UNICEF: Une année après le passage de Matthew

Les enfants d’une école dans le Sud, réhabilitée par l’UNICEF, posent avec leur sac

Port-au-Prince, 4 Octobre 2017 – Un an après le passage de Matthew, sur le pays, et qui a ravagé le Sud et la Grand’Anse, les personnes affectées sont en train de panser encore leurs blessures. Mais il y a aussi des signes visibles que la vie essaie de reprendre son cours. Les jardins commencent à redonner des fruits, certaines maisons ont été reconstruites. Même si les empreintes de la catastrophe sont encore là, les Haïtiens veulent aller de l’avant.

Le courage des familles et communautés haïtiennes qui ont su se relever de tant de catastrophes est admirable. Et l’UNICEF est fier de pouvoir se compter parmi les organisations qui offrent un accompagnement continu aux familles vulnérables, notamment aux enfants.

Comme par le passé, l’UNICEF a été parmi les premiers à réagir face aux dégâts de l’ouragan Matthew, les procédures administratives simplifiées, les équipes rejoignaient ceux qui étaient déjà positionnées dans le Sud. Devant l’urgence, aucune perte de temps. Les gens avaient besoin de tout, il fallait trouver des moyens de protection pour les enfants dans les abris provisoires, distribuer de l’eau potable, offrir des services de nutrition, contrôler le choléra – y compris l’identification et le traitement des cas suspects, et tant d’autres besoins à combler, rapidement.

L’UNICEF s’est tenu aux côtés du gouvernement haïtien et avec les partenaires afin d’offrir cette aide humanitaire, le plus vite que possible. Le bilan de Matthew a été catastrophique. Le cyclone a causé des pertes en vies humaines, la destruction des maisons et la dévastation des zones d’agriculture. Les gens ont su faire face, dans la dignité. Il revient aux partenaires humanitaires et au gouvernement d’assurer un accompagnement soutenu.

Une equipe de l’UNICEF, lors d’une activité psychosociale dans le Sud

Nous en profitons pour saluer l’abnégation et le courage de nos collègues de l’UNICEF qui, durant cette période d’urgence, ont été sur tous les fronts. Et ceci en vue d’aider l’organisation à accomplir son mandat qui consiste dans le bien-être des enfants. Nous remercions aussi, tous les bailleurs, tant institutionnels qu’individuels qui permettent à nos actions d’aller directement vers les familles et communautés les plus vulnérables.

Se relever d’une catastrophe, n’est pas chose facile. D’autant plus que les conditions étaient déjà précaires dans ces endroits. Cependant, il faut continuer le support à la population ainsi que la sensibilisation sur les risques liés aux désastres.

Un an après Matthew, nous voici devant un choix, les désastres naturels ont toujours existé, ils continueront d’exister (Irma et Maria, sont encore dans les esprits). Haïti, se trouvant sur la route des cyclones, tout comme d’autres pays de l’Atlantique, n’a d’autre choix que de s’adapter. Si on veut éviter les épisodes douloureux causés par les aléas climatiques, il faut se préparer.

Le dialogue initié par l’UNICEF à travers les consultations des jeunes de la Grand’Anse et dans le Sud a eu pour objectif de les sensibiliser sur la question de la gestion des risques et des désastres. Beaucoup ont avoué ne pas savoir quoi faire lors du cyclone. Ils remercient l’UNICEF, car maintenant, ils savent. Et ils vont propager leurs connaissances dans leurs localités. Le projet UReport poursuit un objectif similaire – Communiquer avec les adolescents du pays, en recueillant leurs impressions et donnant des informations à une plus large échelle.

La carte interactive, qui fait partie de Togetherness (Ensemble) que nous lançons, nous rappelle, à travers des photos et histoires poignantes, le déroulement de l’appui sur le terrain. Ce ne sont plus des statistiques froides mais des visages humains. Car nous ne devons pas oublier l’impact sur les êtres humains, ni le rôle de ceux-ci dans le relèvement. Nous ne pouvons pas nous permettre de l’oublier.

Aller dans les endroits les plus reculés, vers les communautés les plus vulnérables pour soutenir le Gouvernement dans la quête des services sociaux de base qui sont accessibles, tel est notre objectif. Avant, pendant et après Matthew – notre objectif est de permettre aux enfants de réaliser leur plein potentiel, sans aucune distinction, comme le veut notre devise : « Pour chaque enfant… ».

Marc Vincent

Représentant de l’UNICEF en Haïti 

 

L’insuffisance des investissements en faveur de l’allaitement nuit aux nourrissons et aux mères de par le monde

GENÈVE/NEW YORK, 1er août 2017 – Aucun pays au monde ne respecte entièrement les recommandations en matière d’allaitement maternel, d’après un nouveau rapport de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) établi en collaboration avec le Collectif mondial pour l’allaitement maternel, une nouvelle initiative visant à accroître les taux d’allaitement maternel à l’échelle […]

70 ème anniversaire! UNICEF Haïti, toujours plus près de la population Haïtienne

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©MaxenceBadley

Sous le slogan ’’Yon Chans pou chak Timoun’’  en Créole, ’’Une Chance pour chaque Enfant’’, le staff d’UNICEF Haïti soutient au quotidien  les principes d’engagement, d’autonomisation, qui renforcent la résilience des populations affectées.

Deux mois après le passage de Matthew, dans les départements Sud, de la Grand ’Anse et des Nippes, ces mots ’’Une Chance pour chaque Enfant’’ sont mis en œuvre. Les efforts de reconstruction sont bien engagés et l’aide continue à arriver dans les communautés les plus éloignées. Ces efforts, ces enfants, bénéficient du soutien  le plus complet possible de la part de l’UNICEF.

Ce dimanche 11 décembre 2016 marque le 70ème anniversaire de notre organisation. Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance a été mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies pour défendre les droits des enfants, pour aider à répondre à leurs besoins essentiels et favoriser leur plein épanouissement.

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©MaxenceBadley

Aujourd’hui, l’UNICEF travaille sans relâche dans les endroits les plus difficiles du monde pour apporter une aide vitale, un appui à long terme et de l’espoir aux enfants dont la vie et l’avenir sont menacés par des conflits, des crises, la pauvreté, les inégalités et les discriminations.

L’UNICEF est présent en Haïti depuis 1949 où il répondait aux besoins urgents des enfants et des femmes victimes des cyclones et des épidémies qui frappaient le pays dans les années d’après-guerre.  Plus tard, le 21 Juillet 1983, l’UNICEF signera un Accord de base avec le gouvernement et depuis lors l’UNICEF accompagne l’Etat haïtien dans ses initiatives de renforcement des programmes de Santé, de Protection, d’Education, d’Assainissement de l’Eau et d’accès à l’hygiène. 

Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais présents auprès des enfants Haïtiens.

L’UNICEF travaille sans relâche depuis la veille du passage de Matthew,  l’ouragan dévastateur qui a frappé le pays la nuit du 3 au 4 octobre dernier. Dès le 3 octobre, UNICEF a anticipé les besoins post-ouragan et a pré positionné des fournitures d’importance vitale pour 10 000 personnes. Elles ont été distribuées rapidement aux familles les plus touchées des zones gravement affectées comprenant des réservoirs souples et des tablettes de chloration, des kits d’hygiène et des moustiquaires.

Notre première priorité après Matthew a été l'accès à l'eau potable

Notre première priorité après Matthew a été l’accès à l’eau potable. ©MaxenceBadley

Pour être au plus près des enfants et familles affectées par Matthew, UNICEF  a ouvert un bureau aux Cayes et ouvrirons prochainement un autre bureau à Jérémie pour intensifier notre présence et nos actions.

Aux côtés du Ministère de la Santé Publique et de la Population et de l’OMS, nous avons participé à cette grande campagne de vaccination contre le choléra ciblant 756,191 personnes dont plus de 288,000 enfants âgés de 1 à 14 ans dans les régions affectées par l’ouragan.

Au-delà de la réponse à l’urgence dans les départements de la Grand’Anse, du Sud et des Nippes, L’UNICEF Haïti et ses partenaires  poursuivent  bien évidemment leurs programmes réguliers de protection, de santé, de nutrition,  de politiques sociales, d’eau d’assainissement et d’hygiène pour atteindre chaque enfant Haïtien.

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Lors du tremblement de terre le 12 janvier 2010

Nous étions présents dès 1949 pour répondre aux urgences d’Haïti. Nous étions présents lorsque l’Etat Haïtien a ratifié la Convention des Droits de l’Enfant en décembre 1994. Nous étions présents le 12 janvier 2010 lors du terrible tremblement de terre qui a secoué l’ile. Nous étions présents avant et pendant  et nous sommes présents après Matthew. Nous serons présents pour réaliser un rêve. Celui d’une Haïti où  chaque enfant nait en sécurité, se développe et s’épanouit pour réaliser son plein potentiel en bénéficiant  de la protection et de l’éducation qu’il mérite et en ayant à sa disposition les services  de soins nécessaire à sa bonne santé.

Bon fèt UNICEF ! Joyeux anniversaire UNICEF !

Marc Vincent

Représentant de l’UNICEF en Haïti

Une course contre la montre

Les Cayes, pages d’un cahier d’écolier sur la plage.

Les Cayes, pages d’un cahier d’écolier sur la plage.

Jérémie, 10 octobre 2016. Enfin Jérémie ! Il nous a fallu environ trois heures depuis Les Cayes. Chaque kilomètre que nous parcourons en direction de l’ouest du pays nous dévoile un peu plus le sinistre visage de l’après-Matthew. Trouver des mots capables de décrire une telle désolation est bien difficile. Des milliers de milliers d’arbres et de maisons saccagés. Dans chaque village que nous traversons, devant les maisons (ou plutôt ce qu’il en reste), des gens s’efforcent de remettre sur pied, de sauver, de réparer les débris de ce qui fut leur vie.

On croit halluciner à la lecture des récits racontant que 70 à 80 % des gens ici ont été affectés par Matthew, pourtant, en roulant dans Grand Anse, on se rend compte que c’est la réalité. Et il ne s’agit que des endroits en bordure de route ; certaines zones dans la montagne restent encore inaccessibles. Beaucoup n’ont encore reçu aucune aide depuis la fin de l’ouragan et personne ne sait quand ils en auront, pour peu qu’ils en aient !

Aujourd’hui les écoles ont officiellement rouvert. Dans les zones les plus touchées, 100 000 enfants n’ont pas repris l’école et personne ne sait quand ils le pourront. Nous travaillons avec le Ministère de l’Éducation afin de trouver des solutions provisoires. Fait encourageant, alors que nous traversons Catiche, en route vers Jérémie, nous apercevons un bâtiment massif et jaune, debout et entier avec son toit bleu vif. C’est l’une des quinze écoles construites en 2013/2014 par l’UNICEF en partenariat avec le Ministère de l’Education : la conception antisismique et anticyclonique a certainement tenu ses promesses.

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A notre arrivée à Jérémie, nous allons retrouver l’équipe de terrain sur place depuis la réouverture de la route, jeudi dernier. Depuis leur arrivée, c’est une course contre la montre pour fournir aux personnes les plus touchées une source d’eau potable. Le système d’approvisionnement en eau était déjà fragile avant Matthew, mais, désormais, il est défaillant sur une grande partie du réseau. En collaboration avec le gouvernement et les partenaires ONG, des points de chloration de l’eau sont mis en place afin de garantir que les gens repartent avec une eau potable ; des bladders sont installées aux endroits densément peuplés et des camions-citernes acheminent de l’eau vers les sites les plus touchés. En même temps que sont mises en œuvre des solutions aux besoins les plus immédiats, la planification d’une solution à moyen terme est en cours avec la préparation de systèmes de traitement de l’eau capables de traiter plusieurs milliers de litres d’eau par jour. La menace du choléra se précise

Nous nous rendons dans une des cinq unités de traitement du choléra gérées par une ONG partenaire d’exécution de l’UNICEF dans le département de Grand Anse. Bien qu’elle ait été sévèrement endommagée, elle est à nouveau opérationnelle. Trente nouveaux patients, en moyenne, arrivent ici chaque jour. Les personnes qui viennent présentent des symptômes de diarrhée et de vomissement ; au centre, ont leur donne un gel de réhydratation orale ou, dans les cas graves, des injections intraveineuses (vous vous souviendrez peut-être m’avoir vu mentionner hier ce camion chargé de sels de réhydratation orale et d’injections Ringer : ces produits sont d’une aide précieuse aujourd’hui).  « Lorsque ma fille s’est mise à vomir, j’étais à peu près certain qu’il s’agissait de choléra. Dans notre situation actuelle, sans accès à l’eau potable, c’est généralement ce qui arrive », me fait remarquer Saran, qui a amené sa fille ce matin.

Il lui a fallu trente minutes de marche. Sa petite va mieux maintenant, elle a même la force de recommencer à sourire. Son récit est le même que celui des familles que nous avons rencontrées aux Cayes : « Kay kraze », notre maison est détruite. Il est maçon, mais n’a pas encore repris le travail. Reste à obtenir la confirmation des laboratoires que les nombreux cas de diarrhée signalés ces derniers jours sont bien dus au choléra, mais qu’il s’agisse de diarrhée ou de choléra, en l’absence de traitement tous deux peuvent tuer un enfant.

Notre prochain arrêt se situe à la station de chloration de l’eau, à la source de La Digue, là où la plupart des gens vont chercher l’eau qu’ils consomment. Dans chaque camion-citerne, un agent appartenant à l’un de nos partenaires ONG déverse un petit seau de chlore et dans chaque jerrycan emporté par quelqu’un, deux pastilles de purification de l’eau sont rajoutées (elles font partie des fournitures envoyées sur place en prévision de Matthew, auxquelles se sont ajoutés plusieurs approvisionnements acheminés par la route). Toutes les actions sont menées en collaboration avec le gouvernement haïtien et ses représentants à l’échelon départemental.

Demain, nous accompagnons une équipe d’intervention rapide qui doit enquêter sur des signalements de choléra à Pestel, à deux heures de route de Jérémie.

Merci & Mesi

Mes Héros, vos Héros, nos Héros en Haïti

 

Visionnez l'histoire de Rosemaine

Visionnez l’histoire de Rosemaine

Depuis quelques mois, UNICEF Haïti parcourt le pays à la recherche de jeunes héros et de jeunes héroïnes qui apportent leurs solutions aux problématiques du pays.

Education, nutrition, assainissement de l’eau, travail des enfants en soutien de leur famille, protection des droits de l’enfant, nos jeunes héros et héroïnes se font les porte-paroles des enfants d’Haïti. Ils-elles nous montrent leur réalité et affichent les solutions quotidiennes qu’ils-elles ont mis en place pour continuer à avancer.

A l’heure où j’écris ces lignes,  nous avons mis en images l’histoire de six enfants. Nous distillerons ces vidéos au rythme d’une ou deux par mois jusque mi-décembre à des dates clefs choisies pour leur correspondance entre l’actualité et les questions illustrées par les histoires de ces enfants

Nous avons pris le parti de montrer que les jeunes d’Haïti sont des héros qui prennent leur avenir en main sans attendre de recevoir de l’aide. Loin de l’image de charité et de la logique de don qui peut-être traditionnellement véhiculée, ces enfants nous montrent de la force, de la volonté, du courage, et nous offrent de l’inspiration, de l’espoir, de la joie.

Si eux y arrivent, alors pourquoi pas moi, vous, nous ?

Il y a un mois, lors de la célébration de la Journée Internationale de la Jeunesse nous avons projeté en avant-première l’une de ces vidéos, celle de Clifford (voir notre article A la frontière, sur les pas d’un enfant héros). Les jeunes présents lors de cette diffusion ont réagi avec beaucoup d’émotions. « Malgré la misère et les difficultés, cet enfant se bat et il parvient à réaliser son rêve », «  Il a beaucoup de convictions. Il fait preuve de courage et de volonté » ou encore «  La vie peut être réussie avec de la volonté et de la conviction  et ce, malgré les situations difficiles vécues » nous confiaient- ils.

La carte interactice de la campagne "Mon Héros"

La carte interactive de la campagne « Mon Héros« 

Ce ne sont pas des enfants acteurs que vous verrez sur ces vidéos. Ce sont des histoires vraies, des modèles qui dégagent une force incroyable. Vous y verrez parfois des histoires tristes mais jamais des êtres qui se laissent abattre. Vous y verrez de la patience, de la persévérance et de la ténacité, des qualités de héros et d’héroïnes.

Comme le dit cette campagne vidéos, nos héros ont de la volonté et nous pouvons les aider sur leur chemin…Mais ce n’est pas uniquement de ces  enfants là dont il s’agit.

Des « Clifford », des « Rosemaine », des « Edyl », des « Djolanda », des « Peter » et des « Rosemana »[1] il y a en a beaucoup et  il y en a partout.

Chaque enfant a le potentiel et le droit de se réaliser pleinement, de surmonter des situations difficiles et de vivre ses rêves. C’est cela que nos jeunes héros haïtiens nous apprennent aussi.

Leur courage et leur volonté associés à un accompagnement adéquat et au coup de pouce opportun pour assurer le respect de leurs droits, suffisent pour leur ouvrir la porte d’un monde meilleur.

6-enfant-pic-2-format-timounyoMonde meilleur dont  ils et elles veulent faire profiter les autres. Car vous le constaterez, l’un des points communs de nos héros et héroïnes est leur soucis d’aider  et leur volonté d’agir pour un monde meilleur que ce soit en devenant infirmière ou docteur, en plantant des arbres ou en apportant leurs idées pour améliorer les conditions de vie dans le pays et dans notre société.

Certains disent que ces enfants sont des héros. Nous en sommes convaincus ! Mais vous, qu’en pensez-vous ?Laissez- nous un commentaire sur notre blog, notre page Facebook ou notre compte Twitter.

Cette semaine, rencontrez Rosemaine de Bainet, une championne en assainissement de l’eau qui a aidé son frère à vaincre le choléra.

 

 

 

[1] Les noms des 6 héros et héroïnes de notre campagne vidéo « Mon héros ».

Renforcer la promotion de l’allaitement maternel est le grand objectif

 

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Parler de l’allaitement maternel, c’est expliquer ces bienfaits et rappeler comment il peut sauver la vie des enfants.  C’est ensemble que nous pouvons accentuer le plaidoyer pour que les familles, même dans les lieux les plus reculés, soient sensibilisées aux bienfaits de l’allaitement maternel, dans l’objectif d’avoir des enfants en santé et joyeux.

 

2016-08-07 SMAM 2016- Moms and babies-UNICEF Haiti-Miragoane (23)Quel moment plus fort que celui de célébrer la vie ? Car c’est de quoi il s’agit en ces quelques lignes. Parler de l’allaitement maternel, c’est expliquer ces bienfaits et rappeler comment il peut sauver la vie des enfants.

La Semaine mondiale de l’allaitement maternel en 2016 fait le lien entre l’allaitement maternel et les objectifs de développement durable. Comme l’indique le thème mondial « L’allaitement maternel: une clé pour le développement durable ».

L’allaitement maternel est largement reconnu comme étant le meilleur mode d’alimentation des nourrissons.  Tant pour la santé de l’enfant que pour celle de la mère. Car le lait maternel apporte des substances qui sont en termes de nutrition parfaites pour les bébés humains, et qui les protègent des maladies.

Malgré une assez bonne connaissance des bienfaits de la nutrition, cette ressource n’est pas utilisée à son niveau optimal. En effet, selon les  dernières données « d’EMMUS V » bien que 97% des enfants aient été allaités  au sein, seulement 47% d’entre eux ont été mis au sein dans l’heure qui a suivi la naissance et, par ailleurs, pas plus de 40 % ont été allaités exclusivement pendant les six premiers mois.

2016-08-07 SMAM 2016- The Rep MV and babies-UNICEF Haiti-Miragoane (7)La promotion de l’allaitement maternel a donc été retenue comme un axe important de la stratégie de communication pour la nutrition élaborée en 2013, ce dans le souci d’augmenter la mise au sein dans l’heure qui suit la naissance et également le taux d’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie. Les efforts ont permis d’allaiter près de 500 000 enfants exclusivement au sein entre 2013 et 2016.

Les chiffres sur la nutrition de manière globale nous incitent à redoubler d’efforts : 1 enfant sur 10 de moins de 5 ans souffre d’insuffisance pondérale (11%), 1 enfant sur 5 est affecté par la malnutrition chronique (22%), 1 enfant sur 20 présente les signes de malnutrition aiguë sévère (5%).

L’allaitement maternel peut jouer un rôle considérable dans l’amélioration de ces chiffres. Et une approche intégrée pourra nous permettre d’augmenter le taux de la nutrition.

2016-08-07 SMAM 2016- Moms and babies-UNICEF Haiti-Miragoane (8)L’UNICEF supporte le gouvernement haïtien dans son effort de rendre les enfants d’Haïti beaucoup plus en santé.  Nos actions sur le terrain et aux côtés des différentes instances étatiques vont dans ce sens. Et ces actions pour l’année en cours et celle qui vienne s’appuient sur trois grands axes :

  • Renforcer la stratégie pour l’éradication de la malnutrition avec un focus sur deux départements ; Grande Anse et Sud-Est.
  • Plaidoyer pour l’augmentation du budget du gouvernement sur la nutrition, avec le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
  • Soutien à l’exploration des possibilités de financement supplémentaires (SUN, REACH, 11ème FED) pour supporter le gouvernement.

Nous voulons que l’impact de la sensibilisation sur l’allaitement maternel soit durable et qu’il soit répercuté à travers tout le pays. Et dans ce sens, le rôle de nos amis de la presse est considérable dans la vulgarisation de ces informations.

C’est ensemble que nous pouvons accentuer le plaidoyer pour que les familles, même dans les lieux les plus reculés, soient sensibilisées aux bienfaits de l’allaitement maternel, dans l’objectif d’avoir des enfants en santé et joyeux.

 

Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti