je croyais qu’il serait pratiquement impossible de continuer à vivre. Tous les arbres étaient arrachés… Mais peu à peu les gens commencent à se reprendre », selon Bernard, 14 ans, originaire de Roche-à-Bateau, une commune du Sud gravement touchée par Matthew.

Une usine de traitement et de filtration d’eau dans la Grand’Anse qui a été supportée par l’UNICEF

Rapidement après le passage du cyclone, l’UNICEF a mobilisé son staff sur le terrain afin de répondre au plus urgent; à savoir une aide d’urgence aux enfants et aux familles affectées, incluant l’eau potable et l’assainissement.

Aux côtés du gouvernement et des partenaires, l’UNICEF a pu réaliser au courant des 12 derniers mois les actions suivantes :

  • Plus de 550 000 personnes ont bénéficié de l’accès à l’eau potable.
  • 120 écoles endommagées par l’ouragan ont été réhabilitées, facilitant le retour en classe pour plus de 30 000 écoliers. 139 écoles ont reçu plus de 10 000 articles de mobilier scolaire et 26 000 enfants ont bénéficié d’un soutien psychosocial.
  • Plus de 28 000 enfants ont bénéficié de soins psychosociaux, l’assistance et la nutrition, la santé et l’éducation à l’hygiène. Plus de 24 000 personnes ont reçu des informations sur la violence, la maltraitance des enfants et la violence basée sur le genre (VBG).
  • Plus de 160 000 enfants ont été dépistés pour la malnutrition dans les départements du Sud et de la Grand’Anse dans un programme de dépistage continue. Les résultats montrent les besoins, avec 7 443 malnutris aigus, les enfants admis dans le Protocole de prise en charge de la malnutrition aigu (PCMA) soutenu par l’UNICEF, dont 2 343 cas de malnutrition aigüe sévère et 5 100 cas de malnutritions aiguës modérées.

En outre, l’UNICEF avait organisé une série de consultations avec des adolescents dans la Grand’Anse et le Sud, afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations et idées en ce qui concerne la gestion des risques et désastres. Les deux cahiers de charges résultants, ont été transmis aux autorités locales.

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Notes pour les éditeurs :

UReport : Afin de ne pas seulement informer mais d’écouter les jeunes, UNICEF Haïti vient d’intégrer l’initiative globale Ureport. L’accent sera mis sur la protection de l’enfance, en Haïti. Pour plus de détails visitez : https://ureport.in/

Interactive Map : Le vécu des staffs et des communautés dans zones affectées est également visible sur une carte interactive qui donne les détails des actions et besoin sur le terrain. Pour y accéder  http://bit.ly/2yNoYbA

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org

 

Contacts de presse:

Cornelia Walther, chef de communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Joe English, UNICEF New York, +1 917 893 0692, jenglish@unicef.org

 

Retour à l’école. Retour à la normalité. Presque…

Fort-Liberté. 11 septembre – C’est lundi. Une semaine après que l’année scolaire ait commencé officiellement en Haïti. Les écoles font une fois de plus un effort timide pour rouvrir leurs portes. Tout le monde est impatient de tourner la page d’Irma, mais la réalité est tout autre. Même si 12 des 13 abris ont été évacués hier pour s’assurer que les écoles peuvent rouvrir aujourd’hui, certaines d’entre elles ne sont tout simplement pas prêtes à accueillir leurs écoliers.

Les élèves du Lycée Duty Boukman, reprennent le chemin des classes. Ce lycée a servi d’abri temporaire pendant une courte période.

Avec mon collègue de l’UNICEF, Brice, les inspecteurs de l’école et les ONG partenaires, je fais partie d’une mission d’évaluation commune dont l’objectif est de savoir quelles écoles ont été inondées ou endommagées par Irma. L’ambition est de concentrer les ressources limitées dont elles ont le plus besoin, afin de s’assurer que tous les élèves puissent retourner en classe rapidement.

Mais le défi va bien au-delà des infrastructures scolaires. « Beaucoup de nos enseignants et les familles de nos élèves ont vu leurs maisons inondées pendant Irma. Ils ne sont pas à l’école parce qu’ils sont occupés à récupérer ce qui peut être sauvé », nous explique Maître Jean Baptiste, le directeur de l’école Mebane. En effet, sur les six écoles que mon équipe visite trois n’ont pas eu d’écoliers aujourd’hui, et les autres n’ont qu’une petite partie de leur effectif habituel.

Ce n’est pas l’affluence des jours normaux

L’accès est un autre problème. Déjà difficiles à atteindre en saison sèche, certaines écoles sont entourées par la boue et de petits cours d’eau en raison de fortes précipitations. Dans notre tentative d’atteindre l’école de Beudoux, une priorité sur notre liste, en raison des dommages subis. Notre voiture s’est enlisée deux fois. Et seule l’expertise de Gabrielle, notre chauffeur expérimenté, nous a évités de pousser la voiture jusqu’au rivage.

Irma a levé le voile sur les vulnérabilités existantes. « Je suis arrivé à l’abri parce que l’endroit où je vis était inondé. Mes parents sont morts pendant le tremblement de terre de 2010, alors maintenant je reste avec la femme pour laquelle je travaille. Pour gagner ma vie, je transporte des produits d’Haïti vers la République dominicaine, et vice-versa. Cela fait longtemps que je ne suis pas allé à l’école. C’est trop cher », explique Renel, 14 ans. Il est venu à l’abri et, une fois qu’il a fermé, il est retourné à sa vie en marge de la société …

Les écoles, les routes, les maisons les plus touchées par Irma sont celles étaient déjà dans une situation difficile. À St Martin, l’ouragan était puissant, il a détruit des infrastructures solides. En Haïti, il était beaucoup plus léger et il a affaibli des structures qui étaient déjà fragiles. Mère Nature a attiré notre attention, c’est une autre leçon sur l’importance vitale de l’investissement structurel pour dévoiler le potentiel d’Haïti. Irma aujourd’hui ne concerne pas les secours d’urgence, mais un engagement profond envers les communautés locales. L’UNICEF les soutient sur leur chemin ; retour à l’école, retour à la normalité, retour vers l’avenir.

 

 

Moïse : du travail dans les champs au rêve de devenir agronome

L’histoire de Moïse, 14 ans, qui autrefois travaillait dans les champs et qui aujourd’hui à la chance de pouvoir aller à l’école afin de plus tard devenir agronome.

Les enfants non accompagnés du Centre d’Accueil de Lascahobas

Une même ile, une histoire commune, un identique passé douloureux mais deux peuples en contentieux permanent : deux frères ennemis. Haïti et la République Dominicaine, formant Hispaniola, ile légendaire regorgeant de richesses reste pourtant le lieu de violentes tensions frontalières portant sur le droit à la citoyenneté.

L’engagement communautaire permet la rentree des classes à La Hatte

Les toits neufs de l’ecole

 

La Grand’Anse est le département qui a été le plus touché par l’ouragan Matthew . 188 écoles endommagées, selon le directeur départemental pour le ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), Ernsau Dauphin. Lire la suite

Des journalistes de la Grand’Anse, formés sur la Communication et le droit des enfants

Les médias occupent une position importante au sein de la société haïtienne, notamment dans les régions reculées où c’est parfois la seule source d’informations. Ainsi, les journalistes peuvent devenir des champions dans le cadre du respect des Droits de l’enfant.

De meilleures conditions d’apprentissage à Prévilé

Un mois après le lancement de l’année scolaire 2016-2017, l’ouragan Matthew a endommagé environ 1600 écoles[1] en Haïti, privant plus de 480 000 élèves[2] d’opportunités éducatives à travers le pays, en particulier dans la Grand’Anse, le Sud, les Nippes et le Nord-Ouest. Pendant les six mois qui ont suivi le désastre, l’UNICEF et ses partenaires […]